26 septembre 2020

La Tombe du Pêcheur par John O’Neill

Par Franck Abed

John O’Neill, juriste de profession et auteur à succès, a passé sa vie à parcourir le monde tout en s’intéressant à l’histoire chrétienne. Cet ouvrage intitulé La Tombe du Pêcheur (Artège éditions) retrace l’extraordinaire enquête sur la découverte archéologique du tombeau de Saint Pierre.

Dans son avant-propos fort instructif, l’auteur écrit : « Les anciennes communautés chrétiennes du Moyen-Orient font actuellement l’objet de massacres et de persécutions, leurs oppresseurs n’ hésitant pas à réemployer les vieilles méthodes déshumanisantes que sont la crucifixion, le feu et le viol à l’image de ceux qui persécutaient les chrétiens dans l’ancien Empire romain ».

Cette précision salutaire nous invite à ne jamais oublier que de nos jours, des chrétiens sont encore martyrisés dans le monde en raison de leur amour pour le Christ. O’Neill ajoute même que « ces chrétiens sont les véritables frères et sœurs de foi des courageux chrétiens décrits dans le livre. Inspiré par George Strake, j’ai décidé de verser l’intégralité des recettes de ce livre à leur cause ».

George Strake, qui a déjà entendu ou lu ce nom ? Peu de personnes à notre avis, alors qu’il fut l’un des pionniers de l’industrie pétrolière aux États-Unis. Il a grandement contribué par ses dons aux recherches archéologiques pour la découverte du tombeau de Pierre. Il avait simplement demandé aux autorités vaticanes, comme condition de son acceptation pour devenir l’un des mécènes, qu’elles ne citent jamais son nom parmi les donateurs. Cette réelle anecdote indique clairement le tempérament de cet homme, entrepreneur à succès. Dans son introduction, O’Neill nous narre comment il prit connaissance de l’histoire personnelle de Strake et de l’investissement financier qu’il accorda à l’Église Catholique romaine.

Pierre, de son vrai nom Simon Bar-Jona, fut un disciple de Jésus-Christ et surtout le premier Pape de l’Histoire. La tradition catholique en fait le Prince des Apôtres et le premier évêque de Rome. Il y meurt dans les années 60 de notre ère. Par la suite, aucune autre cité antique ne revendique le titre de ville où mourut Pierre. O’Neill écrit que « le Pape Pie XII (qui avait grandi à Rome) était passionné depuis sa tendre enfance par les récits des premiers martyrs romains ; il nourrissait également un intérêt profond pour l’archéologie ».

Au début du XXe siècle, des recherches avaient été menées mais elles se révélèrent toutes infructueuses. Les personnes pensant que Pie XII accepterait de relancer des fouilles se comptaient sur les doigts d’une main : « Contre toute attente, Pie XII semblait résolu à traverser pratiquement deux mille ans pour retrouver Pierre. Pie XII, contrairement à certains de ses prédécesseurs, voyait en la science, et en particulier l’archéologie, un allié et non un ennemi du christianisme ». En conséquence de ce postulat papal, nous lisons logiquement : « Avec l’influence grandissante dans le monde occidental des travaux d’hommes tels que Charles Darwin, Sigmund Freud et Karl Marx, le Pape avait saisi qu’il était primordial de mettre la science moderne au service des croyances religieuses ». Il avait totalement raison…

Pour bien intégrer le contexte, il convient également de rappeler « que de nombreux laïcs affirmaient que l’apôtre Pierre n’était jamais venu à Rome. Même Martin Luther avait émis des doutes à ce sujet lorsqu’il avait déclaré : On ignore où se trouvent dans la cité de Rome les corps de Saint Pierre et Saint Paul, ou même s’ils y reposent ».

Pie XII savait que « la découverte des ossements du premier Pape sous la basilique Saint Pierre constituerait une démonstration tangible de la puissante concordance qui pouvait exister entre la foi et la science ». L’auteur poursuit sobrement : « Pie XII avait compris que la science et la vérité allaient de pair » selon l’adage connu « un peu de science éloigne de Dieu, beaucoup de science y ramène ».

Cependant, comme O’Neill l’explique avec raison, « la Grande Dépression et l’occupation nazie en Europe avaient mis l’Église en difficulté, et c’est de l’autre côté de l’océan que le Pape dut chercher le financement qui lui permettrait de mener son projet à bien. Avec son immense fortune et sa générosité sans pareille envers l’Église, le magnat du pétrole texan George Strake incarnait l’homme qui pouvait rendre possible le rêve de Pie XII de retrouver Pierre ». De fait, l’auteur estime « que l’une des plus grandes aventures du vingtième siècle démarra dans les obscurs sous-sols du Vatican et que les fouilles furent menées dans le secret le plus total ».

Ce passionnant ouvrage se lit comme une enquête policière. Toutefois, il ne verse jamais dans l’ésotérisme et le complotisme délirants de certains opus traitant du même sujet. Chaque lecteur réalisera pour quelles raisons légitimes le Pape entendait que ces travaux archéologiques fussent réalisés à l’abri des regards. Nous découvrons aussi l’évolution des recherches, les doutes, les joies, les échecs et les succès. Les jalousies, les conflits, les rivalités bassement humaines, même au pays des Papes, exacerbent les tensions et créent des inimitiés entre les différents protagonistes de cette croisade culturelle. Cette remarquable aventure des temps modernes nous plonge littéralement au cœur de la cité éternelle. Il y a de la tension, des rebondissements, des pistes à suivre, d’autres à abandonner. Le récit se montre haletant et véritablement enthousiasmant.

Grâce à cette lecture, nous réalisons un véritable voyage dans le temps pour notre plus grand plaisir. Cette quête ultime mêle foi et raison, courage et désespoir, humilité et vanité. Quoi qu’il en soit, tôt ou tard, la vérité finit toujours par triompher…

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