par Francoise Monestier.

Les mafieux albanais, les anciens titistes et tous les musulmans de la rĂ©gion doivent rire Ă  gorge dĂ©ployĂ©e : ils ont gagnĂ© la premiĂšre manche du combat macĂ©donien en obtenant qu’Alexis Tsipras mette un genou Ă  terre et accepte, aprĂšs avoir jurĂ© ses grands dieux que jamais Skopje ne gagnerait la bataille du nom, que la FYROM, ancienne RĂ©publique fĂ©dĂ©rative socialiste de Yougoslavie, devienne la RĂ©publique de MacĂ©doine du Nord. MĂȘme enthousiasme, Ă  coup sĂ»r, chez les Albanais qui viennent en tĂȘte des demandeurs d’asile forçant la porte de la maison France (alors que leur pays est officiellement en paix) et qui, constituant plus du quart de la population de la rĂ©publique de Skopje, reçoivent un soutien constant de Tirana mais aussi de leurs frĂšres kosovars, tant en combattants qu’en fournitures d’armes.

L’ombre du Kosovo musulman

En mai 2015 Ă  Kumanovo, une ville proche des frontiĂšres du Kosovo et de la Serbie, un groupe de rebelles albanais avait tuĂ© huit policiers de Skopje lors d’affrontements interethniques menĂ©s par ces indĂ©pendantistes musulmans qui ont perdu dix des leurs, enterrĂ©s comme des hĂ©ros au Kosovo voisin. Aujourd’hui, ces mĂȘmes groupes revendiquent que la langue albanaise soit reconnue comme la deuxiĂšme du pays et multiplient les provocations de toutes sortes. Autant dire qu’ils voient d’un bon Ɠil l’accord signĂ© par AthĂšnes et Skopje le 17 juin, puisque la FYROM sera bientĂŽt partie intĂ©grante de l’Europe et rejoindra dans quelques semaines l’Alliance atlantique. Tout ce beau monde va donc se prĂ©cipiter trĂšs rapidement en GrĂšce avant de prendre la route de notre pays sachant qu’ils ne sont pas les bienvenus en Italie et en Allemagne. Le Kosovo et l’Albanie, quant Ă  eux, sont les prochains sur la liste, alors que Belgrade attend toujours. Peu importe donc que la dĂ©cision finale soit ratifiĂ©e, in fine, par un rĂ©fĂ©rendum automnal en GrĂšce – on sait d’expĂ©rience ici que les rĂ©sultats des rĂ©fĂ©rendums restent souvent lettre morte – et que le Parlement de Skopje donne son accord. Les eurocrates, Washington, l’Otan et les rĂ©seaux Soros ont d’ores et dĂ©jĂ  gagnĂ© leur pari. Quant Ă  Tsipras, il a mangĂ© son chapeau mais il a rĂ©ussi Ă  sauver sa tĂȘte puisque la motion de censure dĂ©posĂ©e par la droite a Ă©tĂ© repoussĂ©e par la Vouli grecque.

Une mortelle erreur

Le quotidien yougoslave Nova Makedonija se fĂ©licite que son pays soit parvenu Ă  une « solution historique ». En effet, il rĂ©cupĂšre son nom de « rĂ©publique de MacĂ©doine » perdu depuis l’indĂ©pendance de la Yougoslavie en 1991 et peut donc Ă  nouveau utiliser ce vocable – î combien symbolique – pour la nationalitĂ© et la langue. Tous ceux qui ont en mĂ©moire l’ñpretĂ© des deux guerres balkaniques de 1912 et 1913 et les renversements d’alliances entre pays europĂ©ens Ă  l’époque savent que ces combats avaient pour but principal de libĂ©rer ces pays du joug ottoman. Il n’est que de se rappeler les reportages d’Albert Londres et son livre sur les comitadjis, indĂ©pendantistes macĂ©doniens qui avaient mis la GrĂšce Ă  feu et Ă  sang et notamment la ville de Salonique, pour savoir que la GrĂšce a payĂ© au prix fort les combats macĂ©doniens. Comme l’a dit avec juste raison Antonis Samaras, ancien Premier ministre grec qui a toujours ferraillĂ© contre Skopje, « vous avez reconnu une aberration qui ne stabilisera pas la zone, elle la minera ». Certes, l’opposition nationaliste de Skopje aurait souhaitĂ© rĂ©cupĂ©rer l’intĂ©gralitĂ© du mot MacĂ©doine, mais le ver est dans le fruit.

Depuis des annĂ©es, Bruxelles inonde la FYROM d’euros sonnants et trĂ©buchants. L’autoroute principale est flambant neuve, payĂ©e avec nos sous, et l’Europe finance Ă©galement l’agriculture du pays et notamment des grands domaines vinicoles qui produisent d’ailleurs d’excellents crus.

AthĂšnes grand perdant

Ce voisin gĂȘnant n’a jamais cessĂ© de vouloir rĂ©cupĂ©rer l’hĂ©ritage symbolique d’Alexandre ; c’est ainsi qu’il a affublĂ© sa capitale, pratiquement dĂ©truite par les tremblements de terre de 1963 puis de 1991, de monuments Ă  sa gloire, et baptisĂ© son aĂ©roport et son autoroute principale du nom de celui qui a conquis l’Asie. Aujourd’hui pour faire passer la pilule et endormir les dirigeants d’AthĂšnes, Zoran Zaev, jeune Premier ministre social-dĂ©mocrate de Skopje a acceptĂ© de dĂ©baptiser l’aĂ©roport et d’appeler « route de l’amitié » la fameuse autoroute frontaliĂšre de la GrĂšce. Mais les autoritĂ©s n’ont pas renoncĂ© Ă  la propagande macĂ©donienne exercĂ©e sur les minoritĂ©s slavo-macĂ©doniennes vivant en GrĂšce et la Constitution du pays revendique toujours l’hĂ©ritage d’Alexandre. Quant Ă  Moscou, il soutient les revendications identitaires de la MacĂ©doine qui, par ailleurs, bĂ©nĂ©ficie de l’appui d’Ankara, tout heureux de pouvoir contribuer Ă  l’affaiblissement de la GrĂšce Ă  laquelle il ne pardonne pas de soutenir et d’accueillir des opposants dĂ©terminĂ©s au sultan Erdogan.

L’hĂ©ritage grec volĂ©

Cette revendication de l’hĂ©ritage d’Alexandre est d’autant plus scandaleuse qu’Alexandre et son pĂšre Philippe de MacĂ©doine Ă©taient de culture et de langue grecque – Aristote fut le prĂ©cepteur du futur empereur – et constituent le tronc principal de l’hellĂ©nisme et de l’histoire de la GrĂšce, comme peuvent en tĂ©moigner les sites de Vergina et de Pella. Et ce n’est pas un hasard si les voisins slaves d’AthĂšnes ont pris le soleil de Vergina, symbole de Philippe de MacĂ©doine, comme drapeau de leur pays. D’origine slave ou bulgare, ils se revendiquent d’un hellĂ©nisme dont ils ne peuvent prĂ©tendre ĂȘtre les hĂ©ritiers tant d’un point de vue linguistique qu’historique et racial.

La menace musulmane

Mais le pire est ailleurs. La rĂ©publique de Skopje comporte un grand nombre de musulmans d’origine albanaise ou kosovare, sans oublier l’importante communautĂ© turque, qui pratiquent tous un islam rigoureux et ne peuvent que se rĂ©jouir d’une ouverture des frontiĂšres vers l’Europe. Et surtout vers la Thrace grecque dĂ©jĂ  affaiblie par une forte communautĂ© musulmane sous la coupe d’Ankara. En rĂ©alitĂ©, tout cela relĂšve d’une grande hypocrisie de la part de Tsipras. A moins qu’il n’ait Ă©tĂ© obligĂ© de lĂącher du lest par Bruxelles. Mais certains Grecs comme le philosophe Apostolos Doxiadis l’accusent carrĂ©ment de trahison : « Tsipras ne sera jamais Churchill. Il est Tsipras et c’est tout. Il a donnĂ© l’identitĂ© et la langue macĂ©doniennes Ă  nos voisins et est ainsi l’auteur d’un crime historique contre nos racines. »

Une analyse qui rejoint celle du mouvement identitaire Aube dorĂ©e qui sait combien un tel revirement est comparable Ă  celui d’un De Gaulle au moment de l’AlgĂ©rie française. Les Grecs attachĂ©s Ă  leurs racines ne peuvent, bien sĂ»r, pas oublier tout ce que leur civilisation doit Ă  Philippe de MacĂ©doine et Ă  son illustre fils. Ils savent aussi le rĂŽle dĂ©lĂ©tĂšre que jouĂšrent les partisans titistes pendant la guerre civile qui mit le pays Ă  feu et Ă  sang. Et c’est prĂ©cisĂ©ment Ă  proximitĂ© des maquis rouges les plus sanglants des Balkans, prĂšs du village de PsaradĂšs, que Grecs et Yougoslaves ont eu le mauvais goĂ»t de signer leur funeste accord.

Article paru dans le colonnes du quotidien Présent.

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