Norbert Hofer, candidat de la formation populiste FPÖ, a ratĂ© de trĂšs peu la prĂ©sidence de l’Autriche. EuroLibertĂ©s, conformĂ©ment Ă  sa vocation, souhaite faire connaitre les rĂ©actions de journalistes, d’essayistes et d’hommes politiques sur les rĂ©percussions de ce rĂ©sultat extrĂȘmement significatif au sein d’un pays de l’Union europĂ©enne.

L’Ă©chec relatif de Norbert Hofer ne doit pas nous attrister, ni surtout assombrir les attentes de ceux des Ă©lecteurs autrichiens qui avaient placĂ© leurs espĂ©rances  dans cette victoire souhaitĂ©e, bien au delĂ  du « beau Danube bleu » 

Comme en Ă©cho Ă  l’Ă©chec de son homonyme  AndrĂ©as Hofer, « le chouan du Tyrol », qui rĂ©sista vainement il y a deux siĂšcles  à l’impĂ©rialisme napolĂ©onien, cette dĂ©faite sur le fil a comme un goĂ»t de victoire. Seuls les Ă©lecteurs expatriĂ©s, influencĂ©s par leur milieu, auront tranchĂ© en faveur d’un septuagĂ©naire Ă©cologiste.

Ce n’est pas l’avenir de l’Autriche.

Les Eurocrates de l’oligarchie bruxelloise auront senti le souffle du boulet de canon, ils n’en seront que plus dangereux. Mais grĂące Ă  ce score, espĂ©rons-le, les compteurs vont ĂȘtre remis Ă  zĂ©ro sur un certain nombre de sujets et, notamment, celui des pseudos « migrants », un peu trop rapidement  ripolinĂ©s en « rĂ©fugiĂ©s ». Le candidat Hofer, dans un rĂ©cent entretien paru dans le numĂ©ro du 19 mai de l’hebdomadaire Valeurs actuelles, n’a-t-il pas dĂ©clarĂ© : « L’Europe a besoin de rappeler ses valeurs chrĂ©tiennes humanistes et d’en finir avec cette culture d’accueil indiffĂ©renciĂ©e. Nous avons le droit de choisir qui nous laissons entrer dans le pays et qui nous ne laissons pas. »

Une heureuse affirmation qui n’est pas, apparemment, compatible avec les Ă©lucubrations papales ! L’Ă©chec Ă  deux doigts d’une victoire Ă©clatante du candidat « populiste » Norbert Hofer resplendit comme un soleil d’Austerlitz, pour rester dans la mĂ©taphore napolĂ©onienne !