Le 21 septembre dernier, la cour de justice de l’Union europĂ©enne faisait paraĂźtre un arrĂȘt (1) faisant l’objet d’un communiquĂ© de presse, rappelant l’interdiction faite Ă  l’industrie cosmĂ©tique de commercialiser des produits pour lesquels des expĂ©rimentations animales ont Ă©tĂ© effectuĂ©es hors de l’Union.

La condition d’accĂšs au marchĂ© europĂ©en suppose le respect d’un cadre Ă©thique dans l’industrie cosmĂ©tique. La dimension du bas mercantilisme que reprĂ©sente l’animal dans le monde mĂ©rite d’ĂȘtre soulignĂ©e. Il conviendra donc pour les industriels de trouver d’autres alternatives permettant de prĂ©venir les risques liĂ©s au produit et de garantir la santĂ© du consommateur Ă©coresponsable.

Qu’entend-on par Ă©coresponsable ? Le consommateur d’aujourd’hui dĂ©sire se nourrir et se soigner plus sainement. Il ne s’agit pas d’une mode, mais d’un changement dans l’art de vivre avec la recherche d’un mieux-ĂȘtre. C’est une culture qui se modifie et s’approprie de nouveaux modes de consommation. En effet, suite aux nombreux scandales de la viande, les consommateurs se rebellent.

Les cosmĂ©tiques bio ont l’avantage d’ĂȘtre non toxiques pour la peau car ce sont des matiĂšres premiĂšres naturelles issues de l’agriculture biologique. A contrario, les composants des produits traditionnels sont issus de l’industrie pĂ©troliĂšre. Le parabĂšne utilisĂ© pourrait ĂȘtre Ă  l’origine du cancer du sein.

Par ailleurs, de nombreuses personnalitĂ©s du cinĂ©ma et des mĂ©dias utilisent des produits bio. Jessica Alba a mĂȘme crĂ©Ă© sa propre marque pour les bĂ©bĂ©s.

La beautĂ© extĂ©rieure se voit Ă  l’intĂ©rieur ! Et quoi de mieux que de vĂ©hiculer un vrai mode de consommation respectueux des animaux !

Le courant cosmĂ©tique bio certifiĂ© « vegan » (2) est en train d’émerger. Certes, ce n’est pas encore parfait pour certains puristes, mais le respect de l’animal y est fondamental. L’interdiction des tests sur les animaux et les ingrĂ©dients issus d’animaux morts sont prohibĂ©s. Le remplacement des composants tels que le lait ou le miel sont encore Ă  l’étude. Petit Ă  petit, la science cosmĂ©tique Ă©thique avance


MĂȘme si les vĂ©gĂ©tariens, vĂ©gĂ©taliens, vegans ou exitaliens (qui ne mangent de la viande que rarement) sont encore opposĂ©s dans certains dĂ©bats de fond, ces Ă©volutions mĂ©ritent d’ĂȘtre encouragĂ©es car elles vont dans le bon sens : le respect de l’animal.

Malheureusement l’engouement collectif des fabricants français reste modeste malgrĂ© leurs engagements sociĂ©taux qui ne les obligent pas encore Ă  lutter contre la souffrance animale. Une lacune !

L’union europĂ©enne serait en toute logique bien inspirĂ©e d’étendre le rĂšglement actuel (3) aux ingrĂ©dients cosmĂ©tiques fabriquĂ©s hors de l’Union europĂ©enne dans des pays tiers qui n’interdisent pas encore l’expĂ©rimentation animale.

Alors Mesdames, revisitons nos coffrets de maquillage, nos pinceaux, nos rouges Ă  lĂšvres Ă  la cochenille Ă©crasĂ©e ou Ă  la cire d’abeille


Notes

(1) http://curia.europa.eu/jcms/upload/docs/application/pdf/2016-09/cp160105fr.pdf.

(2) Végan : aucun ingrédient animal, aucune souffrance animale.

(3) RÚglement CE N° 1223/2009 relatif aux produits cosmétiques.

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