En 2018 au Canada, trois Ă©lections provinciales ont permis de dĂ©loger des gouvernements menĂ©s par les LibĂ©raux. Ces trois provinces, l’Ontario, le QuĂ©bec et le Nouveau-Brunswick ont Ă©lu des gouvernements de droite ou centre-droit, qui avaient comme point commun d’ĂȘtre fort critiques des politiques d’immigration de Justin Trudeau Ă  Ottawa.

On aurait pu souhaiter une coalition, ou du moins une alliance tacite entre ces trois provinces qui sont au centre du pays. Une telle union aurait donnĂ© une force incroyable aux Conservateurs canadiens qui vont affronter Justin Trudeau Ă  l’automne 2019. Mais, par stupiditĂ©, au lieu de canaliser le peuple contre les politiques libĂ©rales, les Conservateurs ontariens et nĂ©o-brunswickois ont suscitĂ© des crises linguistiques aussi inutiles qu’infondĂ©es, rendant impossible un front commun avec le QuĂ©bec, tout en donnant la chance Ă  Justin Trudeau de se sortir de cet Ă©pisode en se prĂ©sentant comme le champion des Canadiens français, ce qui est un comble, et de compter sur l’appui des Ă©lecteurs francophones lors des prochaines Ă©lections.

En Ontario, c’est l’abandon du projet d’une universitĂ© francophone, pourtant promise par Doug Ford, qui a mis le feu aux poudres, ça et la fermeture du Commissariat aux services en français. Cette crise, qu’il a lui-mĂȘme crĂ©Ă©e, fit en sorte d’aliĂ©ner la population francophone. La seule dĂ©putĂ©e conservatrice de langue française, Amanda Simard, dĂ©missionna, Ă  raison, et pense aujourd’hui rejoindre les LibĂ©raux.

Chat Ă©chaudĂ© craignant l’eau froide, il est peu probable que les Franco-Ontariens appuient les Conservateurs au scrutin fĂ©dĂ©ral de l’automne, malgrĂ© le recul partiel de Ford sur la question des services en français. Ford a tenu Ă  tendre la perche Ă  Trudeau : si les francophones veulent leur universitĂ©, c’est Trudeau qui doit la payer. Nonobstant le fait qu’il s’agit ici de l’abandon d’un champ de compĂ©tence provincial, l’éducation, Ford donne la chance Ă  Trudeau de se prĂ©senter comme le hĂ©ros du jour.

Le Premier ministre progressiste-conservateur Blaine Higgs a agi de la mĂȘme maniĂšre au Nouveau-Brunswick. LĂ  aussi, le gouvernement ne compte que sur un dĂ©putĂ© francophone, qui pour le moment reste dans le rang. RĂ©cemment, Higgs annonçait, aprĂšs avoir aboli l’obligation de bilinguisme pour les ambulanciers, que les Jeux de la Francophonie qui devaient se tenir dans cette province, oĂč le tiers de la population est acadien, donc francophone, n’auraient pas lieu, Ă  moins que Trudeau n’accepte de s’investir et d’y mettre des sous. Bref, Higgs demande Ă  Trudeau de venir sauver les francophones.

Dans les deux cas, l’absence de sens politique est indĂ©niable. Ford et Higgs auraient pu dĂ©montrer aux francophones que les Conservateurs seraient de leur cĂŽtĂ©, et que leurs droits ne seraient pas remis en cause, une orientation que l’ancien Premier ministre conservateur Stephen Harper avait suivie, ce qui lui avait permis d’obtenir un appui considĂ©rable au QuĂ©bec et ainsi de prendre le pouvoir Ă  Ottawa. Mais ils ont empruntĂ© la voie inverse, s’aliĂ©nant les importantes minoritĂ©s francophones qui vont se jeter dans les bras des LibĂ©raux Ă  l’automne et peut-ĂȘtre permettre ce que personne n’ose imaginer, soit la rĂ©Ă©lection d’un Justin Trudeau ! S’il est rĂ©Ă©lu, Ford et Higgs devront en porter la responsabilitĂ©.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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