Inutile d’ĂȘtre un analyste politique distinguĂ© pour se rendre compte que le fait majeur n’oppose plus la gauche Ă  la droite – notions a priori obsolĂštes – mais bien les tenants du libĂ©ralisme aux antilibĂ©raux. Autrement dit les partisans d’une Ă©conomie mondialisĂ©e, aux « nationalistes » mais dans une perspective moins « natio » qu’europĂ©enne, cela va s’en dire. Pour nous l’enjeu, c’est bel et bien la dĂ©fense et l’illustration d’une Europe de la puissance plutĂŽt que ce magma libĂ©ral informe qui ouvre nos Ă©conomies Ă  tous les vents et dont Bruxelles est devenu le symbole.

C’est curieusement dans un domaine oĂč l’on ne s’y attendait pas que se rĂ©vĂšle l’un des mĂ©faits majeurs du libĂ©ralisme pour les EuropĂ©ens : le mĂ©dicament. Autrement dit notre santĂ©. Ce problĂšme a Ă©tĂ© mis en lumiĂšre rĂ©cemment quand certaines pathologies se sont vues soudainement privĂ©es de leurs mĂ©dicaments salvateurs.

Horresco referens, on s’est alors aperçu que nombre de mĂ©dicaments Ă©taient fabriquĂ©s en Asie du Sud-Est, en Inde et en Chine. Regardons de plus prĂšs cette affaire qui nous affecte. C’est en 2018 (seulement !) qu’un rapport sĂ©natorial (27 septembre 2018, rapport n° 737, dirigĂ© par Yves Daudigny) se penche sur cette soudaine pĂ©nurie. Celles-ci trouvent, en partie, leur origine dans la dĂ©localisation des entreprises pharmaceutiques. 40% des mĂ©dicaments finis commercialisĂ©s en Europe sont fabriquĂ©s hors de l’Union europĂ©enne, contre 20% il y a trente ans. La Chine et l’Inde concentrent dĂ©sormais l’essentiel de la production. Et, la demande des marchĂ©s asiatiques, en forte croissance, contribue Ă  fragiliser le systĂšme.

La question qui se pose est : comment en est-on arrivĂ© lĂ  ? Le phĂ©nomĂšne dĂ©bute dans les annĂ©es 2000 quand de nombreux mĂ©dicaments d’origine chimique voient leurs brevets tomber dans le domaine public et peuvent, dĂšs lors, ĂȘtre « gĂ©nĂ©riquĂ©s ». Quand la valeur d’un mĂ©dicament princeps se dĂ©grade, son prix et ses volumes chutent rapidement. La bataille ne se fait plus sur le prix et les marges. La concurrence s’exerce alors au centime d’euro prĂšs. Raison pour laquelle les grands labos se mettent Ă  sous-traiter la production de principes actifs et d’excipients Ă  des pays disposant d’un main d’Ɠuvre bon marchĂ© et soumis Ă  des exigences rĂ©glementaires et environnementales moins fortes. MĂȘme logique pour le fabricants de mĂ©dicaments gĂ©nĂ©riques Ă  marges faibles qui doivent serrer les coĂ»ts.

Comme le note un spĂ©cialiste du secteur, « les laboratoires devaient aussi faire place Ă  de nouvelles molĂ©cules, plus rentables, dans leurs usines ». Et c’est ainsi, Ă  titre d’exemple, que Rhodia a fermĂ© sa derniĂšre usine de production de paracĂ©tamol (Doliprane, Efferalgan, pour ne citer qu’eux) en Europe, situĂ©e en IsĂšre. Et c’est ainsi que l’Asie du Sud-Est est devenu l’atelier de la pharmacie. Sur les 206 mĂ©dicaments chimiques autorisĂ©s par l’Agence europĂ©enne du mĂ©dicament, entre 2012 et 2016, 16 sont produits en France, 65 en Allemagne et 57 en Angleterre. Il n’y a plus que 92 sites de production en France quand l’Inde et la Chine en comptent plusieurs milliers. Cherchez l’erreur ?

Le libĂ©ralisme signe lĂ  une de ses nombreuses victoires. Au dĂ©triment, de notre santĂ©, mais plus encore des intĂ©rĂȘts europĂ©ens. Comme le disait Alexandre Vialatte, « Et c’est ainsi qu’Allah est grand » !

Article publié sur le site SynthÚse nationale.

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