7 septembre 2016

Brèves d’Europe courant septembre 2016

Par Patrick Parment

Russie. Le président russe, Vladimir Poutine, inaugurera finalement le 19 octobre la cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité et son centre culturel sur les berges de la Seine à Paris. Les derniers bulbes de l’édifice religieux, dont l’État russe est propriétaire, viennent d’être posés.

Des athlètes champions olympiques sont allés apporter soutien et réconfort aux soldats russes installés en Syrie sur la base militaire de Hmeimim. Elena Isinbaïeva, triple championne du monde du saut à la perche, a déclaré : « Ici, tout respire le patriotisme, la fierté, la bravoure, l’exploit, si bien que cela te donne l’envie de faire quelque chose… »

Les champions, accueillis en héros à Moscou à leur retour de Rio, et gratifiés par le président Vladimir Poutine d’une voiture BMW, ont aussi planté des thuyas sur la base, un conifère réputé pour sa résistance.

Danemark. « Je veux que l’Europe soit enterrée […] et si Marine Le Pen ou Vladimir Poutine peuvent nous y aider, ça me va très bien », ainsi s’est exprimée Marie Krarup, députée et responsable du parti du peuple danois (DF, droite nationale), dans une interview au Mandag Morgen, dans laquelle elle affirme également que « l’Union européenne est sans aucun doute une plus grande menace pour le Danemark que la Russie. »

Allemagne. À treize mois des élections fédérales, Angela Merkel n’a pas annoncé si elle souhaitait se représenter. Il faut dire que son « aura » a chuté ces derniers temps, surtout depuis l’affaire des réfugiés. Wolfgang Bosbach, député depuis 1994 et figure du Bundestag, est devenu le symbole des anti-Merkel au sein de la CDU. Et il sera présent aux élections.

Il semble bien que les jeux soient plus ouverts comme l’indiquent les sondages où 50 % des électeurs sont opposés à un 4e mandat d’Angela Merkel. Prendra-t-elle le risque de mettre fin à sa carrière politique ?

Le casse-tête qui pourrait coûter cher à Angela Merkel : l’intégration sur le marché du travail de 1,3 million de demandeurs d’asile arrivés depuis 2014. Officiellement, 346 000 sont en recherche d’emploi.

Au départ, les grands patrons se sont montrés enthousiastes en raison de la pénurie de main-d’œuvre. Depuis, le réalisme a pris le dessus. « Cela dure longtemps et coûte beaucoup d’argent » d’intégrer les demandeurs d’asile sur le marché du travail, a reconnu le patron de l’Agence pour l’emploi, Frank-Jürgen Weise. Outre les barrières administratives, le niveau des migrants va vite faire déchanter les autorités allemandes.

Autriche. Il a beau être parlementaire socialiste, le ministre de la Défense d’Autriche Hans Peter Doskozil n’accepte pas le discours lénifiant sur l’accueil des réfugiés d’Angela Merkel. Sa politique d’accueil est « irresponsable », a-t-il déclaré, en l’accusant des problèmes actuels de l’Autriche avec ses propres migrants, arrivés à la faveur de la chaleureuse invitation de la chancelière allemande l’an dernier.

Finlande. Préoccupée par le regain d’activité russe dans la région et les agissements de Moscou, la Finlande, tout en défendant son statut de pays non-aligné, négocie actuellement avec les États-Unis un accord de défense qu’elle espère conclure à l’automne avant les élections américaines. Sans pour autant, affirme le ministre des Affaires étrangères, devenir membre de l’Otan.

Angleterre. Inquiétude des Anglais suite aux propos d’Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy sur la remise en cause des accords du Touquet concernant la gestion de la frontière britannique sur le territoire français. Xavier Bertrand, de son côté, plaide pour que les Britanniques se chargent de renvoyer les demandeurs d’asile refusés chez eux. Affaire à suivre.

Espagne. Sans surprise, c’est le « non » qui l’a emporté au Parlement espagnol, empêchant l’investiture de Mariano Rajoy. Le leader du Parti populaire (PP), qui est toujours président du gouvernement par intérim, n’a obtenu que 170 voix, à 6 voix des 176 nécessaires pour remporter la majorité absolue et former un nouveau gouvernement.

Si, dans un délai de deux mois, aucune solution n’est trouvée, alors, selon la Constitution, le Parlement sera dissous et les Espagnols convoqués pour une troisième élection.

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