Il y a sept dĂ©cennies – hier dans l’histoire de l’humanitĂ© – en plein hiver, la GrĂšce et l’Allemagne, deux pays apparemment opposĂ©s, connaissaient l’« humanité » des « dĂ©mocrates » du monde.

Le 11 janvier 1944, Ă  midi, les « amis alliĂ©s » des Grecs effectuĂšrent un raid contre AthĂšnes et le port du PirĂ©e. Sans inhibitions et sans remords, ils s’appliquĂšrent Ă  vaincre les « mĂ©chants ». Pendant trois heures, les « amis alliĂ©s » des Grecs – leur alliance Ă©tant la raison pour laquelle la GrĂšce avait subi l’invasion allemande, soit dit en passant – bombardĂšrent les Grecs, dĂ©molirent leurs maisons et leurs Ă©glises, tuĂšrent 5 500 Grecs. Et aussi 8 soldats allemands, tout de mĂȘme !

Leur cible n’était pas les forces allemandes, mais l’instauration d’un climat de terreur : les forces armĂ©es anglaises et amĂ©ricaines tuĂšrent des civils pour que leurs parents – civils aussi et
 sans armes ! – se soulĂšvent contre les Allemands
 armĂ©s ! Ils savaient pourtant qu’ils seraient vaincus, massacrĂ©s, comme avec les reprĂ©sailles aprĂšs les attaques vaines et brutales des rebelles communistes contre des Allemands isolĂ©s ; attaques pratiquĂ©es avec l’aide de « boĂźtes » tombĂ©es du ciel et remplies de livres sterling.

Un an aprĂšs l’expĂ©rimentation du PirĂ©e, les incorruptibles du (euphĂ©misme) « Monde libre », furent de retour Ă  Dresde, cette fois encore plus diaboliques. C’était le 13 fĂ©vrier 1945. Deux jours avant, les « amis alliĂ©s » s’étaient partagĂ©s l’Europe Ă  la ConfĂ©rence de Yalta, en Ukraine.

Les Ă©chelons supĂ©rieurs de la RAF, conformĂ©ment Ă  la directive de la ConfĂ©rence de Casablanca, prĂ©paraient depuis l’étĂ© 1944 une frappe aĂ©rienne, appelĂ©e « OpĂ©ration Thunderclap » afin de casser le moral du peuple et discrĂ©diter Ă  leurs yeux leur rĂ©gime, auquel il restait obstinĂ©ment fidĂšle.

Huit cent cinq avions pilonnÚrent la vieille ville pendant 14 heures avec des bombes incendiaires et au phosphore. Les installations militaires dans le Nord restÚrent pratiquement intactes. Le tiers des foyers et 90 % du centre historique de la ville, orné de bùtiments baroques et de la Renaissance, finirent dans les flammes. Au total, plus de 6,48 millions de mÚtres carrés furent détruits et 135 000 civils, des femmes et des enfants en grand nombre, furent tués. La plupart des victimes finirent brûlées vives ou asphyxiés à cause du monoxyde de carbone et des températures émises. Les « Saints Alliés » avaient suivi la tactique de la « punition collective » du peuple allemand.

L’accord de Yalta devait ĂȘtre scellĂ© par le sacrifice du sang des EuropĂ©ens. Celui du Nouvel Ordre Mondial l’a Ă©tĂ© au sang des victimes des Twin Towers Ă  New-York le 11 septembre 2001. Les « dissidents » irakiens et libyens seront tuĂ©s ensuite publiquement. Pour l’exemple.

En fĂ©vrier 2017, ses « alliĂ©s et partenaires » bombardent toujours la GrĂšce : ils ne veulent pas l’argent des Grecs, ils ONT de l’argent, mĂȘme s’il n’existe que sur Ă©crans d’ordinateurs et augmente selon leur volontĂ© arbitraire et ad libitum.

À part le suicide de quelque 4 000 à 7 000 Grecs, Ă©touffĂ©s par leurs dettes, l’inventaire des victimes de cet holocauste grec n’a pas encore Ă©tĂ© fait : nous ne prenons pas toute la mesure de la catastrophe, parce que l’attaque est toujours en cours.

Aujourd’hui, l’Allemagne amĂ©ricaine, la City de Londres et l’Administration du FMI exigent que les salaires et les pensions des Grecs tombent au-dessous de 300 euros, une sorte de prime de l’esclavage des masses des Grecs dĂ©sespĂ©rĂ©s, moribonds et carbonisables Ă©conomiquement et biologiquement.

Les Nationalistes, les seuls qui restent debout dans un monde qui s’effondre en ruines socialement et Ă©conomiquement, regardent devant eux le signal du « In hoc signo vinces », guidĂ©s par les derniers dĂ©fenseurs de la Terre, du Sang et des IdĂ©es.

Dans ce combat, ils appellent Ă  leur cĂŽtĂ© ceux qui sont encore vivants. Quant Ă  ceux qui ne se rendent pas compte de l’importance de l’issue de cette guerre, qu’ils ne comptent pas, au moins, leurs bourreaux comme des alliĂ©s, mais comme des criminels.

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Philippe Randa,
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A propos de l'auteur

IrĂšne Dimopoulou

IrĂšne Dimopoulou–Pappa est directrice de l’hebdomadaire national Grec “Empros” (En avant) depuis juillet 2013. NĂ©e Ă  AthĂšnes, elle est diplĂŽmĂ©e en Lettres Classiques et ArchĂ©ologie de l’UniversitĂ© de Londres (Queen Mary and Westfield College), et Psychologie (AthĂšnes) ainsi qu’en langue anglaise et française. Elle a travaillĂ© pour la television (journal-infos). CrĂ©atrice et prĂ©sentatrice de l’émission hebdomadaire d’informations internationaux « La terre et ronde ». InspirĂ©e depuis toujours par la Tradition et la Nature, ancienne chef de Scouts et membre du LycĂ©e des Femmes Grecques, en section Dance et Litterature, laurĂ©ate du Prix Laskaridou de LittĂ©rature.

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