Territoires non-cédés ? Vraiment ?
(article écrit sans recours à l’Intelligence artificielle)
En Amérique du Nord depuis un certain nombre d’années, il y a un discours insidieux qui se répand de plus en plus. C’est celui qui proclame que les terres habitées majoritairement depuis au moins 400 ans par des populations d’origines européennes seraient en fait des « territoires non-cédés ». Les seuls occupants légitimes seraient les Premières Nations, c’est-à-dire les nations autochtones et aborigènes qui vivaient d’une manière dispersée en Amérique du Nord avant l’arrivée des Européens. C’est un discours typiquement ancré dans le wokisme ambiant.
On cherche à présenter la colonisation européenne, notamment française dans le cas du Québec et d’une bonne partie du Nouveau-Brunswick (les Acadiens), comme une entreprise « impérialiste » et spoliatrice. C’est une volonté de réécrire l’histoire dans le but d’effacer le gigantesque apport européen sur ce continent. Nos ancêtres ne seraient que des voleurs et des profiteurs selon cette vision victimaire et complètement erronés. En réalité ils furent de grands bâtisseurs, il suffit d’analyser objectivement l’histoire de la Nouvelle-France pour s’en rendre compte. Jacques Cartier, Samuel de Champlain, Paul de Chomedey de Maisonneuve, Jeanne Mance, Sainte Marguerite Bourgeoys, pour ne mentionner que ces personnalités éminentes, nous ont laissé un legs considérable.
Cette vision biaisée et unilatérale de notre histoire (les méchants Blancs contre les bons Amérindiens ou autochtones) occulte complètement les conflits qui existaient entre les différentes nations autochtones. Par exemple les Iroquois alliés aux Britanniques s’affrontaient aux Hurons et Algonquins alliés aux Français. Les premiers se montrèrent particulièrement impitoyables envers leurs adversaires qui furent secourus par les Français. Le martyr des 6 pères Jésuites entre 1646 et 1649 ainsi que de deux laïcs « donnés », qui leur étaient étroitement associés dans leur œuvre missionnaire, est complètement passé sous silence par les zélateurs intraitables de la rhétorique des « territoires non-cédés ». La vie de ces catholiques ardents n’a évidemment aucune importance pour ces gauchistes.
Les anarchistes sont très actifs dans cette mouvance woke, après tout ils sont souvent les premiers à rejeter le combat national du peuple québécois, sous prétexte que c’est du colonialisme. Leur slogan phare est « Ni Québec, ni Canada, ni patrie, ni État ». Une négation complète de toute forme d’identité et d’appartenance nationales, sauf pour les Premières Nations mises sur un piédestal. Ils prétendent que la ville de Montréal, la plus grande ville du Québec, appartient en fait aux Mohawks, descendants des Iroquois. Elle est rebaptisée Tiohtià:ke, un nom issu de la langue mohawk qui signifie « là où les courants se rencontrent ». Des recherches historiques menées notamment par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, une organisation nationaliste qui penche toutefois à gauche, contestent cette affirmation qui relève du mythe. Bien entendu les indécrottables antifascistes se sont joints à la chorale bruyante des « territoires non cédés » et accusent de « fascisme » tous ceux qui remettent en cause ce dogme sacro-saint. Lors de cérémonies officielles à Montréal organisées par la gauche woke, il est de bon ton de souligner que cette ville est soi-disant un « territoire non-cédé » !
Les nationalistes québécois, toutes tendances idéologiques confondues, doivent faire preuve d’intransigeance dans le rejet de cette fumisterie. Ils devraient même s’allier aux autres courants nationalistes au Canada et aux États-Unis qui mènent un combat similaire et qui font face aux mêmes mensonges systématiques sur les supposés méfaits de l’homme blanc européen.
Quant aux nations autochtones et aborigènes, il ne s’agit pas de les mépriser ou de les traiter en adversaires d’une manière généralisée. Elles sont bien souvent manipulées par des militants d’extrême-gauche qui se servent des Premières Nations pour assouvir leur but de subversion de la société. Nous devons dialoguer dans la mesure du possible avec les autochtones, tout en étant fermes et intraitables sur la légitimité de notre présence en sol nord-américain. Il n’y a pas de compromis possible sur ce sujet. Il faut en finir avec ce masochisme national qui agit comme un cancer sur notre conscience nationale.
L’Église catholique n’est pas épargnée non plus. Des cas d’abus sexuels qui se seraient produits dans des pensionnats destinés aux enfants autochtones au cours du XXe siècle sont montés en épingle. On accuse l’Église d’avoir martyrisé ces enfants et d’avoir montré un total irrespect de leur culture. Les abus sexuels sont un crime inexcusable qui doit être dénoncé, mais le fait d’avoir éduqué ces jeunes dans la foi catholique est au contraire un bienfait. La réécriture woke de notre histoire glorieuse doit cesser immédiatement.
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