Chaque annĂ©e, aux approches de NoĂ«l, je me souviens de ce NoĂ«l indochinois oĂč, aprĂšs avoir perdu en quelques minutes 90 hommes, le 5e bataillon parachutiste Ă©tait entiĂšrement encerclĂ© par les Viets dans les montagnes du Ba-Vi. C’était mon baptĂȘme du feu. Mais avant de lancer une contre-attaque victorieuse, le GĂ©nĂ©ral de Lattre nous fit parachuter des arbres de NoĂ«l. AprĂšs cela, s’il nous avait demandĂ© de sauter sur PĂ©kin, nous aurions Ă©tĂ© tous volontaires !

Au soir de la bataille de Hoa-Binh oĂč nous obligeĂąmes Giap Ă  refluer, mon ami Gignac qui avait de hautes relations, m’a contĂ© que le gĂ©nĂ©ral de Lattre, se sachant atteint d’un mal sans rĂ©mission, convoqua Salan avant de revenir mourir en France, et lui tint ce qui semblait un testament : « Salan, nous avons en face de nous des adversaires qui ne se contentent pas de tuer nos soldats, ils font la guerre aux Ăąmes ! C’est une guerre qu’il ne faut pas perdre Salan ! Sinon, le jeu maudit, se poursuivra en Tunisie, en AlgĂ©rie, dans toute l’Afrique et peut-ĂȘtre mĂȘme en France ! »

La bataille du Tonkin.

La bataille du Tonkin.

De Lattre Ă©tait un chef de guerre exceptionnel. Il Ă©tait parfois visionnaire. En 1944, lors de la bataille des Ardennes oĂč la derniĂšre offensive allemande dĂ©sorganisa un instant le front des AlliĂ©s, alors que l’État-Major hĂ©sitait sur le lieu oĂč porter l’attaque, c’est de Lattre qui, pointant le doigt sur la carte, osa dire :

— C’est là !

Et c’était effectivement le point faible du dispositif allemand. La contre-attaque alliĂ©e fut victorieuse.

Le 11 janvier 1952, de Lattre quittait ce monde aprĂšs avoir tout donnĂ© Ă  la cause, y compris son fils. Et j’eus dans ma section de commandos, LĂ©-Van-Tho, qui, requis de force par le Viet-Minh, me disait avoir vu Bernard de Lattre tomber devant son fusil-mitrailleur Ă  la bataille de Nin-Binh. Notre aviation Ă©tant intervenue, LĂ©-Van-Tho, blessĂ©, avait fait le mort sur le terrain afin de passer dans notre camp. Ce fut un de mes meilleurs combattants.

Mais si le gĂ©nĂ©ral de Lattre avait Ă©tĂ© bon prophĂšte pour voir ce qui allait advenir de l’Empire aprĂšs la victoire du Viet-Minh, il Ă©tait impensable pour lui qu’un gĂ©nĂ©ral qui se voulait le premier rĂ©sistant, devienne le premier capitulard devant les Barbaresques. Il est vrai que c’était un faux gĂ©nĂ©ral qui, aprĂšs avoir quittĂ© son poste, avait Ă©tĂ© sanctionnĂ©, et sous la signature du PrĂ©sident Albert Lebrun, ramenĂ© au rang de colonel. Avec lui, le mensonge politique allait devenir une institution !

Toute notre actuelle dĂ©pravation rĂ©publicaine est la consĂ©quence de ce mensonge permanent. Les gredins tricolorisĂ©s ont mĂȘme rĂ©ussi Ă  gommer le fait que dans les camps du Viet-minh, la mortalitĂ© fut deux fois supĂ©rieure Ă  celle des camps nazis.

Ce fut un survivant de ces camps de la mort, le ministre Beuclair, qui osa cette accusation, dans le silence des médias complices.

Ils furent complices Ă  tel point que, lors du retrait algĂ©rien, on fit silence sur nos soldats prisonniers des Fellaghas, qui ne furent jamais rĂ©clamĂ©s par de Gaulle, et qui finirent dans les mines de sel du Sahara, comme finirent dans les bordels du FLN, les femmes pieds-noirs, dont les signataires gaullistes d’Évian, ne se prĂ©occupĂšrent pas.

Certes, l’islamisme intĂ©gral est intĂ©gralement criminel. Mais le gaullisme intĂ©gral est de mĂȘme, en plus lĂąche.

Il ne faut jamais oublier que le crime fut intégralement accompli par les Messmer et les Joxe, ce dernier déclarant à propos des harkis : « Les harkis veulent partir en masse ! Il faut combattre une infiltration qui, sous prétexte de bienfaisance, aurait pour effet de nous faire accueillir des éléments indésirables ».

Aujourd’hui les islamistes en France ne sont plus des Ă©lĂ©ments indĂ©sirables ! Mais c’est bien le Gaullisme qui a donnĂ© Ă  l’AlgĂ©rie l’occasion de nous envahir. Car de Gaulle lui avait dĂ©claré : « On ne peut accepter de replier tous les musulmans qui viendraient Ă  dĂ©clarer qu’ils ne s’entendaient pas avec leur gouvernement ! »

Et pour justifier son crime, le misĂ©rable avait dit Ă  Soustelle qui ne pouvait accepter l’énormitĂ© du crime : « Voyons Soustelle, ces gens-lĂ  ne sont pas comme nous ! »

Je pense ĂȘtre un des derniers survivants du « ComitĂ© BĂ©arn-Bigorre pour l’AlgĂ©rie Française » que prĂ©sidait le gĂ©nĂ©ral Lanusse. Nous avons fait tout notre possible pour accueillir et donner du travail aux harkis qui avaient rĂ©ussi Ă  Ă©chapper aux massacres. Nous en avons Ă©tĂ© punis. Mais je suis plus fier de mes prisons que de ma lĂ©gion d’honneur.

Ce qu’il ne faut pas ignorer pour soutenir la RĂ©volution Nationale, quel qu’en soit le prix, c’est que le dĂ©sordre actuel, avec la puissance de la CGT, est une consĂ©quence des postes de faveur que de Gaulle octroya Ă  la fin de la guerre au Parti communiste qui lui avait Ă©tĂ© nĂ©cessaire pour s’assurer du Pouvoir.

C’est ainsi que des pans entiers de notre Ă©conomie sont tombĂ©s entre les mains du clan soviĂ©tique avec d’énormes avantages pour sa clientĂšle. Et c’est ainsi que la RĂ©publique est devenue « inĂ©galitaire » malgrĂ© sa devise. La CGT reste sans le dire, le premier syndicat anti-français et l’immense duperie de la chose, c’est qu’il peut se prĂ©tendre « populaire », puisqu’il combat un Macronisme dont il est Ă©vident que la banque internationale tire les ficelles !

Je pense pour juger notre temps, Ă  ce que disait Saint-Simon : « L’art de gouverner maintenant est rĂ©duit Ă  donner aux frelons la plus forte proportion de miel prĂ©levĂ© sur les abeilles ! ».

Quand donc les Français dĂ©cideront-ils d’une façon ou d’une autre de n’ĂȘtre plus les abeilles de la crapule ?

La bonne annĂ©e que je voudrais souhaiter Ă  tous mes amis patriotes suppose que les frelons ne sont pas immortels, et je fais des vƓux pour que 2020 soit cette annĂ©e dĂ©cisive oĂč la nĂ©cessitĂ© française verra Ă©merger une autre fraternitĂ© que celle de CaĂŻn pour Abel.

Mais c’est hĂ©las, encore sous le pouvoir des CaĂŻnites que nous allons commencer l’annĂ©e !

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A propos de l'auteur

Alexis Arette

PrĂ©sident FĂ©dĂ©ral de la Jeunesse Agricole catholique a 18 ans, titulaire de nombreux prix de poĂ©sie, Combattant vo­lon­taire en Indochine. EmprisonnĂ© pour cause d’« AlgĂ©rie Française », il le sera Ă  nouveau, en tant que PrĂ©sident National de la FĂ©dĂ©ration Française de l’Agriculture, pour s’opposer Ă  la mise en ser­vi­tude des paysans français. Auteur de nombreux livres d'histoire, de poĂ©sie et sur la religion.

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