AprÚs la moralisation de la politique française, à quand celle des syndicats français ?

Propos recueillis par Guirec SĂšvres.

Que vous inspirent les mouvements sociaux qui Ă©branlent la France depuis le dĂ©but de l’annĂ©e, soit les difficultĂ©s Ă  Ă©vacuer des zadistes dĂ©terminĂ©s Ă  Notre-Dame-des-Landes (NDDL), les grĂšves Ă  la SNCF et les facs occupĂ©es


D’abord, la ZAD de NDDL n’est pas un mouvement social, seulement un squat ultra-politisĂ© et pseudo-Ă©cologiste : le laxisme du prĂ©cĂ©dent quinquennat a laissĂ© s’envenimer une situation qui aurait dĂ» ĂȘtre rĂ©glĂ©e en deux heures par l’intervention d’une poignĂ©e de gendarmes dĂ©terminĂ©s : pour cela, il aurait fallu imposer l’autoritĂ© de l’État par la force, au risque, effectivement, de quelques horions distribuĂ©s sur ces fameux « punks Ă  chiens » qui n’ont jamais Ă©tĂ© de gentils cultivateurs Ă©cologistes refusant l’abomination du capitalisme
 Devant l’inertie du gouvernement Ayrault, l’extrĂȘme gauche a vu l’occasion inespĂ©rĂ©e d’en dĂ©coudre et le nouveau prĂ©sident Emmanuel Macron a non seulement reniĂ© une de ses promesses Ă©lectorales en abandonnant le projet d’aĂ©roport, mais montre qu’il est terrorisĂ© Ă  l’idĂ©e qu’il y ait des « victimes » parmi les zadistes dĂ©gagĂ©s
 À prĂšs d’un mois du dĂ©but de l’évacuation, on lit ainsi dans Le Monde qu’« aprĂšs avoir concouru Ă  l’éviction de 29 squats sur les 97 recensĂ©s Ă  Notre-Dame-des-Landes, la gendarmerie nationale est dĂ©sormais dans l’attente de pouvoir poursuivre ses opĂ©rations », tandis qu’« un cadre de la place Beauvau » s’autosatisfait que « la mission (ait) Ă©tĂ© remplie »  Des esprits chagrins pourraient toutefois considĂ©rer qu’il aura fallu prĂšs d’un mois Ă  2 500 gendarmes opposĂ©s Ă  100 crasseux pour conquĂ©rir un tiers seulement d’une dĂ©chetterie
 Dans le mĂȘme temps, certains responsables politiques rĂ©clamaient d’aller faire la guerre Ă  Bachar al-Assad Ă  l’autre bout du monde. On revient donc de loin
 Ă  ĂȘtre restĂ© chez nous !

greves sncf

Et les grÚves à la SNCF ?

Une grĂšve n’a de sens que si elle est ponctuelle et massive : avant mĂȘme qu’elles ne dĂ©butent, celles-ci ont Ă©tĂ© annoncĂ©es comme « perlĂ©es » sur plusieurs mois, seul un tiers des employĂ©s ont suivi le mouvement et leur nombre ne cesse de fondre de semaine en semaine
 Constater que ces grĂšves sont un Ă©chec ne semble pas pĂ©remptoire, mĂȘme si les responsables syndicaux sont adeptes de la MĂ©thode CouĂ© en rabĂąchant que les chiffres sont faussĂ©s
 NĂ©anmoins, et c’est lĂ  une preuve supplĂ©mentaire, les cinq centrales syndicales auto-proclamĂ©es « reprĂ©sentatives » se sont chacune rassemblĂ©es de leur cĂŽtĂ© le 1er mai ; incapables de s’entendre pour un simple dĂ©filĂ© symbolique, comment peut-on imaginer qu’elles puissent convaincre les Français de les soutenir ? D’autant qu’avant mĂȘme que ne dĂ©bute le conflit, tout le monde affirmait que le gouvernement d’Édouard Philippe jouerait sa crĂ©dibilitĂ© sur la rĂ©forme de la SNCF : s’il reculait, il Ă©tait mort
 Ce qui n’est pas le cas des centrales syndicales qui depuis longtemps ne comptent plus sur les cotisations de leurs adhĂ©rents pour survivre, mais sur les largesses d’un État dont il n’est pas impossible, et mĂȘme trĂšs probable, qu’il les tienne toutes Ă  sa merci : aprĂšs la moralisation de la politique française, il ne tient qu’à lui de faire de mĂȘme des syndicats français. Leurs responsables le savent parfaitement.

Reste donc le blocage des facs


Un blocage qui n’a pas touchĂ© l’ensemble des facs et qui, Ă  l’évidence, s’essouffle, dont tout le monde s’est accordĂ© Ă  prĂ©voir l’arrĂȘt dĂšs les vacances d’étĂ© et dont il ne restera probablement dans les esprits que les dĂ©gradations et les vols pour prĂšs d’un million d’euros dans certaines universitĂ©s françaises
 Notez que c’est cinq fois moins que les dĂ©gĂąts de Notre-Dame-des-Landes et une « plaisanterie » par rapport aux 20 millions que la SNCF perd chaque jour de grĂšve
 Rappelons-nous que c’est en 2008 que le Premier ministre d’alors, François Fillon, avait dĂ©clarĂ© que « les caisses de l’État français » Ă©taient vides
 Une dĂ©cennie plus tard, elles avaient donc Ă©tĂ© sacrĂ©ment remplies et ne demandaient qu’à ĂȘtre vidĂ©es
 Sans doute une exception française, lĂ  encore !

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