7 janvier 2017

Brèves d’Europe mi-janvier 2017

Par Patrick Parment

 

Allemagne. Voici comment l’ancien conseiller d’Helmut Kohl, Joachim Bitterlich, voit Merkel : « C’est une pragmatique. Elle est extrêmement prudente, navigue à vue, sans vision particulière. On cherche même parfois la boussole qui la guide, en dehors de valeurs fondamentales et de la défense des libertés. “Force tranquille”, voilà un slogan entièrement conforme au style d’Angela Merkel.

(…) La France est et reste un terrain difficile pour elle. Elle n’y a jamais trouvé d’interlocuteur au sommet à son goût et avec lequel elle pourrait être à son aise. Pourtant, elle est entièrement consciente de la nécessité d’une entente franco-allemande.

Ayant grandi en RDA, la Russie constitue pour elle un autre sujet de vigilance. Elle en parle la langue et comprend le caractère des Russes. Elle souhaite conserver de bonnes relations avec Moscou tout en se méfiant des réflexes de Vladimir Poutine. »

Le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, a dévoilé les grandes lignes d’une réforme qu’il souhaite en matière d’expulsion de migrants et de renforcement du renseignement intérieur pour parer aux dysfonctionnements mis en évidence par l’attentat de Berlin.

Angleterre. Le représentant du Royaume-Uni à Bruxelles, Ivan Rogers, a présenté sa démission, à quelques semaines de l’ouverture attendue des négociations sur la sortie du pays de l’UE. Sans aucune explication. Theresa May entre ainsi dans la bataille du Brexit privée de l’un de ses meilleurs généraux, vétéran du Foreign Office et patient démineur des traquenards européens.

La publication de photos de Kate Middleton seins nus, en 2012, avait ulcéré la famille royale britannique : le procès de six journalistes, patrons de presse et photographes pour atteinte à l’intimité de la vie privée, prévu mardi, a été reporté au 2 mai.

Pays-Bas. Les élections législatives de mars prochain pourraient porter au pouvoir le parti nationaliste de Geert Wilders.

Suède. L’accord conclu en octobre par la Suède avec l’Afghanistan sur le retour des réfugiés afghans déboutés (700 renvoyés jusqu’à présent) suscite une vague de protestations. Un réseau national de résistance formé d’éducateurs a vu le jour.

Les autorités suédoises ont décidé de freiner l’afflux in- cessant de tous les demandeurs d’asile. En 2016, seuls 28 939 ont atteint « la terre promise » suédoise, contre 162 877 en 2015.

Dommage collatéral : « Nous en remarquons beaucoup la nuit dans les rues et des gens nous informent en avoir vu certains faire le trottoir et partir avec des hommes âgés. C’est tragique », indique une responsable d’ONG.

Italie. Grosse consternation du chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, Alessandro Fusacchia, quand il a découvert que dans le top 10 des livres les plus populaires se tenait une autobiographie d’Adolf Hitler.

Le terroriste tunisien présumé Anis Amri s’est servi à Milan de la même arme que celle qui a tué à Berlin le chauffeur polonais du camion utilisé pour commettre l’attentat du 19 décembre, a révélé la police italienne.

Russie. Humilier Obama sans compromettre l’ami Trump. C’est l’opération de communication réalisée vendredi par Vladimir Poutine. Magnanime et sarcastique, le président russe a écarté la réponse symétrique à l’expulsion par les États-Unis de 35 diplomates russes.

Vladimir Poutine a refusé de « descendre au niveau des cuisines », rabaissant ainsi son homologue américain au rang de ménagère. Ses bras restent ouverts pour étreindre Donald Trump, que le Kremlin a très ostensiblement préféré à Hillary Clinton. Vendredi 30 décembre 2016, Trump a salué « l’intelligence » du président russe : « Bien joué sur le report » a-t-il twitté.

Roumanie. Le président roumain, Klaus Iohannis, a désigné le social-démocrate Sorin Grindeanu comme nouveau Premier ministre. Il avait refusé d’entériner la candidature de Sevil Shhaideh, issue de la petite minorité turque de Roumanie.

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