24 novembre 2016

L’Autriche gagnerait à rejoindre le groupe de Visegrad

Par Euro Libertes

Entretien avec Norbert Hofer, candidat à l’élection présidentielle en Autriche : « Je crois que ce serait un avantage pour notre pays de rejoindre le groupe de Visegrad », par Ferenc Almássy.

Ferenc Almássy a réalisé un entretien par e-mail avec Norbert Hofer pour le Visegrád Post. Norbert Hofer est le candidat du FPÖ, parti national-libéral, et il se présente à la présidence de l’Autriche le 4 décembre. Son adversaire, Alexander Van der Bellen, est un radical indépendant d’extrême gauche, ancien chef des Verts, et soutenu par la gauche. Norbert Hofer et le FPÖ sont souvent présentés dans les médias occidentaux comme étant d’extrême droite, bien que leurs positions soient simplement conservatrices et économiquement libérales.


Ferenc Almássy : Monsieur Hofer, vous êtes le candidat actuel du parti libéral national de droite – on pourrait dire populiste – FPÖ pour la présidence de la République autrichienne. Tout d’abord, expliquez-nous comment l’Autriche, qui a une réputation mondiale de sérieux et de fiabilité, est-elle capable de faire face à une élection si désordonnée ? De plus, la présidence en Autriche est moins importante que dans des pays comme la France, les Etats-Unis ou la Russie. Quels changements votre victoire pourrait-elle apporter ?

Norbert Hofer : Je crois qu’il y a toujours des irrégularités dans d’autres pays aussi, à cet égard, l’Autriche n’est pas plus ou moins chaotique que les autres pays. Au contraire, je pense que l’abrogation de l’élection et sa répétition ont prouvé que le système juridique autrichien fonctionne. Bien sûr, le report de la date des élections d’octobre à décembre a donné l’impression d’un grand trouble, mais j’ai déjà dit qu’à mon avis, la décision du gouvernement fédéral était correcte, car des cartes électorales mal conçues auraient pu empêcher au final un résultat d’élection valide. Je suis certain que l’élection sera honnête et bien conduite cette fois et que chaque vote sera compté.

FA : Il y a un an, lorsque la Hongrie a érigé sa clôture sur la frontière sud afin d’arrêter l’afflux massif de migrants clandestins, le gouvernement autrichien a critiqué durement Viktor Orbán. Le gouvernement autrichien a changé au mois de mai cette année et, bien qu’il soit encore un gouvernement de centre-gauche, il a commencé à utiliser une rhétorique populiste et à lutter contre l’immigration clandestine. Pensez-vous qu’il est sincère, ou qu’il s’agit juste d’un coup politique pour mettre des bâtons dans les roues du FPÖ ? Et pensez-vous que cela pourrait affecter les élections, reportées à deux reprises, qui devraient se tenir le 4 décembre ?

Norbert Hofer : La restructuration du gouvernement est devenue nécessaire du côté des sociaux-démocrates étant donné que leur ancien chancelier fédéral Werner Faymann a démissionné. Certains ministres ont également été nommés par le SPÖ. Certains ministres, tant du SPÖ que de l’ÖVP, tentent de faire une politique raisonnable, mais il semble qu’ils ne soient pas encore en mesure d’agir de manière appropriée contre la majorité du gouvernement fédéral autrichien.

Pour lire la suite de cet entretien paru sur le VPost, cliquez ici.

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