5 septembre 2026

Les fascistomorphes sont parmi nous

Par Richard Dessens

(article écrit sans recours à l’Intelligence artificielle)

« Je suis un écrivain fasciste » écrivait Maurice Bardèche en introduction de l’un de ses livres, de manière primaire et totalement surannée. Les fascistes et leurs idéologies ont disparu depuis 1945. On s’en croyait donc débarrassé à jamais, comme du communisme depuis 1991. C’était faire une grossière erreur car le fascisme a connu d’innombrables mutations et évolutions de plus en plus souterraines. Qu’on en juge par le vocabulaire politique d’une richesse insoupçonnée: nous avons des proto-fascistes, précurseurs aujourd’hui disparus du véritable fascisme mussolinien ; des crypto-fascistes, sorte de fascistes honteux qui se cachent ; des néo-fascistes, espèce en voie de disparition qui sont des fascistes mais modernisés ; des fascistoïdes, qui comme leur nom l’indique ressemblent à des fascistes sans en être vraiment ; enfin des fascistomorphes, beaucoup plus pernicieux car, comme des envahisseurs d’un monde étrange, ont pris la forme du fascisme sans que ce soit du fascisme repérable ; sorte de tentaculaire Cinquième colonne démoniaque. Pour finir on a créé un terme générique : la fachosphère, qui regroupe tout ce qui touche de près ou de loin dans les idées le moindre relent de fascisme réel ou supposé. La boucle est bouclée ; ceinture et bretelles.

On peut ainsi classer dans l’une, ou plusieurs, de ces nombreuses catégories aux nuances subtiles, la plupart des ergoteurs ou discurseurs sur les valeurs de la République, de la démocratie, sur les vertus de 1789, le siècle des Lumières, la souveraineté de l’Union européenne, la mondialisation, la justice laxiste politisée, l’Etat de droit, les Droits de l’Homme ; mais aussi tous les avis contradictoires sur l’immigration heureuse, la théorie du genre, le voile islamique ; ceux qui approuvent le mariage entre un homme et une femme, surtout avec deux enfants ou plus avec comme circonstance aggravante la peau blanche ; ceux qui défendent l’agriculture française, la langue française, les coutumes françaises… et même les barbecues ! Il y en a même qui s’avouent catholiques, d’autres qui murmurent un soutien même partiel à Trump ou à Georgia Melloni, encore qui osent nuancer et s’interroger simplement et timidement sur le conflit russo-ukrainien. Mais là on en arrive alors à l’insupportable, au nauséabond, « aux heures les plus sombres de notre histoire » : fascistomorphes et fascistoïdes sont partout et tout le monde les dénonce, les traque, les poursuit de leur vindicte outragée alors que les mêmes avancent des outrances similaires, qu’ils s’affichent à gauche ou à droite.. Les électeurs eux-mêmes, parfois encore plus outranciers en parole, vont voter finalement majoritairement pour ceux…qui les désapprouvent ! C’est à n’y plus rien comprendre. D’autant que les partis de gauche et d’extrême gauche taxent tous les autres de fascistomorphes…dans le meilleur des cas. On ne sait plus qui est qui et qui pense quoi. Est-ce vraiment sérieux ?

On a pu dire qu’on est toujours le fasciste de quelqu’un mais la formule pour être généraliste s’applique donc à tous les partis et tendances politiques. D’autres, avec humour et dérision ont proclamé : « Je suis marxiste, tendance Groucho », mais il est impossible de trouver une seule note d’humour sur un terme, le fascisme, qui n’a rien à envier au communisme, qu’on s’évertue pourtant à habiller de multiples manières camouflées, comme si, ayant vraiment disparu, il ne restait plus qu’à créer de nouveaux mots dégradants pour en affubler les opposants politiques à une élite jalouse de ses prérogatives. Tout simplement.

Étonnant, non ?

EuroLibertés : toujours mieux vous ré-informer … GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le système ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertés ré-informe parce qu’EuroLibertés est un média qui ne dépend ni du Système, ni des banques, ni des lobbies et qui est dégagé de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertés est un acteur incontournable de dissection des politiques européennes menées dans les États européens membres ou non de l’Union européenne.

Ne bénéficiant d’aucune subvention, à la différence des médias du système, et intégralement animé par des bénévoles, EuroLibertés a néanmoins un coût qui englobe les frais de création et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les déplacements indispensables pour la réalisation d’interviews.

EuroLibertés est un organe de presse d’intérêt général. Chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une déduction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coûte en réalité que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

Deux solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertés (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigé vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sécurisée.
 

2 : Faire un don par chèque bancaire à l’ordre d’EuroLibertés

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-Bicêtre cedex – France

Partager :