L’immigration de masse, les QuĂ©bĂ©cois en ont ras le bol et c’est la raison pour laquelle ils ont Ă©lu un gouvernement qui avait promis de la diminuer plutĂŽt que de l’augmenter, ce qui enrage les chambres de commerce et le Conseil du patronat, deux organismes qui n’ont pas nĂ©cessairement le bien du peuple comme objectif prioritaire. Le fait que François Legault ait en effet diminuĂ© les seuils avant de les ramener aux niveaux antĂ©rieurs ne les satisfait pas, il faut une augmentation massive de l’immigration au QuĂ©bec.

Pendant des semaines, pour convaincre les rĂ©ticents de l’importance d’une immigration de masse semi-incontrĂŽlĂ©e, la chaĂźne Ă©tatique Radio Canada, toujours aux barricades pour les immigrationnistes, nous a jouĂ© la carte de la pĂ©nurie de main-d’Ɠuvre. Les nouveaux venus, viendraient ici combler ces postes dont personne ne veut, car trop peu gratifiants, trop exigeants, trop dangereux, pas assez payants. Bref, ces bons immigrants accepteraient de venir ici nous servir de « cheap labour », ce qui n’est pas seulement rĂ©ducteur, mais Ă©galement faux lorsqu’on s’attarde aux faits quelques instants.

Si les nouveaux venus acceptent des postes sous-payĂ©s, ils comprennent bien vite qu’ils sont en train de se faire exploiter par des employeurs sans scrupule et sont alors Ă  leur tour remplacĂ©s par des nouveaux venus plus dociles. Le patronat se sert de ces immigrĂ©s pour dĂ©grader les conditions de travail, au grand dam des travailleurs quĂ©bĂ©cois. Lorsqu’on lit les MĂ©moires de Jean-Marie Le Pen, on comprend que le discours immigrationiste du patronat n’a pas changĂ© d’un iota depuis les annĂ©es 70.

Constatant l’échec de ce battage mĂ©diatique en faveur de ces travailleurs non qualifiĂ©s,Radio Canada adopta une autre stratĂ©gie et prĂ©sente dĂ©sormais les immigrants comme une armĂ©e de scientifiques venus nous aider Ă  nous Ă©lever intellectuellement.

Ainsi, cette semaine, Radio Canada publiait en plus des articles rĂ©percutant le point de vue patronal des articles alarmistes titrĂ©s « Les universitĂ©s prĂ©occupĂ©es par les rĂ©formes de l’immigration » et « Immigration : les rĂ©formes nuiraient au recrutement en intelligence artificielle », rien de moins. Le lendemain, on appelait mĂȘme Jean Charest, l’ancien premier ministre pourtant aujourd’hui sur la sellette pour des histoires de corruption Ă  rĂ©pĂ©tition, Ă  venir pourfendre les restrictions imposĂ©es par le gouvernement Legault, comme s’il Ă©tait une rĂ©fĂ©rence quelconque.

Cette nouvelle charge en dĂ©fense d’une immigration qui serait hautement plus qualifiĂ©e que le pauvre peuple relĂšve d’un certain snobisme, voire d’un mĂ©pris de classe. La question lancĂ©e subtilement par les journalistes est celle-ci : « De quel droit les ouvriers quĂ©bĂ©cois, les mĂ©caniciens, les travailleurs d’usine, les classes laborieuses, qui goĂ»tent tous les jours les joies du vivre ensemble, auraient-ils le droit de nous priver d’une nouvelle Ă©lite intellectuelle animĂ©e par le dĂ©sir de faire progresser le QuĂ©bec vers l’avenir? »

Les craintes sur l’insĂ©curitĂ© et sur le grand remplacement qui animent les classes populaires n’ont que peu de poids face Ă  l’apport de ces nouveaux Nobel en puissance. Car c’est ainsi que l’on prĂ©sente dĂ©sormais l’immigration pour la rendre plus socialement acceptable.

Ce ne serait donc plus les patrons soucieux de garder leurs coĂ»ts de production au plus bas qui seraient perdants suite Ă  une diminution ou au maintien de l’immigration, mais l’ensemble du QuĂ©bec, qui serait dĂšs lors privĂ© d’une nouvelle Ă©lite intellectuelle qui nous fait grĂące de sa prĂ©sence. On n’est pas loin du dĂ©lire de Yann Moix et de ses migrants qui rĂ©citent du Victor Hugo.

Malheureusement, Radio Canada a beau nous exposer sa vision d’une immigration bĂ©nĂ©fique et salvatrice composĂ©e de surdouĂ©s du monde scientifique, celle-ci est trop peu ancrĂ©e dans le rĂ©el pour convaincre. L’utopie prĂ©sentĂ©e par ces journalistes habitant les beaux quartiers et frĂ©quentant des cercles triĂ©s sur le volet et peu reprĂ©sentatifs est bien loin de l’expĂ©rience vĂ©cue par ceux qui habitent les quartiers populaires.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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