Ce n’était qu’une question temps comme je l’écrivais dans le quotidien PrĂ©sent avant que la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche ne soit victime de la censure sur le rĂ©seau Facebook. Persona non grata au Parlement de QuĂ©bec Ă  cause d’idĂ©es « non-parlementaires », la FĂ©dĂ©ration est dĂ©sormais dans le collimateur des censeurs, ce qui fera plaisir au nĂ©buleux organisme Canadian Anti-Hate Network qui avait demandĂ© dans le New York Times au rĂ©seau social de sĂ©vir contre la FĂ©dĂ©ration. Cette semaine, c’était au tour du rĂ©seau gouvernemental CBC d’exiger la censure des groupes quĂ©bĂ©cois sur les rĂ©seaux sociaux.

Pour le moment, Facebook accuse la FĂ©dĂ©ration de propagande haineuse Ă  cause de la publication d’un lien prĂ©sentant diverses statistiques sur l’immigration de masse accompagnĂ© du commentaire « L’aspect invasion de l’immigration est de plus en plus indĂ©niable ». On n’explique pas en quoi celle-ci fait la promotion de la haine. Il s’agit d’une critique du systĂšme d’immigration, ce qui est tout Ă  fait lĂ©gal, mĂȘme au Canada de Justin Trudeau oĂč justement l’immigration fait les manchettes depuis quelques semaines. Il faut le noter, ni la FĂ©dĂ©ration, ni ses membres n’ont Ă©tĂ© reconnus coupables, ou mĂȘme accusĂ©s de propagande haineuse. Facebook fait du zĂšle au niveau de la censure.

Mais ça, rien de nouveau.

La semaine derniĂšre, le chroniqueur laĂŻciste Richard Martineau du Journal de MontrĂ©al, avait Ă©tĂ© censurĂ© pour avoir osĂ© dire que seule une femme pouvait accoucher. Commentaire Ă©videmment hautement « transphobe » qui valut  au haineux personnage une punition d’une semaine loin des rĂ©seaux sociaux.

DĂ©but avril, c’était la commentatrice et youtubeuse conservatrice Faith Goldy qui avait Ă©tĂ© expulsĂ©e de Facebook suite aux nouvelles politiques mises en place par le gĂ©ant du web pour combattre le « nationalisme blanc », en rĂ©action aux attaques de Christchurch. Par contre, on pourrait noter qu’aprĂšs les attaques hautement plus meurtriĂšres de PĂąques au Sri Lanka, aucune mesure du genre ne fut prise. On ne se dĂ©cida pas Ă  bannir quiconque faisait la promotion du voile ou de la charia, alors qu’on cible toute personnalitĂ© conservatrice ou nationaliste Ă  cause de la tuerie nĂ©ozĂ©landaise. La censure est Ă  sens unique.

Le danger de la politique liberticide de Facebook n’est pas tant pour ceux qui sont exclus que pour ceux qui restent. Les gens comme Faith Goldy n’ont pas besoin des rĂ©seaux sociaux et ne cesseront pas d’ĂȘtre qui ils sont ou de dire ce qu’ils disent parce qu’ils ont Ă©tĂ© expulsĂ©s du rĂ©seau social. Ils se trouveront d’autres moyens d’expression et rejoindront, avec peut-ĂȘtre plus d’efforts, un public intĂ©ressĂ©. La menace pĂšse sur ceux qui restent.

Il y a un an, Facebook s’en prenait au « suprĂ©matisme blanc », puis cette annĂ©e au « nationalisme blanc ». Dans les deux cas, il s’agit de termes vagues qui permettent Ă  Facebook d’exercer un contrĂŽle sur les commentaires et d’éviter toute critique, car lorsque quelqu’un est banni, personne n’oser venir le dĂ©fendre, car ce serait s’associer au « suprĂ©matisme blanc ». L’usage de ce terme a comme objectif de sidĂ©rer les adversaires tout en se donnant un air vertueux. Mais, on constate qu’il y a une gradation thĂ©orique. La guerre aux « suprĂ©matistes » fait maintenant place Ă  la lutte aux « nationalistes ». Et est « nationaliste blanc » quiconque, soit-il blanc, jaune ou noir, qui remet en question les politiques migratoires mises en place par les traĂźtres qui ne pensent pas Ă  l’avenir et au bien-ĂȘtre des peuples qu’ils gouvernent.

Cette gradation relĂšve de la stratĂ©gie du saucisson ou de la grenouille dans l’eau chaude. C’est par petits pas que la libertĂ© d’expression est assassinĂ©e. Si du jour au lendemain on avait annoncĂ© que toute critique de l’immigration Ă©tait illĂ©gale, il y aurait eu une levĂ©e de boucliers et des dĂ©nonciations. Mais en y allant goutte par goutte, on rend la chose moins rĂ©voltante et on Ă©vite la contestation.

Le danger Ă  long terme, c’est que ceux encore prĂ©sents sur les rĂ©seaux sociaux risquent de modifier leur discours pour s’adapter aux nouvelles rĂšgles arbitraires mises en place par l’équipe de Zuckerberg. On Ă©vite de parler d’immigration, on recule pour garder le droit de s’exprimer sur les rĂ©seaux sociaux sans comprendre qu’on a le droit de parler, mais qu’on ne peut plus rien dire. Ce contrĂŽle du discours n’est pas sans rappeler la philosophie derriĂšre l’imposition de la novlangue dans le prophĂ©tique roman d’Orwell.

D’ailleurs les comparatifs entre Facebook et Big Brother, qui Ă©pie, surveille, note, endoctrine, limite la parole, sont trop Ă©vidents pour qu’il vaille la peine de les Ă©numĂ©rer ici.

Être banni de ces rĂ©seaux n’est pas une mort sociale, loin de lĂ , c’est un premier pas pour retrouver notre libertĂ© de dire que 2 et 2 font 4.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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