par Olivier Bault.

Tandis que les amis de Bruxelles en Roumanie expulsent le correspondant du site de rĂ©information sur l’Europe centrale et orientale VisegrĂĄd Post (voir PrĂ©sent du 8 novembre), les amis de Bruxelles en Pologne cherchent Ă  interdire les manifestations organisĂ©es par les milieux nationalistes Ă  l’occasion du centenaire de l’IndĂ©pendance recouvrĂ©e de la Pologne. L’ironie de la situation, c’est que ce sont les mĂȘmes qui, depuis trois ans, entre autres accusations d’atteintes Ă  la dĂ©mocratie et Ă  l’Etat de droit, avancent de supposĂ©es violations du droit de manifester librement que commettrait le gouvernement conservateur sous la houlette du parti Droit et Justice (PiS). Dans la ville de WrocƂaw oĂč une Marche de l’IndĂ©pendance a Ă©tĂ© interdite au dĂ©but de la semaine par le maire sortant de la ville proche de la Plateforme civique (PO) de Donald Tusk, il pouvait exister des raisons objectives : il y avait parmi les organisateurs des gens qui avaient dĂ©jĂ  Ă©tĂ© condamnĂ©s pour des propos antisĂ©mites. Les tribunaux polonais sont toutefois gĂ©nĂ©ralement favorables aux manifestants, et cette interdiction a Ă©tĂ© malgrĂ© tout renversĂ©e au motif qu’on ne peut pas interdire une manifestation simplement parce que l’on prĂ©voit que des infractions ou dĂ©lits pourraient y ĂȘtre commis.

En revanche, il n’y avait pas de raison d’interdire la grande Marche de l’IndĂ©pendance annuelle organisĂ©e par les milieux nationalistes Ă  Varsovie, car les organisateurs de cette manifestation n’ont, eux, pas Ă©tĂ© condamnĂ©s et ne sont pas connus pour avoir tenu de quelconques propos racistes ou antisĂ©mites. Et quoi qu’en aient dit les grands mĂ©dias Ă©trangers l’annĂ©e derniĂšre, cette manifestation n’a rien de fasciste ou de nĂ©onazie. Comment le pourrait-elle, d’ailleurs, alors qu’y participent d’anciens combattants de l’Insurrection de Varsovie d’aoĂ»t-septembre 1944 et alors que les symboles de la lutte contre le nazisme et le communisme y sont omniprĂ©sents ! Cela n’a pas empĂȘchĂ© le maire sortant de la PO, aprĂšs avoir consultĂ© le nouveau maire Ă©lu du mĂȘme parti, d’interdire mercredi cette marche au motif que la venue de fascistes et de nĂ©onazis en provenance de pays Ă©trangers serait Ă  craindre, et au motif que Varsovie aurait dĂ©jĂ  assez souffert des nationalismes. DrĂŽle d’interprĂ©tation de l’histoire ! Varsovie a souffert non pas des nationalismes, mais de la barbarie nationale-socialiste allemande et du totalitarisme international-socialiste russe. DĂ©jĂ , avant de prononcer cette interdiction, le maire Hanna Gronkiewicz-Waltz, qui Ă©tait vice-prĂ©sidente du parti de Donald Tusk de 2006 à 2017, promettait de demander la dissolution de la Marche Ă  la moindre banderole douteuse ou au moindre fumigĂšne. VoilĂ  une rigueur dont elle n’a jamais fait preuve Ă  l’égard des manifestations contre le gouvernement actuel, ou encore les « manifestations noires » pour l’avortement !

Comme on pouvait s’y attendre, un tribunal a renversĂ© sa dĂ©cision jeudi. Le Premier ministre Mateusz Morawiecki et le prĂ©sident Andrzej Duda ont toutefois saisi l’occasion pour annoncer pour le centenaire de l’indĂ©pendance une Marche de l’IndĂ©pendance officielle empruntant le trajet prĂ©vu pour celle organisĂ©e par les nationalistes, Ă  laquelle ces derniers sont bien entendu invitĂ©s Ă  participer eux aussi.

Article paru dans les colonnes du quotidien Présent.

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