« Les maux qui causÚrent la décadence romaine
peuvent se résumer à 4 points :
dégradation du Politique en dictature,
disparition du sens civique sous la démagogie,
perte des repĂšres identitaires dans le cosmopolitisme
et enfin le coup de poignard de l’Église
pour un objectif de thĂ©ocratie universelle
 
»

 Entretien avec Gilbert Sincyr (1936-2014), auteur du livre Aetius le vainqueur d’Attila (prĂ©face d’AndrĂ© Lama).

Gilbert Sincyr (1936-2014)

Gilbert Sincyr (1936-2014)

« Aetius le vainqueur d’Attila » est un vĂ©ritable hĂ©ros ; comment l’avez-vous dĂ©couvert ?

Comme presque tout le monde, je connaissais la dĂ©faite d’Attila aux Champs Catalauniques, mais j’ignorais qui l’avait vaincu. Amateur d’Histoire, je me suis mis Ă  rechercher ce qui m’intriguait, et j’ai dĂ©couvert quelqu’un de rĂ©ellement extraordinaire. Songez que cet homme, Aetius, nĂ© en 395, fils du « PrĂ©fet » de Rome, fut donnĂ© en otage aux Wisigoths Ă  16 ans et emmenĂ© Ă  Toulouse, puis donnĂ© en otage aux Huns qui l’emmenĂšrent en Pannonie (ancienne rĂ©gion situĂ©e aux pieds des Carpates, proche du Danube) en 418 oĂč il rencontra le jeune Attila. Revenu Ă  Rome, le voilĂ  nommĂ© GĂ©nĂ©ral en Chef de la Gaule chargĂ© d’arrĂȘter les invasions Barbares, tĂąche qui va littĂ©ralement l’épuiser. Et voilĂ  que l’Empereur Valentinien III, complĂštement dĂ©bordĂ©, le nomme vice-empereur pour sauver son trĂŽne. Et c’est la bataille contre Attila, qu’il connaĂźt bien, et son retour triomphal Ă  Rome. Mais ce triomphe est de trop, et l’Empereur influençable va cĂ©der aux jaloux qui l’entourent. Aetius, Ă  59 ans, va mourir sous le poignard de Valentinien III. Sa mort fera basculer l’Empire Romain d’Occident dans une dĂ©cadence dĂ©finitive.

Cette vĂ©ritable Ă©popĂ©e
 n’est-ce pas un rĂ©sumĂ© de la fin de la civilisation romaine ?

On retrouve dans toutes les intrigues, ambitions et lĂąchetĂ©s de l’époque, les maux principaux qui causĂšrent cette dĂ©cadence. On peut les rĂ©sumer Ă  quatre points : La dĂ©gradation du Politique en dictature, la disparition du sens civique sous la dĂ©magogie, la perte des repĂšres identitaires dans le cosmopolitisme et enfin le coup de poignard de l’Église pour un objectif de thĂ©ocratie universelle.

C’est une aventure qui « dĂ©coiffe » comme l’on dit. Savez-vous comment cette publication fut accueillie ?

L’Ambassade d’Italie en France a bien voulu m’envoyer ses fĂ©licitations, et m’assurer que ce livre figurerait dorĂ©navant en bonne place dans sa bibliothĂšque. C’est le genre de rĂ©compense que l’on apprĂ©cie.

 

Aetius le vainqueur d’Attila de Gilbert Sincyr, Ă©ditions Dualpha, collection « VĂ©ritĂ©s pour l’Histoire », dirigĂ©e par Philippe Randa, 338 pages, 29 euros. Pour le commander, cliquez ici.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.