Par  Jacques Borde.

Comme évoqué à plusieurs reprises sur notre blog, Paris a décidé de se séparer de son parc de Mirage F1.

Sur recommandation de la Structure intĂ©grĂ©e du maintien en condition opĂ©rationnelle des matĂ©riels aĂ©ronautiques du ministĂšre la DĂ©fense (SIMMAD), c’est bien au dĂ©but juillet 2017 que le ministre des ArmĂ©es, Florence Parly, aurait signĂ© avec l’amĂ©ricain Airborne Tactical Advantage Company (ATAC) pour la cession de nos 63 Mirage F1.

Selon La Tribune, prĂ©fĂ©rĂ© à Draken International, ATAC, une filiale du groupe aĂ©ronautique Textron spĂ©cialisĂ©e dans les services tactiques aĂ©riens et notamment dans la formation des pilotes de l’US Air Force et de l’US Navy, se serait offert ces avions retirĂ©s du service pour un montant estimĂ© Ă  environ 21 millions d’euros.

Ces appareils de Dassault Aviation, dotés de cellules et de moteurs ATAR de Safran, étaient jusque-là conservés sur la Base aérienne de Chùteaudun.

Sur les 63 Mirage F1, 32 seraient en Ă©tat de vol (aprĂšs rĂ©vision), et le reste de la flotte nĂ©cessiterait une remise Ă  niveau (retrofit), estimĂ©e Ă  3 millions d’euros par appareil.

« Pour la remise en service de ces appareils, ATAC pourrait notamment s’appuyer sur Sabca, filiale belge de Dassault Aviation spĂ©cialisĂ©e dans la modernisation d’avions militaires, et de la PME française Secamic prĂ©sente dans la maintenance d’appareil de seconde main » avance La Tribune. « De quoi redonner 15 ans de vie de plus aux appareils (
), de nourrir les caisses de l’armĂ©e et de crĂ©er des emplois » notent, de leur cĂŽtĂ©, Les Échos.

ATAC espĂšre tirer 5 Ă  9.000 heures de vol par an Ă  vendre Ă  l’US Air Force. Ce contrat devrait reprĂ©senter dans la durĂ©e quelque 300 millions d’euros de chiffre d’affaires, selon le quotidien Ă©conomique. À noter que nos pilotes de Mirage et de Rafalepourraient figurer parmi les pilotes utilisateurs de ces Mirage F1.

Quant Ă  s’interroger sur l’intĂ©rĂȘt pour les AmĂ©ricains (et les IsraĂ©liens?) de s’entraĂźner sur et face Ă  no braves montures made in France, on rappellera que, dĂ©sormais, l’un des utilisateurs opĂ©rationnels du Mirage F1 en tant qu’appareil de combat de premiĂšre ligne est la RI d’Iran qui a intĂ©grĂ© une bonne partie de ceux vendus Ă  l’Irak de Saddam Hussein au sein de sa Nirouy-Ă© Havei-Ă© Jomhouri-Ă© Eslami-Ă© Iran (IRIAF).(1)

Note

(1) ArmĂ©e de l’air islamique iranienne.

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