La loi de 1905, entre hypocrisie et mensonges
La Révolution de 1789 a permis aux nouveaux tenants du pouvoir de spolier l’Église et le clergé de tous leurs biens. Devenus « biens nationaux », ils sont généralement vendus au plus offrant pour financer la Révolution et propager celle-ci au-delà de nos frontières.
Avec le Concordat, signé par Napoléon et le Pape Pie VII, les catholiques peuvent à nouveau disposer des églises, mais celles-ci restent la propriété de l’État. Ce Concordat permet le retour des prêtres et des religieux poursuivis ou incarcérés, quand ils n’ont pas été guillotinés ou affamés dans les prisons. Cette politique astucieuse permet à Napoléon de ramener le calme et d’asseoir la Révolution.
Le désastre de Sedan en 1870 provoque la chute de Napoléon III et le retour au pouvoir des anti-cléricaux. Il s’agit tout d’abord d’enlever à l’Église l’éducation de la jeunesse. Jules Ferry s’y applique dès 1879 comme ministre de l’Instruction publique : les membres des congrégations religieuses perdent la faculté d’enseigner dans les établissements publics et les Jésuites sont expulsés de France
De 1899 à 1902, le président du Conseil des ministres s’attaque directement à l’Église : son but est la disparition pure et simple des congrégations religieuses. Il fait voter en 1901 une loi d’apparence très libérale, permettant de constituer toutes sortes d’associations sur simple déclaration à la préfecture Rappelons qu’après la Révolution les lois Le Chapelier et le décret d’Allarde ont dissout et interdit toutes les corporations et associations professionnelles sous prétexte que l’homme doit être libre !!!
Mais la loi de 1901 décrète que les congrégations religieuses doivent faire l’objet d’une autorisation par voie législative pour acquérir une existence légale (art 13).
Les demandes d’autorisation déposées par les congrégations religieuses sont rejetées en bloc et les congrégations dissoutes, les biens des congrégations confisqués, vendus aux enchères. Seules les religieuses hospitalières peuvent garder la plupart de leurs œuvres, et pour cause, l’État étant incapable de les remplacer. À noter que les congrégations dissoutes le seront par la force et avec l’aide de l’armée,
La loi de « séparation de l’Église et de l’État », adoptée le 9 décembre 1905 déclare dans son art 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ».la rémunération des prêtres par l’État est supprimée ; cette rémunération avait été prévue par le Concordat de 1801 pour dédommager le clergé de la spoliation de tous ses biens en 1790, spoliation qui avait privé les prêtres de toutes ressources.
L’appellation « loi de séparation de l’Église et de l’État » est un paravent mensonger puisqu’elle permet à l’État de voler une seconde fois tous les biens religieux, en particulier ceux que l’Église avait reconstitué avec la générosité des fidèles. L’État s’approprie notamment tous les immeubles appartenant aux congrégations dissoutes.
L’État veut avec la loi de 1905 remettre la gestion des églises, des presbytères et autres biens du clergé à des « associations cultuelles » (art 4) qui seraient constituées par des laïcs en dehors des prêtres et de la hiérarchie catholique pour : « subvenir aux frais, à l’entretien et à l’exercice du culte ».Il s’agit pour l’État républicain non pas de séparer l’Église de l’État mais d’avoir une Église catholique réduite à sa plus simple expression, un culte fortement encadré, passant sous la coupe de l’État par le biais d’associations cultuelles de laics, les prêtres n’étant que des desservants sans aucune autorité ni statut.
Le 11 février 1906, le Pape condamne par l’encyclique Vehementer le principe de la séparation de l’Église et de l’État. Le 10 août 1906, par l’encyclique Gravissimi offici, le Pape interdit la constitution d’associations cultuelles pour l’administration des biens de l’Église et crée le denier du culte pour subvenir aux besoins.
Le gouvernement a par ailleurs prévu (art 3)« de faire procéder par les agents de l’administration des domaines à l’inventaire descriptif et estimatif » des biens immobiliers, des objets du culte et des œuvres d’art (statues, tableaux…) présents dans les églises, allant jusqu’à faire ouvrir les tabernacles.
Il en résulte de violents affrontements entre les fidèles et les Forces de police qui n’hésitent pas à défoncer les portes fermées. Le gouvernement fait appel à l’Armée, il y eut des blessés et un mort dans les Flandres.
En conclusion, sous le prétexte fallacieux de séparation de l’Église et de l’État, la religion catholique est interdite d’existence publique, confinée dans la sphère privée, la République française en profite pour faire une nouvelle fois main-basse sur tous les biens des catholiques, immobiliers et mobiliers, allant même jusqu’à s’approprier les objets du culte, y compris les reliques saintes.
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