La volontĂ© d’assimiler le fait canadien-français a toujours Ă©tĂ© une des prĂ©occupations majeures des Anglais depuis que le Canada passa du lys au lion dorĂ©. Mais la force de rĂ©sistance du peuple français fut Ă  sa façon hĂ©roĂŻque et au QuĂ©bec et en Acadie, la langue de Champlain survĂ©cut et connut des jours heureux. Non seulement la langue fut conservĂ©e tel un trĂ©sor qu’on protĂšge et lĂšgue en hĂ©ritage, mais de façon pacifique certaines rĂ©gions majoritairement anglophones du QuĂ©bec comme les cantons de l’Est furent refrancisĂ©s.

Cela fut imputable Ă  la conscience de notre fragilitĂ© sur ce continent. Malheureusement, les francophones qui vivaient en minoritĂ© sur les territoires autres que ceux du QuĂ©bec et de l’Acadie furent pratiquement tous assimilĂ©s, leur souvenir lointain ne persistant que grĂące Ă  des patronymes plus ou moins anglicisĂ©s. Mais au QuĂ©bec, la langue Ă©tait notre Ă©tendard.

Mais voilĂ , l’immigration fait reculer le fait français annĂ©e aprĂšs annĂ©e et Ă  ce problĂšme s’ajoute celui de l’indiffĂ©rence des jeunes gĂ©nĂ©rations. Les millĂ©niaux se considĂšrent comme citoyens du monde et dĂ©testent les contraintes, soient-elles sexuelles, lĂ©gales ou mĂȘme linguistiques.

Il faut interdire d’interdire, scandaient les jeunes de 68, aujourd’hui les jeunes QuĂ©bĂ©cois trouvent la langue française trop contraignante, trop complexe « pour rien », selon la chroniqueuse Sophie Durocher qui commentait un sondage sur la question du français. Selon ce mĂȘme sondage, 60 % des jeunes Ă©taient partisans d’un assouplissement de la Loi 101, loi qui protĂšge la langue de Maurras au QuĂ©bec.

On le réalise bien en écoutant les milléniaux bercés par les séries américaines visionnées sur le web et la musique provenant du pays de Donald Trump : les jeunes Québécois sont devenus des Américains de langue française et cette langue les énerve, comme un anachronisme dont on pourrait se débarrasser pour entrer de plain-pied dans la modernité.

Mais, cette langue que protĂ©gĂšrent nos pĂšres n’était pas qu’un simple moyen de communication. Elle dĂ©montrait une facette de notre identitĂ© et jusqu’à un certain point, la barriĂšre linguistique nous permit de conserver notre culture contre la pression de l’immensitĂ© anglo-saxonne.

AprĂšs avoir Ă©vacuĂ© la religion, aprĂšs avoir adoptĂ© la culture Made in USA, les jeunes ne voient pas pourquoi ils ne rejoindraient pas entiĂšrement le camp des vainqueurs de 1760 en adoptant leur langue ou un franglais horrible Ă  l’oreille qui ne fait que dĂ©montrer que la langue de Wolfe a mĂȘme envahi notre lexique et notre façon de chanter notre identitĂ©.

L’avenir est sombre pour le fait français en AmĂ©rique : par l’indiffĂ©rence de ses fils, le dernier village gaulois qui rĂ©siste depuis prĂšs de trois siĂšcles pourrait finalement courber l’échine.

À ces jeunes le chanoine Lionel Groulx adresse un message clair que ceux-ci se doivent d’entendre : « Ô terre de la lĂ©gende, parle bien Ă  tes fils, aux dĂ©shĂ©ritĂ©s qui reviendront errer dans les champs de leurs pĂšres ; parle-leur du passĂ©, des ancĂȘtres qui dorment maintenant ignorĂ©s ; parle-leur de la race, de la langue qu’il ne faut pas oublier, de la revanche lĂ©gitime qu’il faut prĂ©parer toujours coĂ»te que coĂ»te. Et puis invite-les Ă  reprendre la route de tes landes, Ă  conquĂ©rir pouce par pouce la terre qui les amĂšnera jusqu’à toi. Car, vois-tu, ĂŽ pays des harmonies prĂ©Ă©tablies existent entre le sol et la race, et tes prĂ©s si calmes et si doux, tes vallĂ©es si paisibles et si pieuses, tes collines qui appellent encore des croix d’églises, tes grands horizons aux lignes harmonieuses, tout cela n’a Ă©tĂ© crĂ©Ă© que pour la patrie naturelle d’une race française et catholique, race au gĂ©nie harmonieux et clair, prĂ©destinĂ©e Ă  toutes les hautes formes de l’idĂ©al. »

Que les jeunes, trop souvent rĂ©fugiĂ©s derriĂšre leur Ă©cran, Ă©coutent la voix du sage Ă©manant d’une Ă©poque pas si lointaine.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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