21 mai 2019

Brèves d’Europe

Par Patrick Parment

 

Union européenne. Le bras de fer entre le Conseil de l’Europe et la Russie continue, cette dernière réclamant que le mandat de sa délégation soit pleinement rétabli. Si les Européens s’emploient à retenir Moscou par les mots, les actes ne suivent pas.

« Je souhaite que la Russie reste au sein du Conseil de l’Europe », a déclaré Emmanuel Macron, saisissant l’occasion d’une visite à l’Élysée du secrétaire général de l’organisation, le Norvégien Thorbjorn Jagland. La crise remonte à 2014 avec le rattachement de la Crimée avec la Russie. Les 18 députés russes ont été alors privés de droit de vote.

Angleterre. Les deux principaux partis politiques, les conservateurs et les travaillistes ont enregistré de très lourdes pertes aux élections locales et en Irlande du Nord. Cette défaite est considérée comme un vote sanction face au chaos du Brexit. Les gagnants sont le parti libéral-démocrate, le Green party et les indépendants.

Mme Penny Mordaunt, qui a fait vendredi 3 mai ses premiers pas en tant que ministre britannique de la Défense, est surtout connue du grand public pour ses positions eurosceptiques et sa participation à une émission de téléréalité en maillot de bain.

Des élections européennes se tiendront au Royaume-Uni le 23 mai, même si les députés britanniques adoptent d’ici là un accord de Brexit. La Première ministre, Theresa May, s’était engagée à les annuler en cas d’adoption de l’accord, Mais ce n’est pas le cas.

Danemark. Longtemps considéré comme le Las Vegas européen où l’on venait se marier rapidement et à peu de frais, il vient de perdre tout son attrait. La raison ? L’entrée en vigueur le 1er janvier d’une nouvelle loi interdisant le mariage blanc et instituant une unité gouvernementale chargée d’examiner à la loupe les demandes d’unions, mission jusqu’alors assumée par les mairies.

« Nous y avons mis un frein avec cette entité spécialisée dans la détection des mariages de convenance et les faux documents en coopération avec les polices danoise et allemande», explique la ministre des Affaires sociales, Mai Mercado. Le Danemark ne doit pas être une porte dérobée d’entrée dans l’Union européenne pour les réseaux criminels qui exploitent cyniquement les immigrés illégaux.

Espagne. Le maire de Madrid, dame Manuela Carmena, candidate à sa réélection le 26 mai prochain, n’aura pas accès à la télévision. En s’alliant avec une branche dissidente de Podemos, le tribunal électoral considère qu’elle a créé un nouveau parti et qu’elle ne peut donc participer aux débats télévisés.

La Cour suprême espagnole a estimé que l’ancien président indépendantiste de Catalogne Carles Puigdemont, qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt en Espagne, avait le droit de se présenter aux élections européennes du 26 mai, contredisant la commission électorale qui avait rejeté le 29 avril son inscription comme tête de la liste « Lliures per Europa ».

Hongrie. Depuis 2010 (année de l’arrivée au Pouvoir du Fidesz), ce pays a connu une augmentation des mariages de 43 %, une baisse des divorces de 22,5 % et une diminution des avortements de 33 %, avec un taux de fécondité qui est au plus haut depuis vingt ans.

Aujourd’hui, la Hongrie consacre 4,8 % de son PIB aux politiques familiales. Depuis 2010, le pays a multiplié les mesures en faveur des familles comme la réduction de l’impôt sur le revenu en fonction du nombre d’enfants, la réduction des prix du gaz et de l’électricité et de nombreuses aides.

Italie. La RAI a rendu un hommage, le 28 avril dernier, à la mort de Benito Mussolini en 1945. Diffusé sur une antenne régionale de la télévision publique, on y voyait durant environ deux minutes une cérémonie de nostalgiques à Predappio, le village natal du Duce, présentée comme une sorte de rendez-vous champêtre.

Une ancienne auxiliaire de la République sociale de Salò, âgée de 92 ans, y faisait part de sa tristesse et assurait qu’à l’époque « tout fonctionnait et on avait beaucoup d’espoirs ». Une petite-fille du dictateur se réjouissait de « l’affection » démontrée pour l’occasion, tandis que des jeunes en chemise noire, drapeaux italiens dans la main gauche, bras droit tendu, rendaient hommage au « camerata Mussolini » et revendiquaient le retour du fascisme.

Une polémique a explosé en Italie autour du Salon international du livre de Turin, le principal événement littéraire de la péninsule et deuxième festival européen dans le domaine de l’édition après la Buchmesse de Francfort. La raison ? La participation de la maison d’édition Altaforte, proche de CasaPound dont le dirigeant, Francesco Polacchi, revendique ouvertement son fascisme.

Sa maison d’édition vient de publier un livre-entretien, intitulé Je suis Matteo Salvini, avec le patron de la Ligue. C’est cet ouvrage qui a déclenché la polémique. De son côté Simone Di Stefano, le leader de Casa Pound a donné un 9 comme note à Salvini en tant que ministre de l’Intérieur.

Norvège. La nouvelle ministre norvégienne de la Santé, Sylvi Listhaug, a déclaré avoir l’intention de ne pas être la « police des mœurs », en laissant ses compatriotes se livrer à leurs mauvaises habitudes. Les Norvégiens doivent avoir la possibilité de s’adonner à l’alcool, aux cigarettes et à la viande rouge autant qu’ils le veulent. Enfin un peu de bon sens dans ce monde qui veut tout aseptiser.

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