Par Olivier Bault.

La tension est Ă  nouveau montĂ©e entre Rome et Paris aprĂšs les derniĂšres attaques verbales du prĂ©sident français contre l’Italie, formulĂ©es depuis New York. Pour Emmanuel Macron en effet, l’Italie aurait « dĂ©cidĂ© de ne pas respecter les rĂšgles du droit international » en refusant de laisser l’Aquarius dĂ©barquer ses chargements d’immigrants illĂ©gaux dans ses ports. Macron a encore parlĂ© de crise « entre l’Italie et l’Europe ». Giuseppe Conte, le Premier ministre italien, a donc rĂ©pondu que le prĂ©sident français Ă©tait libre de ses opinions, mais qu’il reprĂ©sente la France et pas l’Union europĂ©enne.

Macron a dit que je lui donnais envie de vomir et que j’étais un fasciste », a pour l’occasion rappelĂ© le ministre de l’IntĂ©rieur Matteo Salvini. Salvini a rĂ©torquĂ© au prĂ©sident français qu’il n’acceptait pas « les leçons de droit ou d’humanité » de la part d’un Emmanuel Macron qui contrĂŽle sa frontiĂšre avec l’Italie pour empĂȘcher de laisser entrer ces mĂȘmes immigrants illĂ©gaux, y compris les femmes et les enfants. Face aux 18 immigrants clandestins de l’Aquarius que la France a finalement dĂ©cidĂ© de faire venir sur son sol, Conte a rappelĂ© qu’en Italie « il y a eu 588 000 personnes dĂ©barquĂ©es en cinq ans ».

La semaine derniĂšre, au sommet europĂ©en de Salzbourg, le prĂ©sident français attaquait en ces termes l’Italie en mĂȘme temps que les quatre pays du groupe de VisegrĂĄd (Pologne, TchĂ©quie, Slovaquie et Hongrie) : « Qui gĂ©nĂšre la crise ? Ce sont ceux qui expliquent “Moi je suis dans Schengen, j’aime l’Europe quand il faut toucher des fonds structurels, j’aime l’Europe quand elle me donne de l’argent, quand elle permet la prospĂ©ritĂ© Ă  mon peuple, quand elle permet Ă  mes travailleurs d’aller mieux gagner leur vie dans des pays voisins. Mais chez moi, pas un seul migrant ne sera pris, mĂȘme pas un seul rĂ©fugiĂ© qui a droit Ă  l’asile”. [
] A un moment donnĂ©, le rĂšglement se fera simplement [
]. Les pays qui ne veulent pas davantage de Frontex ou de solidaritĂ© sortiront de Schengen, les pays qui ne veulent pas davantage d’Europe ne toucheront plus les fonds structurels. »

« Discours digne de celui d’un dictateur »

En rĂ©alitĂ©, ceux qui selon Macron « ne veulent pas davantage de Frontex ou de solidarité », ce sont justement ceux qui surveillent leur partie de la frontiĂšre extĂ©rieure de Schengen comme les y obligent les traitĂ©s europĂ©ens. Dominik Tarczynski, dĂ©putĂ© polonais du PiS et membre de l’AssemblĂ©e parlementaire du Conseil de l’Europe, spĂ©cialiste des rĂ©ponses bien senties, a rĂ©agi dans un entretien tĂ©lĂ©visĂ© en affirmant que « si l’Allemagne et la France n’aiment pas l’UE avec la Pologne et la Hongrie, qu’elles s’en aillent ».

Lenka ZlĂĄmalovĂĄ, une journaliste tchĂšque trĂšs en vue, a dĂ©crit ainsi l’attitude du prĂ©sident français Ă  Salzbourg : « Le discours [de Macron] est digne de celui d’un dictateur, prĂȘt Ă  adapter les rĂšgles de maniĂšre Ă  ce que celles-ci conviennent Ă  ses idĂ©es et l’aident Ă  faire valoir ses intĂ©rĂȘts. »

Quant aux Britanniques, ils n’ont pas apprĂ©ciĂ© que Macron traite Ă  Salzbourg les leaders de la campagne pour le Brexit de « menteurs ». Jacob Rees-Mogg, le leader des dĂ©putĂ©s pro-Brexit, s’est mĂȘme demandĂ© si Macron cherchait Ă  dĂ©tourner l’attention de l’audition de Benalla au SĂ©nat la veille, et le prĂ©sident français a Ă©tĂ© priĂ© de ne pas se mĂȘler de la politique britannique.

VoilĂ  donc pour une semaine d’activitĂ© diplomatique d’un prĂ©sident que les grands mĂ©dias français prĂ©sentent comme ayant redonnĂ© Ă  la France sa stature internationale et comme Ă©tant Ă  mĂȘme de relancer l’intĂ©gration europĂ©enne.

 Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.
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