5 juin 2019

Arkema, Bayer et compagnie

Par Euro Libertes

par Christophe Poitou (auteur du Syllogisme économique, éditions Dualpha)

On apprend dans Le Figaro économie du 17 mai 2019 que le chimiste français Arkema a racheté l’américain ArrMaz, chimiste de spécialité présent dans les tensio-actifs et les phosphates pour l’agriculture, les mines ou l’extraction de pétrole de schiste, produits dangereux pour l’environnement ou la santé à des degrés divers.

Auparavant, on avait également appris la condamnation de la firme Monsanto devant un tribunal américain d’Oakland en Californie à 2 milliards de dommages et intérêts à verser à des plaignants victimes de ses produits controversés.

C’est l’Allemand Bayer qui est susceptible de payer si le jugement est confirmé car il a racheté Monsanto. Le tribunal d’Oakland ne découvre que maintenant que le Roundup est toxique, alors que les gens portent plainte depuis bien plus longtemps ? Juste après le rachat par Bayer, comme c’est bizarre !…

Roundup

D’où une question évidente : les dirigeants d’Arkema n’ont-ils pas peur que le même genre de mésaventure leur arrive ? Des procès très coûteux.

Peut-être n’y aura-t-il rien cette fois, les phosphates et les tensio actifs étant moins terribles que le mix diabolique pesticide/OGM (quoiqu’à bien y regarder, les phosphates et les tensio-actifs posent aussi de sérieux problèmes).

Mais il y a de quoi pourtant se méfier…

Quand Bayer a racheté Monsanto, il y avait certainement une petite armée d’avocats pour s’assurer d’avance que l’acheteur ne ferait pas face ultérieurement à des amendes trop lourdes. Pourtant, cela s’est produit quand même. Et 13 400 autres plaignants font aujourd’hui la queue au tribunal.

13 400 fois 2 milliards = 26,8 trillions. C’est à peu près 10 fois le PIB de la France. Autrement dit, le « deepstate » US tient Bayer à sa merci ou presque car aucune entreprise privée au monde ne peut payer même le dixième d’une telle somme.

Le cours de Bourse de Bayer a également chuté. Les mondialistes néoconservateurs américains n’ont, on le devine, aucune sympathie particulière pour une entreprise, qui, à ce qu’on nous dit, a collaboré à la diffusion du Zyklon B.

Comment Bayer a-t-il pu être aussi naïf ? On en vient à se demander si les cabinets d’avocats internationaux avec plaque dorée sur pierre de taille haussmannienne ne sont pas des espèces de nids d’espions ou de vautours jouant double jeu, chargés de faire appliquer la terreur de l’extraterritorialité juridique américaine.

On pense ici aussi aux brutaux régisseurs des impôts dans l’Ukraine d’une autre époque dont parlait Roland Hureaux il y quelque temps…

Les avocats qui ont conseillé Bayer pour l’accord de l’achat de Monsanto étaient-ils corrompus ? On a le droit de se poser la question en tout cas…

Avec les mondialistes « américains », même un accord qui a l’air solide ne l’est pas. Ils n’hésitent pas à renier leurs promesses – voir la suspension de l’accord nucléaire avec l’Iran sous la pression des néoconservateurs… voir aussi le mauvais coût fait à Alsthom.

On ne peut leur faire confiance, « accord béton » ou pas. Et Deutsche Bank flouée par Lehman avant sa chute ! Et tout récemment à nouveau des problèmes avec General Electric ! La liste est longue.

Ils ne peuvent pas non plus respecter leur engagement de rembourser leur dette publique aux créanciers internationaux. Elle est trop grosse. À ce propos, d’ailleurs, attention à la dangereuse illusion d’optique consistant à croire que parce que les USA sont endettés, ils ne peuvent racheter les autres. Ce devrait être le cas, mais, malheureusement, les deux sont tout à fait possibles en même temps. Ce sont des entreprises privées américaines qui accroissent leur pouvoir dans le monde. Elles ne sont pas endettées et se moquent bien de la dette publique américaine.

C’est même pire, non seulement l’augmentation de la dette publique et des créances privées est possible simultanément, mais c’est même la première qui permet les secondes.

La politique monétaire (endettement public) créé des liquidités qui atterrissent dans les caisses d’agents économiques privés, lesquels rachètent des actifs, à commencer par les leurs, mais aussi ceux des adversaires…

On pourrait au moins faire la même chose pour se protéger de ces vautours. Le Japon, sous prétexte de lutter contre l’inflation, le fait bien… Ils rachètent leurs propres actifs, comme ça les adversaires ne peuvent le faire. Il n’y en a plus à vendre, ou alors ils sont trop chers ! Mais l’Europe est nigaude et ne le fait pas vraiment. La BCE devrait racheter les entreprises en difficulté comme Alsthom pour barrer la route aux Américains, au lieu de constater naïvement les dégâts quand c’est trop tard.

Ah oui ! Mais on oubliait… Le deepstate US ne serait pas content et il fait chanter l’Allemagne en menaçant de taxer les Mercedes aux USA. Pourtant, outre le fait de recouvrer son honneur, même d’un point de vue bassement commercial, l’Allemagne finirait peut-être par s’y retrouver plus en bravant ces sanctions, mais en contrepartie en commerçant plus librement avec l’Iran et la Russie. Être humble avec François d’Assise, d’accord, mais s’aplatir ou se fustiger sans cesse de manière masochiste comme les flagellants du Moyen Âge, non vraiment ! Cela ne mène à rien de bon !

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