Les Parisiens sont les citadins les plus chanceux du monde. Ils expĂ©rimentent avant tout le monde les joies inclusives du matriarcat version 2.0. DĂ©jĂ  administrĂ©s depuis l’hĂŽtel de ville par la dĂ©licieuse Anne Hidalgo qui ne cesse de multiplier les travaux de voirie au point que les plus anciens se croient revenus aux temps des Ateliers nationaux, les habitants de la capitale subissent en outre les dĂ©lires de ValĂ©rie PĂ©cresse, l’exquise prĂ©sidente de leur conseil rĂ©gional.

Sa soudaine dĂ©mission des RĂ©publicains au lendemain d’une claque historique et jubilatoire retentissante ne surprend guĂšre l’observateur averti. Elle se positionne dĂšs Ă  prĂ©sent pour un destin national en 2022 (Matignon ?) ou en 2027 (l’ÉlysĂ©e ?). Elle se rĂ©clame d’une « droite moderne », comprendre faire du Macron sans et contre Macron. Il s’agit ici d’une Ă©niĂšme resucĂ©e des « ModĂ©rĂ©s » si bien critiquĂ©s par Abel Bonnard. Elle anime un groupuscule de notables appelĂ© Libres !, ou plus exactement, Soyons libres !

Il importe de comprendre cette injonction comme une anti-phrase. En tant que prĂ©sidente d’Île-de-France MobilitĂ©s, la libĂ©rale libertaire sĂ©curitaire ValĂ©rie PĂ©cresse va par un vague prĂ©texte Ă©cologique remplacer le ticket magnĂ©tique de mĂ©tro – bus – RER en papier par une numĂ©risation complĂšte depuis les tĂ©lĂ©phones. Cette suppression aiguisera en rĂ©alitĂ© un nouveau et fort besoin en mĂ©taux rares supraconducteurs, ce qui entraĂźnera de nombreuses dĂ©gradations environnementales Ă  l’échelle locale en Asie, en Afrique et en AmĂ©rique latine.

Que les abonnĂ©s de la RATP et du Transilien suivent cette « évolution » technique, soit !, puisqu’ils utilisent depuis le milieu des annĂ©es 2000 le pass Navigo au lieu de la fameuse « Carte orange ». Mais pourquoi enlever toute forme de papier pour les usagers occasionnels que sont les touristes, les personnes ĂągĂ©es et les provinciaux de passage dans la capitale ? Comment feront-ils pour se dĂ©placer si des titres de transport tels Mobilis ou Paris Visite ne seront tĂ©lĂ©chargeables que sur des tĂ©lĂ©phones intelligents ? Ceux qui n’en ont pas ou qui ne souhaitent pas ĂȘtre suivis Ă  la trace devront-ils parcourir Paris et sa banlieue Ă  pied, Ă  cheval ou Ă  vĂ©lo ?

La carte Ă©lectronique d’abonnement est au mĂȘme titre que le tĂ©lĂ©phone portatif un excellent mouchard. Les donnĂ©es rĂ©cupĂ©rĂ©es (heures et stations d’arrivĂ©e et de sortie, durĂ©e du trajet) alimentent des algorithmes de surveillance de l’ensemble de la population francilienne. AssociĂ©e Ă  la vidĂ©osurveillance en pleine expansion, aux logiciels de reconnaissance faciale et Ă  l’intrusion toujours plus massive des objets connectĂ©s chez soi, la fin de la carte en papier marque la fin prochaine des libertĂ©s publiques et privĂ©es.

Du fait d’une longue et ancienne centralisation, vivre en Île-de-France – dĂ©sormais devenue Île-du-Monde – ressemble Ă  un enfer terrestre. Loin de libĂ©rer les Franciliens et les Parisiens des dĂ©sagrĂ©ments du quotidien, ValĂ©rie PĂ©cresse les enchaĂźne encore plus. À l’occasion d’une intervention donnĂ©e aux Ă©tudiants de l’École de management de Lyon Ă  l’hiver 2017 – 2018, son grand adversaire Laurent Wauquiez rĂ©agissait au rĂ©cit d’une auditrice en PrĂ©pa LittĂ©raires victime d’une loi sur l’enseignement supĂ©rieur : « C’est vrai ? C’est ValĂ©rie PĂ©cresse qui a mis ça en place ? Ah, le nombre de conneries qu’elle peut faire ! » Pour une fois, on ne peut qu’approuver le prĂ©sident dĂ©missionnaire des RĂ©publicains.

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A propos de l'auteur

Georges Feltin-Tracol

Georges Feltin-Tracol, Ă©crivain et collaborateur de nombreuses revues (notamment "RĂ©flĂ©chir & Agir") et site internet ; chroniqueur sur "Radio LibertĂ©s". Il se dĂ©signe aussi parfois comme un traditionaliste post-moderne ou un archĂ©o-futuriste. Dernier livre paru : "Pour la troisiĂšme voie solidariste. Une autre approche de la question sociale" (Éd. SynthĂšse)

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