Le fardeau de l’homme blanc reste lourd, mais il tend nĂ©anmoins Ă  ĂȘtre dĂ©sormais partagĂ© avec, selon certaines circonstances, d’autres mĂąles moins blancs, voire pas du tout ! Et mĂȘme, cerise sur le gĂąteau du changement, Ă©galement par des femmes, toutes origines confondues elles aussi
 Et, tant qu’à faire ! mĂȘme par des enfants ! N’en jetez plus, tout change, semble-t-il, mĂȘme les convictions les plus politiquement correctes.

Le rapport de l’ECPAT – ONG en pointe dans la lutte contre la prostitution infantile dans le monde – nous apprend que c’en est fini de l’idĂ©e reçue que les prĂ©dateurs sexuels seraient automatiquement des « hommes blancs, riches et d’ñge mĂ»r »  Allons bon !

Et d’autres idĂ©es reçues volent Ă©galement en Ă©clat : en matiĂšre d’exploitations sexuelles, « aucun pays n’est Ă©pargné ! » Fini donc,

le tiers-monde toujours victime et l’Occident toujours coupable, forcĂ©ment coupable.

Tout d’abord, « Les dĂ©linquants pĂ©dosexuels peuvent ĂȘtre Ă©trangers ou locaux, jeunes ou ĂągĂ©s », lit-on dans le rapport de l’ECPAT. Caroline Piquet, dans Le Figaro, explique qu’« ils prĂ©sentent aussi des caractĂ©ristiques Ă©conomiques et sociales trĂšs diverses. Ce sont aussi bien des touristes, des voyageurs d’affaires, des migrants, travailleurs temporaires, des expatriĂ©s ou des bĂ©nĂ©voles. Sur 316 personnes qui travaillaient sur des chantiers, 25 % avaient reconnu avoir eu des relations sexuelles avec des adolescents, selon une ONG brĂ©silienne. »

Certes, on avait eu un avant-goĂ»t d’une telle « dĂ©couverte » lors des rĂ©centes festivitĂ©s du Nouvel An Ă  Cologne oĂč quelques centaines de natives d’Outre-Rhin avaient Ă©tĂ© particuliĂšrement « apprĂ©ciĂ©es » par certains de ces migrants si gĂ©nĂ©reusement accueillis par leur chanceliĂšre, sans qu’aucun mouvement fĂ©ministe – ni surtout aucune de ces chiennes de garde d’habitude si promptes Ă  dĂ©noncer les mĂąles « blancs », uniquement blancs – ne se soit particuliĂšrement manifestĂ© Ă  cette occasion
 À l’évidence, si certaines pratiques solitaires rendent sourds, certaines ƓillĂšres idĂ©ologiques rendent muets !

Le rapport de l’ECPAT nous apprend encore que le « tourisme sexuel n’est pas qu’une affaire de touristes Ă©trangers » ; d’aprĂšs celui-ci, en effet, la grande majoritĂ© des prĂ©dateurs sexuels sont des voyageurs « locaux, nationaux ou rĂ©gionaux », notamment les pĂ©dosexuels aux Philippines et au Cambodge.

Autre clichĂ© mis Ă  mal par l’ONG, l’exclusivitĂ© masculine pour les amours tarifĂ©s ; paritĂ© oblige, sont dĂ©sormais dĂ©noncĂ©es ces prĂ©datrices de mineurs, sans « scĂ©nario romantique ». Leurs meilleurs terrains de chasse sont la Russie et l’Afrique, particuliĂšrement la Gambie
 Mais autre idĂ©e prĂ©conçue qui, elle aussi, vole en Ă©clat, il ne s’agit pas forcĂ©ment de « cougar » : beaucoup n’ont environ qu’une trentaine d’annĂ©es au compteur et leur point commun est d’ĂȘtre en gĂ©nĂ©ral des femmes d’affaires qui satisfont leur libido au cours de dĂ©placements professionnels.

Enfin, victimes ou complices, on ne saurait dire exactement, ce sont parfois des enfants qui se montrent trĂšs actifs dans ce commerce du sexe ; utilisĂ©s souvent comme rabatteur, ils « jouent sur leurs relations avec d’autres victimes pour gagner leur confiance et les manipuler », selon des chercheurs citĂ©s par l’ONG.

Et comme la dĂ©pravation n’a guĂšre de limites, on rencontre Ă©galement nombre de ces prĂ©dateurs parmi les respectables « humanitaires ».

Caroline Piquet Ă©crit qu’ils « profitent d’une activitĂ© peu rĂ©glementĂ©e. Aucune compĂ©tence particuliĂšre n’étant requise, ces derniers se retrouvent en contact avec des enfants au sein d’écoles ou d’orphelinat, et sans que leurs antĂ©cĂ©dents n’aient Ă©tĂ© dĂ»ment vĂ©rifiĂ©s. »

La journaliste constate donc que « le visage des dĂ©linquants pĂ©dosexuels a changĂ© ces vingt derniĂšres annĂ©es et n’est pas celui auquel on s’attend » 

On pourrait aussi juger plus justement que les coupables de dĂ©linquance sexuelle n’ont peut-ĂȘtre pas tant changĂ© que cela, mais que la chape de plomb du politiquement correct a, elle, fini par se fissurer
 et que beaucoup ne s’y attendaient sans doute pas !