Contrairement Ă  la France, le QuĂ©bec n’a pas adoptĂ© la laĂŻcitĂ©. SociĂ©tĂ© profondĂ©ment catholique jusque dans les annĂ©es soixante, le QuĂ©bec et ses institutions se sont graduellement dĂ©christianisĂ©s, mais la laĂŻcitĂ© ne fut pas pour autant adoptĂ©e malgrĂ© les efforts du Parti quĂ©bĂ©cois en ce sens. Aujourd’hui, il va de soi que les hĂŽpitaux et les Ă©coles sont gĂ©rĂ©s par l’État plutĂŽt que par le clergĂ©, mais la diversitĂ© religieuse soulĂšve de nouveaux problĂšmes.

Deux associations de dĂ©fense des droits et des musulmans ont engagĂ© une procĂ©dure judiciaire pour suspendre une loi provinciale interdisant d’avoir le visage couvert dans les administrations publiques au QuĂ©bec. / Anne Levasseur/AFP.

La semaine derniĂšre, un Ă©lu de la ville de MontrĂ©al, Martin Rotrand, exprimait son dĂ©sir de voir des policiers municipaux arborer turban ou hidjab. La mairesse de MontrĂ©al ValĂ©rie Plante, semblable en plusieurs points Ă  Hidlago, ne ferma pas la porte et abonda dans ce sens, d’autant plus qu’en 2016, le Service de police de la ville de MontrĂ©al (SPVM) s’était montrĂ© ouvert Ă  une telle Ă©ventualitĂ©.

Dans le reste du Canada, ce genre d’accommodements ne pose pas problùme : depuis 2016, la Gendarmerie Royale du Canada permet le hidjab – le turban est permis depuis 1990 – et dans diverses grandes villes comme Calgary, Edmonton ou Toronto.

Mais le QuĂ©bec n’est pas le Canada et si ce symbole est anodin pour les citoyens du reste du Canada qui ont en majoritĂ© trĂšs bien intĂ©riorisĂ© le concept de multiculturalisme, il reste un symbole Ă©tranger dans la Belle Province.

Pour la grande majoritĂ© des QuĂ©bĂ©cois, le voile islamique reste un symbole de soumission de la femme comme le disait Nathalie Roy de la Coalition Avenir QuĂ©bec en aoĂ»t 2016 lorsqu’elle affirmait que « le voile islamique ne sert qu’à asservir et soumettre les femmes, et devrait de ce fait ĂȘtre banni de l’uniforme policier ». Pour d’autres, il s’agit en quelque sorte de l’invasion du domaine public par un symbole vestimentaire conquĂ©rant.

On peut Ă©galement ajouter que le fait qu’un tel signe religieux soit arborĂ© par un policier qui reprĂ©sente l’autoritĂ© peut laisser planer des doutes quant Ă  son impartialitĂ©. AprĂšs tout, ce vĂȘtement indique qu’il place sa religion au-dessus de tout, y compris des lois nationales. Dans le cas de l’Islam, le fait que les Musulmans aient le droit de mentir en vertu de la Taqiya soulĂšve encore plus de questions Ă©thiques.

La population quĂ©bĂ©coise a donc rĂ©agi nĂ©gativement Ă  la sortie du conseiller Rotrand et peu semblent ĂȘtre en accord avec Justin Trudeau qui considĂšre les symboles religieux dans les forces de police comme un « atout ». Les partis quĂ©bĂ©cois d’opposition ont dĂ©noncĂ© ce possible accommodement religieux, mais le Parti libĂ©ral de Philippe Couillard a refusĂ© de se mouiller mentionnant seulement qu’interdire le voile serait illĂ©gal. Une façon pour Couillard de mĂ©nager la chĂšvre et le chou en cette annĂ©e Ă©lectorale : ne pas choquer les communautĂ©s ethniques qui appuient son parti, sans s’aliĂ©ner la population « de souche » qui condamne une telle ouverture.

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Harfang avril-mai 2018

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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