Les mĂ©dias ont complaisamment relatĂ© l’arrestation, en fin d’étĂ©, de Robert Rochefort pour exhibition sexuelle dans un magasin de bricolage des Yvelines. Il aura confondu lieu public et lieu d’aisance pour soulager, comme il en a l’habitude, ses montĂ©es de « stress ». Il en a tout d’abord fait l’aveu lors de sa garde Ă  vue, puis l’a plus ou moins niĂ© ensuite, expliquant : « Je me suis fait piĂ©ger car je n’ai pas voulu passer la nuit en garde Ă  vue. Est-ce que j’ai paniquĂ©, est-ce que j’ai eu peur ? J’ai reconnu des choses fausses. »

Certains ricanent, d’autres espĂšrent que cela nuise aux Ă©ventuelles ambitions prĂ©sidentielles de François Bayrou, le dĂ©saxĂ© Ă©tant eurodĂ©putĂ© et vice-prĂ©sident du Modem.

Aucune violence contre qui que ce soit – autre que celle, morale, d’atteinte Ă  la pudeur pour ceux qui l’ont surpris en pleine activitĂ© – n’ayant Ă©tĂ© constatĂ©e, l’ancien directeur du « Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie » (intitulĂ© finement appropriĂ© en la circonstance !), va faire l’objet d’une procĂ©dure de composition pĂ©nale ; une mesure alternative Ă  des poursuites. Pas de procĂšs public, donc, une simple amende attendue, assortie d’une injonction de soins.

Mais quelle existence, dĂ©sormais, pour ce malade ? Peut-ĂȘtre ne rĂ©cidivera-t-il plus jamais, on l’espĂšre du moins ! s’il est un jour mĂ©dicalement guĂ©ri, mais comment pourra-t-il assumer dĂ©sormais un tel ridicule ?

Les mĂ©dias avides de « scoop », de « sensationnel », d’« audimat » qui ont portĂ© sur la place publique sa dĂ©viance, en aucune façon politique, l’ont donc bel et bien tuĂ©, plus sĂ»rement que le couperet de la dĂ©funte guillotine, et sans aucunement penser aux ravages collatĂ©raux sur sa famille. Ils se sont arrogĂ© le droit d’appliquer une peine de mort sociale. Aussi honteuse, voire davantage ! que les maladies du mĂȘme nom !

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