Dans la dĂ©cennie 1980, la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision publique Antenne 2 battait des records d’audience chaque dimanche en fin d’aprĂšs-midi avec « L’École des Fans ». Jacques Martin y accueillait une vedette du moment qui assistait Ă  l’interprĂ©tation de ses chansons par des enfants. Une fois la prestation terminĂ©e, les autres petits participants dĂ©cernaient une note dont la moyenne indiquait un superbe 10 sur 10. Tout le monde l’emportait finalement et repartait avec des cadeaux et de beaux souvenirs tĂ©lĂ©visuels.

Jacques Martin Ă©tait un visionnaire. Trente ans plus tard, son systĂšme de notation bon enfant et fantaisiste s’applique dans certaines universitĂ©s de l’Hexagone. Le 20 mai dernier, le tribunal administratif de Paris rejette la requĂȘte de treize enseignants de Paris I-PanthĂ©on-La Sorbonne contre la « neutralisation des notes ». Ils n’admettent pas l’annulation pour cause de covid-19 des notes infĂ©rieures Ă  10 sur 20 obtenues par les Ă©tudiants au cours du second semestre bien confinĂ©.

Le tribunal se justifie en avançant que « seuls 73 % des Ă©tudiants disposent d’un Ă©quipement informatique personnel et que 40 % ne s’estiment pas en mesure de subir des Ă©preuves Ă  distance en un temps rĂ©duit ». Les partiels proposĂ©s de maniĂšre numĂ©rique et virtuelle ne paraissent plus ĂȘtre la panacĂ©e pĂ©dagogique si espĂ©rĂ©e


Les enseignants mĂ©contents se pourvoient devant le Conseil d’État. En attendant, la CGT, le Snesup-FSU et l’AGE-UNEF se fĂ©licitent de la dĂ©cision. Ils exigeaient dĂ©jĂ  pendant la protestation contre l’infĂąme rĂ©forme des retraites de l’hiver 2019 – 2020 que les correcteurs mettent d’office 10 sur 20 Ă  l’ensemble des Ă©tudiants, en particulier ceux qui privilĂ©giaient les manifestations aux amphithĂ©Ăątres.

Les syndicats d’extrĂȘme gauche qui ne recueillent qu’une poignĂ©e de voix en raison d’une abstention massive et habituelle, continuent Ă  terroriser des universitĂ©s. Quelques-uns de leurs adhĂ©rents, pas ceux qui Ă  30 ou 35 ans animent Ă  plein temps ces coquilles presque vides, militent aux frais de la princesse. Mais ils ne peuvent pas toujours avoir le beurre et l’argent du beurre. Le 8 novembre 2019, un certain Anas K., Ă©tudiant de 22 ans en 2e annĂ©e de licence en sciences politiques Ă  Lyon II, s’immole devant un bĂątiment du CROUS de la Capitale des Gaules. Dans la lettre ouverte accompagnant son geste qui le plonge dans un coma profond, il entend dĂ©noncer la prĂ©caritĂ© Ă©tudiante.

Or, aprĂšs quatre annĂ©es d’études, le dĂ©nommĂ© Anas triplait sa 2e annĂ©e ! Ce proche du cloaque antifa Ă©tait par ailleurs secrĂ©taire fĂ©dĂ©ral de Solidaires Étudiant-e-s. Il n’arrivait pas Ă  mener de front (international ?) des heures de cours harassantes et un militantisme bien-pensant. Comme il aurait conciliĂ© les deux grĂące Ă  de gĂ©nĂ©reuses bourses universitaires


La neutralisation des notes et l’impunitĂ© flagrante qui bĂ©nĂ©ficie aux gauchistes confirment le naufrage de l’universitĂ© et du systĂšme scolaire français. ContrĂŽle continu, notation par compĂ©tences et bienveillance forcĂ©e s’étendent maintenant de la 6e Ă  la Terminale. Cette dĂ©chĂ©ance amplifie la faillite du savoir intellectuel. Emmanuel Todd l’évoque dans Les luttes de classes en France au XXIe siĂšcle (Le Seuil, 2020, 376 p.). Prenant acte de l’accĂšs dĂ©mocratisĂ© Ă  l’universitĂ©, il observe toutefois « le dĂ©placement social de l’intelligence » : les nouveaux bacheliers lisent, Ă©crivent et comptent moins bien que leurs aĂźnĂ©s. Todd aurait pu mentionner que de nombreux bacheliers des sĂ©ries gĂ©nĂ©rales (littĂ©raire, Ă©conomique et scientifique) choisissent des filiĂšres courtes en IUT.

En revanche, les titulaires de bac en sĂ©rie technologique, voire professionnelle, s’inscrivent en droit, en Ă©conomie, en mĂ©decine, en psychologie, en sociologie, en « sciences de l’éducation » ou en sciences politiques sans en avoir acquis au prĂ©alable les mĂ©thodes de travail.

À ce dĂ©clin universitaire qui fait des facultĂ©s des antres d’enseignement « infĂ©rieur » s’ajoutent enfin des initiatives loufoques telles que l’emploi obligatoire de l’écriture inclusive, l’écoute attentive de dĂ©clarations de guerre contre l’« hĂ©tĂ©ropatriarcat blanc colonisateur » et l’approbation publique de professions de foi non-genrĂ©es, dĂ©coloniales et racisĂ©es. Les diplĂŽmes universitaires ne sanctionnent plus l’acquisition ordonnĂ©e de connaissances ; ce ne sont plus que des hochets capables d’attirer vers le SystĂšme ses prochains larbins ou d’autres corrupteurs. Une pratique se gĂ©nĂ©ralise en effet dans diverses universitĂ©s : des Ă©tudiants Ă©trangers, souvent venus de Chine, apportent aux professeurs des matiĂšres les plus importantes des mallettes remplies de billets afin qu’ils exercent une trĂšs grande indulgence quand ils corrigeront les copies.

Les milieux populaires se dĂ©tournent d’instinct de ces « abattoirs du savoir ». Ils maintiennent en revanche au contact du quotidien une expĂ©rience non nĂ©gligeable. Les facultĂ©s sont devenues des foyers de sida mental oĂč prĂ©domine un inacceptable politiquement correct. Il revient aux jeunes gĂ©nĂ©rations de ne plus envisager la voie universitaire, mais d’accepter auprĂšs des artisans, des ouvriers et des paysans un apprentissage professionnel immĂ©diat bien plus formateur.

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