27 juin 2018

Brèves d’Europe

Par Patrick Parment

Union européenne. Elle risque de se fracasser sur le dossier de l’immigration. Si l’Italie continue à repousser les bateaux des ONG chargés de migrants, ses voisins ne tarderont pas à s’invectiver, à se barricader et le principe de libre circulation associé aux accords de Schengen, déjà malmené, sera définitivement abandonné. Et le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, s’est rapproché de ses homologues autrichien et allemand, dans un « axe » aux visées très politiques.

Les Premiers ministres du groupe de Visegrad (Hongrie, République tchèque, Slovaquie, Pologne) réunis à Budapest cette semaine ont exclu de participer à un mini-sommet européen sur l’immigration qui devrait se tenir à Bruxelles.

Allemagne. L’avenir politique de Mme Angela Merkel semble en jeu après l’entrée en rébellion de la CSU sur la politique migratoire. En cause, la décision de la chancelière de bloquer un vaste projet de refonte de la politique d’asile présenté par son ministre de l’Intérieur. M. Seehofer veut renvoyer les migrants arrivant en Allemagne s’ils ont été enregistrés par un autre pays dans la base de données de l’UE.

La chancelière qui a accueilli plus d’un million de migrants en 2015-2016, refuse le refoulement aux frontières au nom du droit et des principes de solidarité européens qu’elle défend. Si la question n’est pas réglée avant le prochain sommet européen des 28 et 29 juin, la coalition au Pouvoir depuis seulement trois mois pourrait voler en éclats, ce qui conduirait à de nouvelles élections.

Et comme si cela ne suffisait pas, Donald Trump a dégainé son arme favorite, Twitter, pour s’immiscer dans la crise politique allemande : « Le peuple allemand est en train de se retourner contre ses dirigeants alors que l’immigration secoue la coalition déjà fragile de Berlin. La criminalité en Allemagne est très en hausse. Grosse erreur dans toute l’Europe que de laisser entrer des millions de personnes qui ont si fortement et violemment changé leur culture ! ».

Espagne. Une première : le beau-frère du roi Felipe VI, Iñaki Urdangarin, a été incarcéré lundi 18 juin, à 8 heures, dans l’établissement pénitentiaire d’Avila, en Castille-et-Leon. Il aurait détourné, par l’intermédiaire de l’institut à but non lucratif Noos qu’il présidait, plusieurs millions d’euros entre 2004 et 2007. En théorie, il devrait purger une peine de cinq ans et dix mois.

Instaurant un cordon sanitaire autour de lui, le roi a réduit la liste des membres appartenant à la « famille royale » : ses parents, sa femme, ses deux filles. Et il a banni sa sœur des événements officiels et retiré son titre de duchesse de Palma.

Le gouvernement socialiste s’en prend à Franco. Pedro Sanchez a confirmé son intention de déloger le dictateur dont la dépouille devrait être évacuée de la Valle de los Caïdos.

Mariano Rajoy qui a abandonné son siège de député et de président du Parti populaire est redevenu simple fonctionnaire au bureau des hypothèques de Santa Pola, une station balnéaire de la province d’Alicante. Ce retour à la base est sans doute un moyen pour lui de répondre à ceux qui l’accusent d’avoir couvert les nombreuses affaires de corruption de son parti.

Italie. Matteo Salvini a confirmé que plus aucun navire d’ONG humanitaire ne serait autorisé à entrer dans un port italien. Il s’en est pris nommément à deux unités d’une ONG allemande, le Lifeline et le Seefuchs, « qui stationnent au large de la Libye en attendant d’embarquer leur cargaison d’êtres humains abandonnés en pleine mer par les trafiquants : qu’ils cherchent d’autres ports qui ne soient pas italiens. »

Au prochain Conseil européen, les 28 et 29 juin, Enzo Moavero, ministres des Affaires étrangères, va proposer « la création en Afrique de centres d’assistance, d’information et de protection, le long des routes de migration. »

Ces centres, a-t-il indiqué, devront être surmontés du drapeau de l’Union européenne et être gérés par du personnel de tous les États membres de l’Union « pour garantir une coresponsabilité de tous les pays ».

Matteo Salvini crée la zizanie dans l’entente gouvernementale en voulant recenser les Roms : « Je veux savoir qui ils sont, combien ils sont, où ils se trouvent. Pour ceux qui sont en situation irrégulière, ce sera l’expulsion. Les Roms italiens, malheureusement, nous devrons les conserver chez nous ». Ils seraient entre 120 000 et 180 000 dans le pays.

Rome a annoncé qu’elle ne ratifierait pas l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (CETA). Pour le ministre de l’Agriculture, Gian Marco Centinaio (Ligue) des appellations d’origine contrôlée sont menacées par le texte.

Hongrie. « Il est impossible d’installer un peuple étranger en Hongrie », tel est l’amendement constitutionnel soumis au Parlement. Et les députés ont également voté un ensemble de lois intitulées « Stop Soros » du nom du milliardaire américano-hongrois pro-migrants et interdisant toute activité des ONG qu’il subventionne dans le pays.

Pays-Bas. Les Pays-Bas ont annoncé vendredi leur retrait de la mission de maintien de la paix de l’ONU au Mali (Minusma), à laquelle ils participent depuis 2014, pour intensifier leur contribution en Afghanistan.

République tchèque. Le Parti social-démocrate tchèque (CSSD) va s’associer au mouvement populiste ANO du milliardaire ex-communiste Andrej Babis au sein d’une coalition gouvernementale soutenue au Parlement par les communistes.

Russie. Le Premier ministre, Dmitri Medvedev, a annoncé la mise en œuvre d’une réforme contenue dans un projet de loi qui aboutira « à partir de 2019, étape par étape, à atteindre un âge de départ à la retraite à 65 ans pour les hommes en 2028, et 63 ans pour les femmes en 2034 ». L’espérance de vie ayant crû aussi en Russie a rendu la mesure nécessaire rejoignant ainsi ses homologues européens.

Suède. Le Sverigedemokraterna, SD – les Démocrates de Suède, parti nationaliste – est parvenue à imposer sa description de la réalité : un pays en déliquescence, rongé par la violence et les problèmes d’intégration. Même les sociaux-démocrates, à la tête du gouvernement depuis 2014, dépeignent sombrement la Suède plutôt que de mettre en avant leurs propres réalisations. Le SD plane à plus de 18 % dans les sondages.

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