On peut ĂȘtre un gĂ©nĂ©ral Ă  trois rangs de feuilles de chĂȘne Ă  son kĂ©pi et n’ĂȘtre tout de mĂȘme qu’un gland. Je comprends donc que l’AutoritĂ© militaire, ait pu dĂ©baptiser une promotion de Saint Cyr qui portait le nom du GĂ©nĂ©ral Loustaunau-Lacau, hĂ©ros des deux guerres, fondateur du rĂ©seau Alliance, dĂ©portĂ© Ă  Mauthausen, emprisonnĂ© Ă  son retour par les « libĂ©rateurs », mais lavĂ© de tout soupçon par les procĂšs qu’il dut soutenir. C’est vrai qu’il ne ressemble pas beaucoup aux gĂ©nĂ©raux actuels qui composent « les autoritĂ©s militaires » 

Loustaunau-Lacau lors du procĂšs de Philippe PĂ©tain en 1945.

Loustaunau-Lacau lors du procĂšs de Philippe PĂ©tain en 1945.

On vient de dĂ©couvrir que ce rĂ©sistant de la premiĂšre heure aurait Ă©tĂ© « antisĂ©mite », ce qui hier n’était pas un pĂ©chĂ©, puisque l’ONU, avait condamnĂ© le « sionisme », le 10 novembre 1975. Mais aujourd’hui, le « Lobby qui n’existe pas » selon ce qu’en disait François Mitterrand, a rĂ©ussi Ă  faire passer l’antisionisme sous le nouveau nom « d’antisĂ©mitisme », pour un crime, sauf exception.

En effet, Voltaire qui a tant fait pour que la RĂ©publique (soit ce qu’elle est), dĂ©clarait que sur le front de tout juif il eut voulu voir inscrit : « Homme Ă  pendre ! ». Mais il est vrai que si l’on en croit Roger Peyrefitte, Voltaire aurait joyeusement « pĂ©dĂ©rasté » avec FrĂ©dĂ©ric de Prusse, ce qui en fait un esprit d’avant-garde pour notre rĂ©publique. On lui a donc pardonnĂ© cette Ă©vocation de la corde de chanvre.

MĂȘme indulgence pour Jean JaurĂšs qui ne passe pas pour rĂ©actionnaire, et qui pourtant a dit des choses affreuses non seulement sur le capitaine Dreyfus, mais encore sur la race Ă©lue ! Cependant, JaurĂšs a eu le mĂ©rite de se faire assassiner, ce qui en fait un martyr socialiste, et comme les socialistes n’en ont pas tellement Ă  vĂ©nĂ©rer, on comprend qu’ils aient oubliĂ© ses erreurs de jeunesse.

De mĂȘme, le rĂ©gime a paru oublier la Francisque qu’un gouvernement prĂ©tendu antisĂ©mite octroya Ă  François Mitterrand qui, lorsque le jeune journaliste juif, Monsieur BĂ©namou, parut avoir quelque rĂ©ticence en l’interrogeant a ce sujet, s’entendit rĂ©pondre sĂšchement : « Taisez-vous jeune homme ! Vous n’y entendez rien ! ».

Et c’est vrai que l’époque Ă©tait complexe. Car, tout de mĂȘme, c’est un français juif trĂšs talentueux, Emmanuel Berl, qui passe pour avoir Ă©crit les premiers discours du MarĂ©chal PĂ©tain ! Ce sera une Ă©minente journaliste juive, qui venait du communisme, Annie Kriegel, qui osera penser que la politique du MarĂ©chal aura Ă©tĂ© plus bĂ©nĂ©fique aux Juifs qu’aux autres citoyens français !

Et ce sera la grande philosophe juive, Simone Weil, qui dĂ©clarera qu’à son avis, le MarĂ©chal avait fait tout ce qu’il Ă©tait possible de faire pour rĂ©sister aux occupants et prĂ©server les citoyens. Le professeur Dreyfus, magnifique juif français, dĂ©clarera plus tard que c’était probablement Ă  PĂ©tain qu’il devait d’ĂȘtre en vie !

La petite saletĂ© de « l’autoritĂ© militaire » vis-Ă -vis d’un gĂ©nĂ©ral qui porta trĂšs haut la renommĂ©e de cette « race » qui produisit les Lahire et les d’Artagnan, n’est que partie dans l’énorme saloperie qui fit condamner Ă  mort le MarĂ©chal. Il faut entendre, avec quel magnifique mĂ©pris de la chienlit justicialiste qui composait le tribunal, Loustaunau-Lacau vint tĂ©moigner en faveur du MarĂ©chal ! Et la lettre qu’il Ă©crivit ensuite au gĂ©nĂ©ral de Gaulle, reste un monument de bon sens, de courage, et de style ! Bien sĂ»r, il ne fut pas entendu par le gĂ©nĂ©ral radiophonique, ce qui fera dĂ©clarer au BĂ©arnais : « N’est pas Henry IV qui veut ! ».

Il est commun que les lĂąchetĂ©s naissent de l’opportunisme. Je ne sais pas le personnage qui se cache derriĂšre « l’autoritĂ© militaire » qui a rĂ©ussi Ă  Ă©jecter le MarĂ©chal PĂ©tain de l’hommage dĂ» aux artisans militaires de la victoire de 1918, mais il vient de rejoindre la cohorte des sinistres gĂ©nĂ©raux du dĂ©gagement algĂ©rien qui furent d’une servilitĂ© exemplaire.

Je me demande si demain, dans une guerre civile que nous voyons se dessiner, le clan des arrivistes militaires ne fera pas tirer sur la rĂ©volte du peuple de France, comme d’autres chenapans Ă©toilĂ©s le firent en diverses occasions sur les Pieds noirs dĂ©sireux de garder leur patrie.

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