14 janvier 2020

George Lincoln Rockwell, le supposé « homme le plus haï d’Amérique »

Par Fabrice Dutilleul

Entretien avec Paul-Louis Beaujour, auteur du livre White Power ! George Lincoln Rockwell, le Führer américain (Éditions Déterna).

George Lincoln Rockwell a été le fondateur de l’American Nazi Party (ANP), le champion de la provocation et de l’exubérance assumées, le créateur et le promoteur indomptable du « White Power », le supposé « homme le plus haï d’Amérique », celui dont l’une des biographies a tout simplement été intitulée : Hate ! Tout un programme, à première vue…

Rockwell a effectivement été tout ça à la fois ! Ancien publicitaire et éditeur, il connaissait bien les ficelles de la « médiatisation », de la provocation et de l’agit-prop qu’il a pratiquées pendant plus de dix ans avec, si l’on en croit les réactions exacerbées des médias et des lobbies de l’époque (1958-1967), un succès incontestable.

Comment expliquez-vous la sulfureuse « célébrité » dont Georges Lincoln Rockwell bénéficie toujours, cinquante ans après son assassinat ?

Beaucoup de « personnalités » de la droite dite « extrême » et « suprématiste » blanche américaine des années 80/90 ont fait leurs premières armes aux côtés de l’ANP de Rockwell ou pas très éloignés de celui-ci : David Duke, William Pierce, Matt Koehl, Tom Metzger, etc. Et ces derniers ont à leur tour fortement influencé les nouvelles têtes pensantes de l’« alt-right » des années 2000. Rockwell est en quelque sorte le « grand aîné » des racialistes contemporains, le côté « national-socialiste » franchement assumé du personnage ayant été quelque peu éclipsé…

Une entente entre racistes noirs et racistes blancs aurait-elle pu se développer et peser un jour dans le débat politique américain ? 

Je préfère éviter le terme « raciste » galvaudé et abscons et parler de « pro-Blancs » ou « pro-Noirs », ou « pro-Hispaniques », etc. Il ne fut jamais vraiment question d’une « entente » entre le parti de Rockwell et les Black Muslims de Malcolm X, mais les deux groupes avaient en commun la volonté d’un « séparatisme » racial intégral et faisaient tous les deux preuve d’un antisémitisme virulent. C’est sur ces deux points, et seulement sur ces deux points, que Rockwell fut invité (par deux fois) à s’exprimer devant plus de 8 000 Noirs plutôt bienveillants, Rockwell ne pouvant évidemment pas passer à côté d’un « coup » médiatique aussi énorme ! Néanmoins, aux États-Unis, l’idée de territoires, de régions exclusivement réservées aux Blancs ou aux Noirs n’a depuis ces années-là pas été complètement abandonnée par certains.

 Rockwell en grande tenue entouré par les premières recrues de la Wuffens. On reconnaît J.V. Morgan à droite du Com­man­der avec son ceinturon de… cowboy !

Rockwell en grande tenue entouré par les premières recrues de la Wuffens. On reconnaît J.V. Morgan à droite du Com­man­der avec son ceinturon de… cowboy !

Vous écrivez que George Lincoln Rockwell clamait bien haut ce que beaucoup de ses compatriotes pensaient (et pour certains, continuent à penser) tout bas… Quoi, par exemple ?

Que le fameux « melting pot » cher aux « Libéraux » est une lubie, que la mixité raciale est un facteur de décadence et de déculturation, que le Communisme (on est en 1960/67) et le « lobby juif » ne font qu’un et souhaitent l’anéantissement de l’Amérique blanche et chrétienne, que la criminalité, les émeutes et l’amoralité sont le fait des Noirs dans la très grande majorité des cas, que les juges et les médias sont pour la plupart acquis aux lobbies, que l’Homme Blanc (le « petit » Blanc) est le seul qui n’a qu’un droit : celui de battre sa coulpe, etc.

S’il n’avait pas été assassiné, Georges Lincoln Rockwell aurait-il pu finir par réussir à s’imposer dans la société américaine ?

S’imposer politiquement en tant que « nazi », certainement pas. Les Américains sont bien trop attachés à leur concept de « démocratie ». Mais faire accepter son discours en tant que défenseur de l’Homme Blanc (White Power) et de combattant anti-mixité raciale, étant donné l’évolution des États-Unis depuis 1967 et l’affluence croissante à ses derniers meetings (3 000 en plein air à Chicago en 1966 !), et en abandonnant progressivement le swastika, Rockwell serait certainement devenu incontournable.

White Power ! George Lincoln Rockwell, le Führer américain de Paul-Louis Beaujour, Éditions Déterna, Collection « Documents pour l’Histoire », dirigée par Philippe Randa, 432 pages, 37 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

White Power ! George Lincoln Rockwell, le Führer américain de Paul-Louis Beaujour, Éditions Déterna.

White Power ! George Lincoln Rockwell, le Führer américain de Paul-Louis Beaujour, Éditions Déterna.

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