Le 1er juillet 2016, la Commission europĂ©enne rĂ©affirme que l’abattage rituel sans Ă©tourdissement n’entraĂźne ni dĂ©tresse ni souffrance animale.

En plus d’ĂȘtre aveugles et sourds, certains dĂ©putĂ©s europĂ©ens lĂ©galistes pactisent avec les lobbies du Halal. À Bruxelles, la vision d’un tas d’or relatif Ă  l’inondation des marchĂ©s de la viande vers le Moyen Orient est bien plus respectĂ©e que le droit Ă  la dignitĂ© de nos animaux, qui, bien Ă©videmment souffrent


Il suffit de regarder – pour ceux qui le peuvent, tellement les images sont insoutenables ! – ce qui se passe dans les abattoirs. Ce n’est pas seulement la façon cruelle de tuer qui y rĂšgne, il y a aussi de la maltraitance, du sadisme et de la mĂ©chancetĂ© chez certains « salariĂ©s tueurs ».

Comment ne pas ĂȘtre fou de rage devant la rĂ©ponse de la Commission : depuis 2013, des prescriptions du rĂšglement du Conseil sur la protection des animaux au moment de la mise Ă  mort « garantissent que les pratiques utilisĂ©es ne causent pas de douleur, dĂ©tresse ou souffrance Ă©vitables. »

Cette rĂ©ponse est une insulte Ă  notre intelligence et une vĂ©ritable collaboration avec l’ennemi. Car en effet, l’article 10 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union europĂ©enne autorise « une dĂ©rogation Ă  l’étourdissement » au nom de la libertĂ© de religion et du droit de la pratiquer par les rites ! (2)

Le droit de l’humain est ainsi mis en opposition au droit de l’animal, ce qui est contraire Ă  l’humanisme et au dĂ©veloppement durable. Nous nous devons de transmettre Ă  nos enfants le respect des espĂšces et de la vie en bannissant l’archaĂŻsme barbare des rites que nous avons pourtant dĂ©niĂ©s durant des siĂšcles.

Comment nos lĂ©gislateurs français peuvent-ils accepter une reconnaissance d’ĂȘtre sensible Ă  l’animal (3), tout en sachant que ses droits fondamentaux Ă  la dignitĂ© sont annihilĂ©s au sein mĂȘme de l’Union EuropĂ©enne ? Modifions notre constitution et regagnons en souverainetĂ© nationale pour Ă©viter les piĂšges des juristes europĂ©ens malfaisants !

Et comme disait Pierre Perret dans une chanson bien connue « nos amis les bĂȘtes dont nous nous moquons elles sont peut-ĂȘtre bĂȘtes mais elles sont pas cons. »

Nous non plus !

Notes

  • europarl.europa.eu/charter/pdf/text_fr.pdf
  • Article 10 « Toute personne a droit Ă  la libertĂ© de pensĂ©e, de conscience et de religion. Ce droit implique la libertĂ© de changer de religion ou de conviction, ainsi que la libertĂ© de manifester sa religion ou sa conviction individuellement ou collectivement, en public ou en privĂ©, par le culte, l’enseignement, les pratiques et l’accomplissement des rites. »
  • Art 515-14 amendement n°59 sur le statut des animaux (2014) : « Les animaux sont des ĂȘtres vivants douĂ©s de sensibilitĂ©. Sous rĂ©serve des lois qui les protĂšgent, les animaux sont soumis au rĂ©gime des biens corporels.»
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