Les élections québécoises arrivent à grands pas et on le sent, les Libéraux au Pouvoir depuis 2003 (sauf pour un bref intermÚde durant lequel le Parti québécois gouverna quelques mois en 2012-2013) commencent à avoir peur.

Leur bilan n’est pas trĂšs reluisant, et ce, bien que l’économie aille plutĂŽt bien. Les hausses de frais dans diffĂ©rents secteurs, les nombreux scandales de corruption dans lesquels ils furent impliquĂ©s et la mauvaise gestion, ou plutĂŽt la non-gestion, de la crise migratoire leur ont fait perdre des plumes.

Leur gouvernance visant Ă  s’assurer du support des minoritĂ©s ethniques en lançant une commission sur le racisme systĂ©mique, en subventionnant Ă  coups de millions les lobbys ethniques et en acceptant tous les accommodements religieux demandĂ©s leur a certes permis de consolider leur Ă©lectorat ethnique, qui leur Ă©tait dĂ©jĂ  acquis, mais a aliĂ©nĂ© le peu de QuĂ©bĂ©cois de souche qui votaient encore pour ce parti moribond.

Le Parti libĂ©ral le sait, il n’a pas besoin de beaucoup d’électeurs quĂ©bĂ©cois pour remporter une Ă©lection, mais il lui en faut quelques-uns, les minoritĂ©s Ă©tant encore minoritaires. Alors, jusqu’en 2033, annĂ©e oĂč les « de souche » deviendront une minoritĂ© d’aprĂšs une Ă©tude dĂ©mographique rĂ©cemment publiĂ©e, les LibĂ©raux doivent obtenir l’appui d’une frange de la population « pure laine ».

Malheureusement pour eux, ils ne semblent plus capables de sĂ©duire l’électorat « de souche » qui lui tourne dĂ©sormais le dos, si l’on se fie aux rĂ©cents sondages qui donnent la Coalition Avenir QuĂ©bec majoritaire au scrutin de cet automne.

Le saupoudrage de millions et de millions de dollars dans diffĂ©rents secteurs et rĂ©gions pour tenter d’amadouer ne serait-ce que quelques pourcentages d’électeurs n’a rien donnĂ© et ne parvient pas Ă  faire oublier les nombreux griefs qu’ont les QuĂ©bĂ©cois. Alors, comme par le passĂ©, ils en appellent Ă  la peur.

Quand ils s’opposaient au Parti quĂ©bĂ©cois, les LibĂ©raux aimaient brandir la menace d’un rĂ©fĂ©rendum sur la souverainetĂ© et des chicanes que tout cela entraĂźnerait, comme si le rĂȘve absolu du peuple Ă©tait de vivre comme des moutons sans jamais dĂ©battre ou remettre en question le statu quo.

Face Ă  la Coalition Avenir QuĂ©bec (CAQ), le Premier ministre Philippe Couillard a dĂ©cidĂ© d’agiter la menace de l’extrĂȘme droite. Depuis des semaines, il martĂšle Ă  quiconque veut l’entendre que la CAQ est un parti « d’extrĂȘme droite », un parti « populiste » qui ternirait l’image du QuĂ©bec Ă  l’étranger. Le ridicule de cette accusation n’a pas Ă©chappĂ© au parti d’extrĂȘme gauche QuĂ©bec Solidaire dont le porte-parole Gabriel Nadeau-Dubois a tenu Ă  dĂ©noncer « l’exagĂ©ration » de Couillard.

Il faut l’admettre, la CAQ se situe Ă  l’extrĂȘme droite de l’échiquier politique quĂ©bĂ©cois. À l’extrĂȘme gauche, nous avons QuĂ©bec Solidaire ; au centre gauche nous avons le Parti libĂ©ral et le Parti quĂ©bĂ©cois qui ne diffĂšrent que sur la question de la souverainetĂ© et au centre droit, nous avons la CAQ. À droite, c’est le nĂ©ant. Un Sarkozy, un Wauquiez ou un Fillon se retrouveraient donc directement Ă  l’extrĂȘme droite de l’échiquier politique quĂ©bĂ©cois. Mais est-ce que le fait que le QuĂ©bec n’ait pas de parti de droite ou de parti nationaliste fait de facto de la CAQ un parti d’extrĂȘme droite ?

Évidemment que non ! D’ailleurs, lors du passage de Marine Le Pen au QuĂ©bec, aucun dĂ©putĂ© caquiste n’a acceptĂ© de rencontrer celle qui aurait pu devenir la prĂ©sidente de la France. La CAQ de François Legault ne souhaite ni la fin de l’immigration, ni la prĂ©fĂ©rence nationale, encore moins la remigration : elle exige simplement une diminution de l’immigration ; diminution superficielle soit dit en passant. Au niveau sociĂ©tal, elle prĂŽne le statu quo, refusant de se prononcer sur le mariage gay, l’adoption par les couples homosexuels, la thĂ©orie du genre, etc.

Les QuĂ©bĂ©cois cĂšderont-ils Ă  la peur lors du prochain scrutin ? C’est ce qu’espĂšre Couillard qui mise sur cette stratĂ©gie pour gagner. Mais, cette menace ridicule risque de ne pas convaincre les QuĂ©bĂ©cois qui aprĂšs quinze ans de gouvernance libĂ©rale ont envie de passer Ă  autre chose.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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