Il y a dix ans, le 2 septembre 2009, dĂ©cĂ©dait Ă  l’ñge de 75 ans d’une crise cardiaque Ă  Buenos Aires Mohamed Ali Seineldin. Si cette personnalitĂ© reste mĂ©connue en Europe hors des cercles hispanophones, il a pourtant Ă©tĂ© un remarquable activiste nationaliste argentin.

NĂ© le 12 novembre 1933 Ă  ConcepciĂłn del Uruguay dans la province d’Entre RĂ­os, Mohamed Ali Seineldin vient d’une famille druze d’origine libanaise. Ayant grandi sous la dĂ©cennie pĂ©roniste, il s’engage dans l’armĂ©e et se convertit au catholicisme de tradition. Seineldin signifiant en arabe « Protecteur de la foi », il rendra toute sa vie un culte particulier Ă  la Vierge Marie tout en conservant ses prĂ©noms musulmans par respect pour ses parents.

Officier commando d’infanterie, il participe Ă  la tentative de reconquĂȘte des Malouines occupĂ©es par la perfide Albion en 1983. MalgrĂ© la dĂ©faite, il garde le respect de ses hommes. Hostile aux États-Unis d’AmĂ©rique, au sionisme et au mondialisme, il partage des idĂ©es assez semblables Ă  celles de l’Étatsunien rĂ©fractaire Lyndon LaRouche. Ce proche du thĂ©oricien nationaliste-rĂ©volutionnaire Norberto Ceresole s’élĂšve vite contre l’épuration des cadres de l’armĂ©e entreprise par le gouvernement nĂ©o-dĂ©mocratique de Raul Alfonsin.

En 1988, il s’empare de la caserne de Villa Martelli prĂšs de Buenos Aires. AttachĂ© militaire au Panama, il assiste Ă  l’invasion et Ă  l’occupation de ce petit pays stratĂ©gique par la soldatesque yankee en 1989. La scandaleuse arrestation de Manuel Noriega prĂ©figure celle des prĂ©sidents rĂ©sistants Slobodan Milosevic, Saddam Hussein et Radovan Karadzic ainsi que l’assassinat du Guide libyen Kadhafi.

Sous la prĂ©sidence du traĂźtre pĂ©roniste et kleptocrate notoire Carlos Menem, le colonel Seineldin fomente en 1990 un second coup d’État qui Ă©choue en raison de la torpeur des troupes et de l’apathie de la population. Mohamed Ali Seineldin devient la principale figure des « carapintadas », ces militaires nationaux-rĂ©volutionnaires qui maquillent leur visage de camouflage. MalgrĂ© les Ă©checs rĂ©pĂ©tĂ©s, les « carapintadas » marqueront durablement le lieutenant-colonel des parachutistes vĂ©nĂ©zuĂ©lien Hugo Chavez.

ArrĂȘtĂ© puis jugĂ©, Mohamed Ali Seineldin est condamnĂ© Ă  la dĂ©tention perpĂ©tuelle. Il rĂ©dige en 1992 dans sa cellule une SynthĂšse du projet mondialiste « Nouvel Ordre » qui doit ĂȘtre imposĂ© dans les nations ibĂ©ro-amĂ©ricaines. Il y dĂ©nonce le « Nouvel Ordre mondial » et l’impĂ©rialisme cosmopolite Ă©tatsunien.

GraciĂ© par le prĂ©sident Eduardo Duhalde en 2003, il rĂ©intĂšgre le cadre de rĂ©serve des forces armĂ©es. Ce partisan des aires de dĂ©veloppement autocentrĂ©es crĂ©e d’abord un groupuscule politique, le Mouvement pour l’identitĂ© nationale et l’intĂ©gration ibĂ©ro-amĂ©ricain, avant de rejoindre le Parti populaire de la Reconstruction d’orientation nationaliste catholique fondĂ© en 1996 par l’un de ses anciens lieutenants, Gustavo Breide Obeid. Le colonel Seineldin soutient donc une troisiĂšme voie nationale, populaire, sociale et continentale autant opposĂ©e Ă  l’ultra-libĂ©ralisme bankstĂ©riste qu’au collectivisme marxiste. Il n’hĂ©sita jamais au cours de sa vie Ă  mettre ses idĂ©es au bout de sa peau, quitte Ă  le payer parfois chĂšrement.

Le colonel Mohamed Ali Seineldin reprĂ©sente aux cĂŽtĂ©s du « Commandant ZĂ©ro », le Nicaraguayen Eden Pastora, et du « Commandante » bolivarien Hugo Chavez, l’exemple mĂȘme du combattant politique soucieux des intĂ©rĂȘts conjoints de sa nation et de l’AmĂ©rique romane. Sa vie demeure plus que jamais une source d’inspiration pour tous les rĂ©volutionnaires-conservateurs du monde entier.

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