L’époque est riche en Ă©vĂšnements et ceux-ci se tĂ©lescopent. À peine revenu du Mont-Blanc oĂč peut-ĂȘtre a-t-il ordonnĂ© Ă  la mer de glace d’arrĂȘter sa fonte, voici le PrĂ©sident affrontĂ© au salon de l’agriculture aprĂšs avoir Ă©tĂ© porter la bonne parole Ă  Bruxelles oĂč malheureusement, on n’a pas voulu l’entendre.

agriculture

Par contre, face aux agriculteurs de la seule « FĂ©dĂ©ration nationale des syndicats d’exploitants agricoles » qui l’ont entourĂ©, il a pu se livrer avec succĂšs Ă  son exercice jaculatoire prĂ©fĂ©rĂ©.

Pendant une demi-heure, avec un talent que nul ne lui conteste, il a brossĂ© un tableau du paradis terrestre qu’il allait programmer.

J’ai eu l’impression, probablement coupable, qu’il brassait du vent, mais avec moins d’efficacitĂ© qu’une Ă©olienne. Il Ă©tait assistĂ© par le ministre de l’agriculture qui avait dĂ©clarĂ© il y a peu : « Il n’y a pas d’avenir pour l’agriculture sans l’Europe » et il avait ajoutĂ© « L’extrĂȘme droite, elle, veut en sortir ! ».

À ce degrĂ©, je ne suis pas sĂ»r que l’on puisse traiter efficacement le cas par Ă©lectrochoc


Je pense que c’est un PrĂ©sident Syndical de l’Oise, qui a tirĂ© les conclusions de la rencontre. Il me semble l’avoir entendu dire du prĂ©sident : « Il s’est engagé ! On espĂšre ! On verra ! ».

C’est Ă  peu prĂšs ce que ce syndicat complice de notre gĂ©nocide rĂ©pĂšte, avoir reçu les mĂȘmes assurances prĂ©sidentielles, depuis 60 ans !

Le pire, c’est que, toujours sous l’égide de ce syndicalisme d’état, on a prĂ©vu des festivitĂ©s d’hommages Ă  Jacques Chirac, le plus Ă©minent fantoche du rĂ©gime : ce fut ce totalitaire qui imposa que seuls la FNSEA et le Centre des jeunes agriculteurs fussent reconnus par l’État comme reprĂ©sentatifs, excluant ainsi des discussions toutes les autres mouvances syndicales !

Ce fut sur un débat trÚs important, soit la liberté des inséminations, que pour une fois Bruxelles nous donna raison, contre la République.

Jacques Chirac ne put donc totalement soviĂ©tiser l’agriculture comme il l’avait programmĂ©. Mais cela nous avait coĂ»tĂ© trĂšs cher.

Il s’est trouvĂ© qu’une semaine avant le Salon, le site MĂ©diapart a publiĂ© les salaires fastueux de quelques cadres de la FNSEA. Ainsi, le Directeur GĂ©nĂ©ral, ClĂ©ment Faurax, percevrait 13 400 euros par mois ; Madame Catherine Lion, directrice sortante, 8 900 euros, plus une prime mensuelle de 6 000 euros !

Le reste du haut personnel est Ă  l’avenant, mais en gĂ©nĂ©ral, c’est par le biais d’emplois confortables, car ils n’ont rien Ă  voir avec le monde agricole, que les « hongreurs » de l’agriculture sont rĂ©compensĂ©s : Membres du Conseil Économique, postes de choix dans le mutualisme, prĂ©sidences de coopĂ©ratives, secrĂ©tariats d’État, parfois assurances de dĂ©putations, et mĂȘme promotion ministĂ©rielle avec Jacques Chirac, bref tout un arsenal de promotions financiĂšres qui permettent aux anciens bouseux de ne pas recourir aux restaurants du cƓur !

De mon temps, la FNSEA, avec 800 000 adhĂ©rents, Ă©tait une puissance considĂ©rable, capable d’une jacquerie libĂ©ratrice.

Aujourd’hui, la FNSEA, se targue de 212 000 adhĂ©rents, plus endettĂ©s que la valeur de leurs domaines. On ne les voit plus manifester, car la mouvance n’est plus que le squelette de ce qu’elle fut
 J’espĂ©rais cependant qu’au Salon, il y aurait au moins un paysan qui oserait demander au prĂ©sident que l’État assure les obsĂšques des paysans qu’il oblige Ă  se suicider
 Mais personne n’osa.

On trouve dans la Bible cette sentence : « Les pÚres ont mangé des raisins verts et ce sont les fils qui ont eu les dents agacées ! »

Aujourd’hui les dents ne sont pas agacĂ©es, elles sont arrachĂ©es ! Et pourtant, il n’y eut jamais autant de fesses Ă  mordre ! Et pour les oublier, les eunuques verts vont fĂȘter Chirac ! On va pouvoir reprendre l’ouvrage cĂ©lĂšbre de Boris Vian, J’irais cracher sur vos tombes !

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A propos de l'auteur

Alexis Arette

PrĂ©sident FĂ©dĂ©ral de la Jeunesse Agricole catholique a 18 ans, titulaire de nombreux prix de poĂ©sie, Combattant vo­lon­taire en Indochine. EmprisonnĂ© pour cause d’« AlgĂ©rie Française », il le sera Ă  nouveau, en tant que PrĂ©sident National de la FĂ©dĂ©ration Française de l’Agriculture, pour s’opposer Ă  la mise en ser­vi­tude des paysans français. Auteur de nombreux livres d'histoire, de poĂ©sie et sur la religion.

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