« Afin de pouvoir ĂȘtre en sĂ©curitĂ©, les AmĂ©ricains doivent Ă©galement consentir Ă  ĂȘtre espionnĂ©s sur chaque courriel, chaque site internet visitĂ©, chaque appel tĂ©lĂ©phonique, chaque lettre Ă©crite, chaque utilisation de carte de crĂ©dit
 Les citoyens ne seront pas en sĂ©curitĂ© s’ils n’acceptent pas de vivre sous l’État policier le plus absolu de l’histoire de l’humanitĂ©. »

Cette citation tirĂ©e de la prĂ©face du livre de Paul Craig Roberts illustre la problĂ©matique de son livre (L’AmĂ©rique perdue, du 11 septembre Ă  la fin de l’illusion Obama, Ă©ditions Xenia) sur la fabrique du consentement ou comment une oligarchie puissamment aidĂ©e par la presse dominante met en fermage une population peu armĂ©e pour rĂ©sister Ă  cette mise en coupe rĂ©glĂ©e.

Paul Craig Roberts n’a rien d’un hurluberlu et connaĂźt le systĂšme de l’intĂ©rieur. Économiste, ancien membre de l’équipe de Reagan, membre de l’Institut Hoover, opposant rĂ©solu de la politique de George Bush et des nĂ©oconservateurs, il anime un blog suivi par des millions d’amĂ©ricains. Son livre reprend l’essentiel de ses articles entre aoĂ»t 2008 et novembre 2016 au lendemain de l’élection de Donald Trump.

Wikileaks fournit une bonne illustration d’une politique de rĂ©pression systĂ©matique contre ceux qui s’opposent Ă  l’empire. Julian Assange citoyen australien vit comme un reclus depuis juin 2012 Ă  l’ambassade d’Equateur Ă  Londres craignant d’ĂȘtre extradĂ© d’abord en SuĂšde (Ă  la suite d’une plainte fantaisiste d’agression sexuelle) puis aux Etats-Unis oĂč Mike Huckabee ancien gouverneur de l’Arkansas et ex-candidat rĂ©publicain Ă  la prĂ©sidence rĂ©clame ouvertement sa mise Ă  mort. Amazon Ă  la suite des pressions amĂ©ricaines a renoncĂ© Ă  diffuser les informations contenues dans les documents de Wikileaks. Les trĂšs nombreux mĂ©dias influencĂ©s par George Soros ne seront pas en reste pour discrĂ©diter Assange.

Analysant l’élection prĂ©sidentielle de novembre 2016 qui a vu la victoire de Donald Trump alors que les mĂ©dias amĂ©ricains soutenaient quasi unanimement Clinton, Craig Roberts constate que « les mĂ©dias prostituĂ©s et les institutions politiques des deux partis n’ont aucune crĂ©dibilitĂ© auprĂšs du peuple amĂ©ricain ».

Article paru sur le de l’OJIM.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.