C’est le 14 avril 2016 que les trois partis reprĂ©sentant la coalition au pouvoir ont prĂ©sentĂ© un texte de loi visant Ă  favoriser l’accueil des immigrĂ©s en Allemagne. Il s’agit du fruit de plusieurs semaines de concertation visant Ă  satisfaire les uns et les autres. Chacun des cadres dirigeants concernĂ©s voit dans cette loi une vĂ©ritable opportunitĂ© pour l’Allemagne, considĂ©rant – un peu vite – que l’intĂ©gration allait nĂ©cessairement rĂ©ussir, nonobstant les cruels exemples connus dans toute l’Europe.

Deux aspects sont Ă  prendre en considĂ©ration au sujet de cette loi. Elle impliquerait pour chacun des migrants, un investissement personnel en matiĂšre d’intĂ©gration sous peine de sanctions Ă©conomiques. C’est ainsi par exemple que les cours d’intĂ©gration se verront obligatoires pour chacun des migrants. Autre aspect, est aussi rendue obligatoire l’apprentissage de la langue allemande sauf Ă  se voir retirer le permis de sĂ©jour. De façon similaire, chaque migrant verra la formation de son choix financĂ©e par l’État, sauf Ă  voir l’intĂ©ressĂ© l’abandonner, engendrant de facto la fin de l’allocation.

Autre Ă©volution, les emplois naguĂšre rĂ©servĂ©s aux Allemands, mais aussi aux EuropĂ©ens, seront dĂ©sormais ouverts aux migrants. Idem pour le – nouveau – droit au travail intĂ©rimaire. Autre aspect, les migrants n’auront pas le choix de s’installer oĂč souhaité : ils se devront donc d’habiter lĂ  oĂč le gouvernement leur imposera.

Ces diffĂ©rentes mesures restrictives visent Ă  ne pas favoriser la montĂ©e en puissance des populismes qui ont le vent en poupe (voir par exemple le dernier score obtenu par l’AfD).

MĂȘme au sein de la CSU, aile droite de la CDU, la loi semble bien passer. Encore une fois donc, le distinguo gauche/droite n’est pas opĂ©rant.

Il se pose cependant des problĂšmes majeurs.

L’Allemagne fait le choix quantitatif du chiffre aux dĂ©pens d’une approche qualitative. PlutĂŽt, grĂące Ă  une politique nataliste hardie – ce qu’elle eut du pratiquer depuis bien longtemps – l’Allemagne fait le choix d’un potentiel numĂ©rique qui n’a rien d’allemand. Et l’apprentissage de la langue allemande ne fera pas de ces migrants d’authentiques Allemands.

Se profile donc à l’horizon des problùmes majeurs de communautarisme, aussi bien ethnique que religieux. Et chaque groupe communautaire, via un lobby concurrentiel, tentera de tirer la couverture à lui.

Il est peut ĂȘtre utile de rappeler que le pays de l’immigration n’est autre que les États-Unis et que c’est Ă  une amĂ©ricanisation de l’Allemagne Ă  laquelle nous assistons.

La politique du chiffre – un travailleur/consommateur en vaut un autre – montre une infĂ©odation majeure Ă  la pensĂ©e (?) Ă©conomique, source de la plupart des maux dont souffrent les EuropĂ©ens. Il y aura changement majeur en Europe lorsque sera privilĂ©giĂ©e une politique qualitative, cĂ©lĂ©brant la famille via une politique nataliste, dans le respect des ethnies et religions originelles.

A propos de l'auteur

Philippe Delbauvre

Philippe Delbauvre a suivi quatre Dea (Ă©nergĂ©tisme, science de l'ingĂ©nieur, philosophie, thĂ©ologie). Il s'apprĂȘte Ă  entamer sa seconde thĂšse. Opposant au nouvel ordre mondial, il est essayiste, responsable du site L.v.c.i (les villes contre l'islamisation) et collaborateur rĂ©gulier Ă  EurolibertĂ©s. Pour dĂ©couvrir son blog : http://philippedelbauvre.blogspot.fr/

Articles similaires