Comme je le mentionnais rĂ©cemment dans le quotidien PrĂ©sent, l’Ontario de Doug Ford se dotera d’un plan pour assurer la libertĂ© d’expression sur les campus universitaires. Les universitĂ©s Ă©tant censĂ©es ĂȘtre des lieux de recherche et de dĂ©bat, impossible de mener Ă  bien une telle mission sans une libertĂ© d’expression totale.

Depuis des annĂ©es le climat acadĂ©mique s’est gangrenĂ© au Canada, la gauche sociĂ©tale ayant le monopole dans les facultĂ©s et l’extrĂȘme gauche antifasciste s’assurant que personne ne puisse exprimer des points de vue n’étant pas considĂ©rĂ©s comme orthodoxes.

Mais, le QuĂ©bec, province voisine de l’Ontario, ne semble pas encore rĂ©aliser l’importance de la libertĂ© d’expression dans le monde acadĂ©mique et ne semble pas voir la menace rĂ©elle qui pĂšse contre ce droit primordial.

Pourtant, la situation n’est pas moins grave au QuĂ©bec qu’en Ontario. Lesantifas ont par le passĂ© fait annuler des confĂ©rences donnĂ©es par des penseurs n’étant pas assez prĂšs de l’idĂ©ologie dominante, et les professeurs qui sortent du lot se voient ostracisĂ©s, comme le fut l’anarchiste Normand Baillargeon qui pourtant enseignait Ă  la trĂšs Ă  gauche UQAM. Sa dĂ©fense de la libertĂ© d’expression et ses opinions non conformistes en Ă©ducation avaient fait de lui un paria.

Alors, pendant que l’Ontario planche sur un plan pour dĂ©fendre la libertĂ© de penser sur le campus, rien n’est fait au QuĂ©bec, et si l’on se fie Ă  une rĂ©cente demande Ă©manant d’une association Ă©tudiante de l’UniversitĂ© McGill, les choses pourraient empirer dans la Belle Province.

La Student’s Society of McGill University (SSMU) souhaite l’adoption d’une motion visant Ă  interdire aux Ă©lus, employĂ©s et bĂ©nĂ©voles des associations Ă©tudiantes d’ĂȘtre affiliĂ©s d’une façon quelconque Ă  un groupe « d’extrĂȘme droite ». Pour l’association Ă©tudiante de l’universitĂ© anglophone, « l’étiquette d’extrĂȘme droite peut s’appliquer Ă  tout, de la monarchie absolue au nazisme ». C’est l’exĂ©cutif de la SSMU qui dressera une liste des groupes interdits.

Ainsi, si la motion est acceptĂ©e, quiconque est liĂ©, sur les rĂ©seaux sociaux ou autre, Ă  un groupe « d’extrĂȘme droite », et on comprend bien qu’un organisme s’opposant Ă  l’immigration de masse, mĂȘme s’il est de nature libĂ©rale, tombera dans cette catĂ©gorie, ne pourra occuper de poste rĂ©munĂ©rĂ© ou non au sein d’une association Ă©tudiante, mĂȘme s’il est dĂ»ment Ă©lu par les Ă©tudiants.

VoilĂ  une drĂŽle de vision de la dĂ©mocratie. On peut participer Ă  l’exercice dĂ©mocratique tant et aussi longtemps qu’on professe uniquement des idĂ©es approuvĂ©es par le systĂšme. Le parti unique n’a pas Ă©tĂ© proposĂ©, mais les limites du dĂ©bat sont dressĂ©es. Toutes les idĂ©es seront possibles d’ĂȘtre dĂ©battues, si elles sont prĂ©alablement approuvĂ©es, ce qui donnera l’impression de respecter les principes dĂ©mocratiques dont se gargarise la SSMU. La dĂ©mocratie est rĂ©servĂ©e aux bien-pensants, les autres devront s’abstenir.

Pour justifier cette motion antidĂ©mocratique et liberticide, le vice-prĂ©sident externe Connor Spencer invoque la prĂ©sence sur le campus Ă  l’automne 2017 d’affiches de « Generation Identity ». Évidemment, ce groupe affiliĂ© Ă  GĂ©nĂ©ration identitaire n’est ni monarchiste, ni nazi, mais reprĂ©sente pour Spencer une organisation « suprĂ©maciste blanche ». D’oĂč son dĂ©sir de lancer une Ă©puration et de bannir les mal-pensants.

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A propos de l'auteur

RĂ©mi Tremblay

RĂ©mi Tremblay, Ă©diteur du Harfang, porte-parole de la FĂ©dĂ©ration des QuĂ©bĂ©cois de souche, collaborateur Ă  plusieurs journaux (PrĂ©sent, Livr’Arbitres, Council of Euro-Canadians et Alternative Right) ; il a dĂ©jĂ  publiĂ© le livre "Les Acadiens : du Grand DĂ©rangement au Grand Remplacement" et "Le Canada français, de Jacques Cartier au gĂ©nocide tranquille" (avec Jean-Claude Rolinat) aux Ă©ditions Dualpha. Il est le correspondant d'EuroLibertĂ©s au Canada.

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