Justin Trudeau l’a dit et rĂ©pĂ©tĂ©, il n’y a pas de « crise » Ă  la frontiĂšre, seulement un plus grand nombre de demandeurs d’asile qu’à l’habitude. Les Canadiens n’ont pas Ă  s’inquiĂ©ter, ceux qui ne sont pas de vĂ©ritables demandeurs d’asile seront renvoyĂ©s dans leur pays.

Mais voilà ! ces phrases martelĂ©es sans rĂ©pit ne convainquent personne. Avec des dizaines de milliers d’illĂ©gaux ayant traversĂ© la frontiĂšre amĂ©ricano-canadienne depuis deux ans, il s’agit vĂ©ritablement d’une crise. Mieux, le Canada, Ă©tant signataire du TraitĂ© sur les tiers pays sĂ»rs, ne peut traiter lĂ©galement aucun des immigrants illĂ©gaux provenant des États-Unis comme un demandeur d’asile lĂ©gitime.

Le fait qu’ils soient traitĂ©s ainsi par l’administration Trudeau dĂ©montre uniquement que ce dernier se place au-delĂ  des lois ; sa bonne volontĂ© est la loi.

L’autre ennui avec cette dĂ©claration faussement ferme est que tout est faux : pratiquement aucun des immigrants clandestins n’a Ă©tĂ© expulsĂ© Ă  ce jour. En mars, les Conservateurs accusaient le Premier ministre de ne mĂȘme pas expulser les individus considĂ©rĂ©s comme une menace pour la sĂ©curitĂ© des Canadiens. Le Ministre de la SĂ©curitĂ© publique Ralph Goodale avait admis que de nombreux criminels Ă©trangers dangereux n’étaient pour le moment pas expulsĂ©s, car leurs pays d’origine refusaient de les recevoir. PlutĂŽt que de faire pression par divers moyens sur ces pays, le gouvernement canadien prĂ©fĂ©ra l’inaction.

Pour en revenir aux migrants provenant des États-Unis, sur les 32 173 personnes ayant illĂ©galement franchi la frontiĂšre entre avril 2017 et aoĂ»t 2018, seuls 398 ont Ă©tĂ© expulsĂ©s, dont 116 parce qu’ils Ă©taient citoyens amĂ©ricains. Les autres peuvent continuer Ă  profiter des diffĂ©rents avantages sociaux offerts par les contribuables canadiens en attendant que leur cas soit analysĂ©. Et mĂȘme si leur demande est rejetĂ©e, rien ne prouve qu’ils seront rĂ©ellement expulsĂ©s.

C’est ce qu’affirmait il y a dĂ©jĂ  un certain temps Joe Bissett, ancien directeur exĂ©cutif des Services d’immigration Canada, qui parlait du systĂšme canadien comme le plus gĂ©nĂ©reux au monde. Celui-ci expliquait que des milliers de demandeurs d’asile dĂ©boutĂ©s disparaissaient simplement dans la nature et que le gouvernement perdait leur trace.

Certes, les Canadiens peuvent se rĂ©jouir que le flot incessant de migrants ait diminuĂ© de volume cette annĂ©e, mais dans les faits, ce ralentissement n’est dĂ» en rien aux politiques de Trudeau qui ont agi comme une pompe aspirante. Le courant semble s’ĂȘtre ralenti, mais il demeure soutenu et ceux dĂ©jĂ  prĂ©sents au pays peuvent obtenir les avantages sociaux censĂ©s ĂȘtre rĂ©servĂ©s aux citoyens. Combien de milliers de migrants continueront Ă  entrer en toute impunitĂ© au Canada avant que le gouvernement canadien ne rĂ©agisse et n’applique les lois en vigueur ? En fait, ce flot ne sera vraisemblablement arrĂȘtĂ© que lorsque les LibĂ©raux partiront du pouvoir pour laisser la place aux Conservateurs. EspĂ©rons que ce soit l’an prochain Ă  l’élection gĂ©nĂ©rale.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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