Entretien avec Paul-Louis Beaujour, auteur du livre White Power ! George Lincoln Rockwell, le FĂŒhrer amĂ©ricain (Éditions DĂ©terna).

George Lincoln Rockwell a Ă©tĂ© le fondateur de l’American Nazi Party (ANP), le champion de la provocation et de l’exubĂ©rance assumĂ©es, le crĂ©ateur et le promoteur indomptable du « White Power », le supposĂ© « homme le plus haĂŻ d’AmĂ©rique », celui dont l’une des biographies a tout simplement Ă©tĂ© intitulĂ©e : Hate ! Tout un programme, Ă  premiĂšre vue


Rockwell a effectivement Ă©tĂ© tout ça Ă  la fois ! Ancien publicitaire et Ă©diteur, il connaissait bien les ficelles de la « mĂ©diatisation », de la provocation et de l’agit-prop qu’il a pratiquĂ©es pendant plus de dix ans avec, si l’on en croit les rĂ©actions exacerbĂ©es des mĂ©dias et des lobbies de l’époque (1958-1967), un succĂšs incontestable.

Comment expliquez-vous la sulfureuse « célébrité » dont Georges Lincoln Rockwell bénéficie toujours, cinquante ans aprÚs son assassinat ?

Beaucoup de « personnalitĂ©s » de la droite dite « extrĂȘme » et « suprĂ©matiste » blanche amĂ©ricaine des annĂ©es 80/90 ont fait leurs premiĂšres armes aux cĂŽtĂ©s de l’ANP de Rockwell ou pas trĂšs Ă©loignĂ©s de celui-ci : David Duke, William Pierce, Matt Koehl, Tom Metzger, etc. Et ces derniers ont Ă  leur tour fortement influencĂ© les nouvelles tĂȘtes pensantes de l’« alt-right » des annĂ©es 2000. Rockwell est en quelque sorte le « grand aĂźné » des racialistes contemporains, le cĂŽtĂ© « national-socialiste » franchement assumĂ© du personnage ayant Ă©tĂ© quelque peu Ă©clipsĂ©…

Une entente entre racistes noirs et racistes blancs aurait-elle pu se développer et peser un jour dans le débat politique américain ? 

Je prĂ©fĂšre Ă©viter le terme « raciste » galvaudĂ© et abscons et parler de « pro-Blancs » ou « pro-Noirs », ou « pro-Hispaniques », etc. Il ne fut jamais vraiment question d’une « entente » entre le parti de Rockwell et les Black Muslims de Malcolm X, mais les deux groupes avaient en commun la volontĂ© d’un « sĂ©paratisme » racial intĂ©gral et faisaient tous les deux preuve d’un antisĂ©mitisme virulent. C’est sur ces deux points, et seulement sur ces deux points, que Rockwell fut invitĂ© (par deux fois) Ă  s’exprimer devant plus de 8 000 Noirs plutĂŽt bienveillants, Rockwell ne pouvant Ă©videmment pas passer Ă  cĂŽtĂ© d’un « coup » mĂ©diatique aussi Ă©norme ! NĂ©anmoins, aux États-Unis, l’idĂ©e de territoires, de rĂ©gions exclusivement rĂ©servĂ©es aux Blancs ou aux Noirs n’a depuis ces annĂ©es-lĂ  pas Ă©tĂ© complĂštement abandonnĂ©e par certains.

 Rockwell en grande tenue entourĂ© par les premiĂšres recrues de la Wuffens. On reconnaĂźt J.V. Morgan Ă  droite du Com­man­der avec son ceinturon de
 cowboy !

Rockwell en grande tenue entourĂ© par les premiĂšres recrues de la Wuffens. On reconnaĂźt J.V. Morgan Ă  droite du Com­man­der avec son ceinturon de
 cowboy !

Vous Ă©crivez que George Lincoln Rockwell clamait bien haut ce que beaucoup de ses compatriotes pensaient (et pour certains, continuent Ă  penser) tout bas
 Quoi, par exemple ?

Que le fameux « melting pot » cher aux « LibĂ©raux » est une lubie, que la mixitĂ© raciale est un facteur de dĂ©cadence et de dĂ©culturation, que le Communisme (on est en 1960/67) et le « lobby juif » ne font qu’un et souhaitent l’anĂ©antissement de l’AmĂ©rique blanche et chrĂ©tienne, que la criminalitĂ©, les Ă©meutes et l’amoralitĂ© sont le fait des Noirs dans la trĂšs grande majoritĂ© des cas, que les juges et les mĂ©dias sont pour la plupart acquis aux lobbies, que l’Homme Blanc (le « petit » Blanc) est le seul qui n’a qu’un droit : celui de battre sa coulpe, etc.

S’il n’avait pas Ă©tĂ© assassinĂ©, Georges Lincoln Rockwell aurait-il pu finir par rĂ©ussir Ă  s’imposer dans la sociĂ©tĂ© amĂ©ricaine ?

S’imposer politiquement en tant que « nazi », certainement pas. Les AmĂ©ricains sont bien trop attachĂ©s Ă  leur concept de « dĂ©mocratie ». Mais faire accepter son discours en tant que dĂ©fenseur de l’Homme Blanc (White Power) et de combattant anti-mixitĂ© raciale, Ă©tant donnĂ© l’évolution des États-Unis depuis 1967 et l’affluence croissante Ă  ses derniers meetings (3 000 en plein air Ă  Chicago en 1966 !), et en abandonnant progressivement le swastika, Rockwell serait certainement devenu incontournable.

White Power ! George Lincoln Rockwell, le FĂŒhrer amĂ©ricain de Paul-Louis Beaujour, Éditions DĂ©terna, Collection « Documents pour l’Histoire », dirigĂ©e par Philippe Randa, 432 pages, 37 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

White Power ! George Lincoln Rockwell, le FĂŒhrer amĂ©ricain de Paul-Louis Beaujour, Éditions DĂ©terna.

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