6 juin 2018

Brèves d’Europe

Par Patrick Parment

Union européenne. Selon la Cour des comptes européenne, le déplacement du Parlement de Bruxelles à Strasbourg une fois par mois coûte la modique somme de 114 millions €. Une majorité de députés, du nord et de l’est de l’Europe plaident pour un seul et même lieu : Bruxelles. Mais un siège unique reviendrait à changer les traités.

Cour des comptes européenne.

Cour des comptes européenne.

Forum annuel de l’OCDE. États-Unis et Europe. Nombreux sujets de discorde avec les menaces de droits de douane sur les produits importés aux États-Unis. L’Europe impuissante face aux États-Unis. Impuissante et énervée par son impuissance.

Allemagne. Berlin a été le théâtre d’un face-à-face tendu entre des manifestants de l’AfD (droite nationale) et des manifestants d’extrême gauche. Tout cela sous le regard de 2000 policiers.

Au motif que la croix « n’est pas un signe d’exclusion des autres » (Süddeutsche Zeitung, 29 avril), le cardinal Reinhard Marx, président de la Conférence épiscopale allemande, s’oppose à la décision du Land de Bavière d’accrocher un crucifix à l’entrée de tous les bâtiments publics à partir du 1er juin prochain.

En revanche, ce dernier s’est montré nettement plus enthousiaste pour le bicentenaire de son lointain homonyme : « Sans Karl Marx, il n’y aurait pas eu de doctrine sociale de l’Église ». Allez comprendre !

Nouveau scandale en Allemagne où l’antenne régionale de Brême de l’Office fédéral des migrations et des réfugiés (BAMF) aurait accordé l’asile de façon indue à plus de 1 200 personnes entre 2013 et 2016. Et une nouvelle mauvaise passe pour Angela Merkel.

Belgique. En pleine campagne électorale pour le mayorat d’Anvers, la communauté hassidique (juifs fondamentalistes) a obtenu un accord avec les firmes publicitaires et la municipalité (N-VA, régionalistes flamands) afin que soit bannie la réclame pour la lingerie dans le quartier des diamantaires.

À Liège, un homme a tué trois personnes dont deux policiers mardi matin 29 mai aux cris, selon la police de « Allah Akbar » avant de finir ses jours sous les balles du peloton anti-banditisme. Il se nommait Benjamin Herman, 32 ans, originaire de Rochefort, une commune wallonne. Son casier judiciaire était chargé.

Espagne. Le Parti Populaire du Premier ministre Mariano Rajoy a été condamné pour avoir bénéficié d’un « financement illégal », à l’issue d’un procès géant pour corruption, qui a infligé un total de 351 ans de prison aux prévenus, parmi lesquels d’anciens responsables du Parti Populaire (PP). Dont l’ancien trésorier du parti Luis Barcenas, puni de 33 ans de prison.

Dans cette affaire baptisée « Gurtel » par la police (« courroie » en allemand, jeu de mots sur le nom du principal prévenu Francisco Correa), la justice a disséqué tout un système de versement de pots-de-vin à des élus et des responsables du PP en échange de juteux contrats publics entre 1999 et 2005 dans différentes régions.

Résultat des courses, Mariano Rajoy est renversé et remplacé par le socialiste Pedro Sanchez. Un chapitre de l’histoire politique espagnole s’est donc refermé vendredi 1er juin à Madrid. Au pouvoir depuis décembre 2011, M. Rajoy, 63 ans, avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, dont il est sorti au prix d’une sévère cure d’austérité à la tentative de sécession de la Catalogne.

Le leader de la gauche radicale, Pablo Iglesias, et sa concubine pourront loger sans remords dans la piscine de leur villa cossue à 600 000 €. À la question « Veux-tu que Pablo Iglesias et Irene Montero [sa compagne, porte-parole du parti] continuent à la tête de Podemos ? », 68 % des adhérents consultés entre mardi 22 et dimanche 27 mai ont répondu « oui ». Podemos est actuellement quatrième dans les sondages, loin derrière le parti libéral Ciudadano.

Irlande. Trois ans après la légalisation du mariage gay, l’Irlande vit une nouvelle révolution des mœurs. Le droit à l’avortement a été plébiscité par un « oui » massif avec 66,4 % de suffrages contre 33,6 % de non. Victoire avez-vous dit ?

Italie. Le M5S et la Ligue ont conclu un accord sur la formation d’un gouvernement de coalition. Ils se sont entendus sur la nomination de Giovanni Tria, 69 ans, au poste de ministre de l’Économie, à la place de Paolo Savona, un europhobe qui avait provoqué le refus du président italien. Le président du Conseil sera le juriste Giuseppe Conte, 53 ans, comme initialement prévu. Les conditions semblent réunies pour un gouvernement politique.

Le très anti-allemand Paolo Savonna est aux affaires européennes ; aux Affaires étrangères, Enzo Moavero Milanesi, un ex des affaires européennes ; Matteo Salvini (leader de la Ligue) ministre de l’Intérieur ; Liugi di Maio (leader du M5S) prend le développement économique, le travail et la protection sociale.

Belle gaffe du commissaire européen (allemand) au budget, Günther Oettinger, qui, interrogé par la radio publique Deutsche Welle, a déclaré, « les marchés vont apprendre aux Italiens à bien voter ». « Même pas peur » ont rétorqué les deux leaders de la Ligue, Matteo Salvini et du M5S, Liugi Di Maio.

Laura Agea, la chef de file des quatorze élus M5S au Parlement européen, a carrément réclamé la tête de M. Oettinger : « Ce n’est certainement pas à un commissaire allemand ni aux spéculateurs financiers de dire aux Italiens comment voter ».

Kosovo. Les ministres des Affaires étrangères de l’UE devraient décider de revoir drastiquement la présence de la mission au Kosovo chargée de veiller à l’état de droit. Créée il y a dix ans, elle va perdre un quart de son effectif et abandonner son rôle exécutif. Les juges et policiers européens qui assistaient les officiels kosovars sont aussi sur le départ.

Russie. « Malgré les turbulences, la Russie est un partenaire fiable et reste ouverte pour nos partenaires français. On espère que les entreprises s’y développeront et y feront des bénéfices », a lancé Vladimir Poutine, d’une humeur joviale, à l’occasion d’une table ronde consacrée au dialogue d’affaires franco-russe au forum de Saint-Pétersbourg.

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