18 août 2026

L’État mérite-t-il notre confiance ?

Par Euro Libertes

par Yves Oper

(article écrit sans recours à l’Intelligence artificielle)

La haute administration française vient de signer un nouveau chef-d’œuvre d’ironie bureaucratique.

L’affaire du Grand Hôpital de l’Est Francilien (GHEF) restera dans les annales comme un cas d’école : celui d’un État schizophrène, capable de tendre une perche de la main droite avant de vous asséner un coup de massue budgétaire de la main gauche.

Le pitch ? Un classique de la comédie dramatique hospitalière.

Des services au bord de l’asphyxie, un manque criant de médecins, et une direction prise à la gorge qui improvise des compléments de salaire et des primes d’attractivité hors grille pour éviter le burn-out généralisé.

Les soignants enchaînent jusqu’à 90 heures par semaine, les urgences restent ouvertes, la boutique tourne, tout le monde est content.

Puis, la machine comptable se réveille.

Deux ans plus tard, le Trésor public entre en scène, le code des juridictions financières sous le bras, et découvre le pot aux roses : ces primes n’étaient pas conformes à la réglementation.

La sentence tombe, froide et mécanique : une centaine de praticiens se voient sommés de rembourser jusqu’à 80 000 euros d’« indus ».

Parmi les victimes collatérales les plus lourdement frappées, on trouve une cohorte de PADHUE (praticiens diplômés hors de l’Union européenne).

Ces médecins, indispensables pour faire tenir à bout de bras des pans entiers de l’hôpital public, sont payés au tarif interne alors qu’ils abattent un travail de senior.

Pour eux, le rappel à l’ordre comptable s’apparente à une double peine : exploités hier, débiteurs aujourd’hui.

Mais le véritable chef-d’œuvre de ce système réside dans l’attribution des responsabilités.

Dans ce théâtre d’ombres juridiques, le directeur d’établissement qui a validé ces passe-droits illégaux ne déboursera pas un centime.

Protégé par la notion de « faute de service », le haut fonctionnaire a souvent déjà été muté sous d’autres cieux au moment où le Trésor public claque la porte.

C’est le principe cardinal du management public : l’erreur est humaine, mais l’irresponsabilité est statutaire.

Face à cette démonstration de cynisme institutionnel, la réaction des équipes médicales ne s’est pas faite attendre : démissions en cascade, dont 40 % des radiologues du pôle.

Pour pallier ces départs, l’hôpital fait désormais appel à des prestataires privés coûteux, une opération financièrement neutre pour l’établissement, nous assure-t-on, mais dévastatrice pour la continuité des soins.

Alors, l’État mérite-t-il notre confiance ?

Lorsqu’une institution exige une loyauté sans faille de ses agents mais leur applique une rigueur aveugle pour masquer ses propres faillites managériales, la question ne se pose même plus.

En matière de confiance, l’État fonctionne à crédit illimité… mais exige des citoyens un paiement comptant avec intérêts de retard.

EuroLibertés : toujours mieux vous ré-informer … GRÂCE À VOUS !

Ne financez pas le système ! Financez EuroLibertés !

EuroLibertés ré-informe parce qu’EuroLibertés est un média qui ne dépend ni du Système, ni des banques, ni des lobbies et qui est dégagé de tout politiquement correct.

Fort d’une audience grandissante avec 60 000 visiteurs uniques par mois, EuroLibertés est un acteur incontournable de dissection des politiques européennes menées dans les États européens membres ou non de l’Union européenne.

Ne bénéficiant d’aucune subvention, à la différence des médias du système, et intégralement animé par des bénévoles, EuroLibertés a néanmoins un coût qui englobe les frais de création et d’administration du site, les mailings de promotion et enfin les déplacements indispensables pour la réalisation d’interviews.

EuroLibertés est un organe de presse d’intérêt général. Chaque don ouvre droit à une déduction fiscale à hauteur de 66 %. À titre d’exemple, un don de 100 euros offre une déduction fiscale de 66 euros. Ainsi, votre don ne vous coûte en réalité que 34 euros.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertés.

Deux solutions pour nous soutenir :

1 : Faire un don par paypal (paiement sécurisé SSL)

Sur le site EuroLibertés (www.eurolibertes.com), en cliquant, vous serez alors redirigé vers le site de paiement en ligne PayPal. Transaction 100 % sécurisée.
 

2 : Faire un don par chèque bancaire à l’ordre d’EuroLibertés

à retourner à : EuroLibertés
BP 400 35 – 94271 Le Kremlin-Bicêtre cedex – France

Partager :