PrĂ©face d’Alain Sanders au livre de Jean-Caude Rolinat La Bombe africaine et ses fragmentations (Ă©ditions Dualpha).

DĂšs qu’il le peut, Jean-Claude Rolinat boucle sa valise et part en voyage. Pour le plaisir de voyager, bien sĂ»r. Mais pas seule­ment. Car il n’est pas rare qu’il tire parti de ses dĂ©placements – presque des voyages d’étude, comme on disait naguĂšre – pour jeter sur le papier ses observations, ses dé­cou­­vertes, ses questionnements. Et au bout du compte ? Eh bien ! ça devient un livre.

Pour le coup, avec celui-lĂ , c’est Ă  tout un continent qu’il s’attaque (Ă  tous les sens du terme) : l’Afrique ! Du nord au sud et d’est en ouest. L’Afrique dans tous ses Ă©tats. Je ne suis pas sĂ»r qu’il ait visitĂ© tous les pays dont il parle dans ce volumineux ouvrage de prĂšs de 600 pages, Ă  la (dĂ©)mesure du continent Ă©tudiĂ©. Mais il en connaĂźt un bon nom­bre, dont l’Afrique du Sud Ă  laquelle il a consacrĂ© une Ă©tude par le passĂ©. Dans ce nouvel opus, il n’est pas question de tourisme.

Son titre, La Bombe africaine et ses fragmentations, le dit Ă  l’évidence.

Avec malice, l’auteur signale (au cas oĂč l’on aurait cru autre chose, mauvais esprits que nous sommes) que cette bombe n’est ni sexuelle (dommage…), ni atomique (heureusement…), ni numĂ©rique (quĂ©sako ?), mais dĂ©mographique : et c’est lĂ , toute plaisanterie mise Ă  part, qu’on entre dans le dur. Il y a quelques annĂ©es, Roger Holeindre signait un brĂ»lot intitulĂ© Les Sanglots de l’homme blanc commencent Ă  me fatiguer (Atelier Fol’Fer, 2010). Inutile de dire que ces lamentations leucodermes fatiguent aussi Jean-Claude Rolinat.

S’il veut bien admettre que la colonisation de l’Afrique par les puissances euro­pĂ©ennes n’a pas toujours Ă©tĂ© exemplaire, comme c’est d’ailleurs le cas pour toutes les entreprises humaines, il refuse de se battre la coulpe en permanence et de se couvrir la tĂȘte de cendres. Une bombe dĂ©mographique, l’Afrique ? C’est rien de le dire
 Et cela devient tellement Ă©vident que, lors du colloque de l’Institut gĂ©opolitique des populations, qui n’est pas une officine rĂ©ac, la plupart des intervenants ont fait part de leurs prĂ©occu­pa­tions (litote…).

Avec ce constat d’un des organisateurs du colloque, Yves-Marie Laulan : « Hier l’Afrique fascinait, aujour­d’hui elle effraie, moins pour ce qu’elle est que pour ce qu’elle pourrait devenir. »

Jean-Claude Rolinat rappelle – et dĂ©montre, chiffres Ă  l’appui – que « l’Afrique est un continent jeune ». Quelques-uns de ces chiffres justement : au sud du Sahara, 40 % de la population a moins de 15 ans. Ces jeunes trĂšs jeunes vivent dans des pays qui, Ă  de rares exceptions qui se comptent sur les doigts de la main d’un manchot, sont laminĂ©s par le chĂŽmage, la corruption, la guerre, les affrontements ethniques, la famine, les maladies endĂ©miques, la drogue, la prostitution, la criminalitĂ©, etc.

Or, mondialisation oblige, ces jeunes trĂšs jeunes n’ignorent rien de la vie dans les pays occidentaux qui les font rĂȘver. Sans compter, les « frĂšres », les « oncles », les « cousins » qui, installĂ©s dans ces « pays de cocagne », en remettent une couche pour se faire mousser. Dans la moindre petite case, le plus minuscule gourbi du petit bled le plus perdu du fin fond de la brousse, on sait qu’il suffit de passer en France (pour ne prendre que cet exemple qui nous concerne au premier chef), par tous les moyens possibles, by hook and by crook, pour ĂȘtre intĂ©gralement pris en charge. LogĂ©, nourri, soignĂ©.

Avec, le cas Ă©chĂ©ant, histoire de pallier les alĂ©as du quotidien, un pĂ©cule que, mĂȘme en travaillant comme un damnĂ© (on n’ose plus dire « comme un NĂšgre »), on ne toucherait pas en toute une vie d’homme « au pays »  Le choix est vite fait ? C’est humain. C’est pour cela que ce ne sont pas ces misĂ©reux qui sont responsables de quoi que ce soit, mais les criminels qui programment cet envahissement tsunamesque. En exergue de son ouvrage, Jean-Claude Rolinat, qui a encore des illusions quant Ă  une Europe historique (dont il ne reste que des clopinettes), Ă©crit : « Il faut monter une garde vigilante et im­pla­cable aux crĂ©neaux de la forteresse Europe et, en mĂȘme temps, com­me dirait l’autre, crĂ©er des conditions favorables, dans les pays de dĂ©part, pour que ces murailles deviennent, Ă  terme, inutiles. »

Le problùme, c’est que la forteresse Europe tient plutît d’une construction Lego que d’une citadelle à la Vauban.

Jadis, la dĂ©esse Europe, fille du roi de Tyr, se faisait enlever par Zeus et lui donnait de beaux enfants. Aujourd’hui, elle sert de champ d’épandage Ă  des violeurs venus d’ailleurs
 L’Afrique noire compte – au moins – 1,3 milliard d’habitants. On en annonce – au moins – 2,50 milliards en 2050. Avec des États mammouths comme le Nigeria (prĂšs de 200 millions d’habitants dĂ©jĂ ) ou la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (l’ex-ZaĂŻre).

Et pendant ce temps ? « Pour un EuropĂ©en de 50 ans, on comptera trois Africains de moins de 30 ans, Ă©crit Jean-Claude Rolinat. Comme le trop-plein mĂ©ridional se dĂ©versera sur le vide septentrional relatif de la planĂšte, le scĂ©nario alarmiste du grand remplacement sera en passe d’ĂȘtre rĂ©alisĂ©. »

Les Blancs, une espĂšce en voie de disparition ? Il ne faut pas pĂ©cher contre l’espĂ©rance. N’empĂȘche
 N’empĂȘche que, dans le passĂ©, des peuples dominants et hautement civilisĂ©s ont comme disparu dans le temps et dans l’espace. Quid des CimmĂ©riens, des Étrusques, des Hittites, des Minoens, des MycĂ©niens, des NabatĂ©ens, des Bactriens, des Parthes, des Curoniens, des Mitanniens, des MĂšdes, des Sicules, des Elamites ? Sans compter que l’on n’a plus beaucoup de traces des Thraces


Bonne occasion de donner, dans son intĂ©gralitĂ© (il est souvent rĂ©duit Ă  une citation tronquĂ©e), le texte de Paul ValĂ©ry dans La Crise de l’esprit (1919) : « Nous autres, civilisations, nous savons main­tenant que nous sommes mortelles. Nous avions entendu parler de mondes disparus tout entiers, d’empires coulĂ©s Ă  pic avec tous leurs hommes et tous leurs engins ; descendus au fond inexplorable des siĂšcles avec leurs dieux et leurs lois, leurs acadĂ©mies et leurs sciences pures et appliquĂ©es, avec leurs grammaires, leurs dictionnaires, leurs classiques, leurs romantiques et leurs symbolistes, leurs critiques et les critiques de leurs critiques. Nous savions bien que toute la terre appa­rente est faite de cendres, que la cendre signifie quelque chose. Nous apercevions Ă  travers l’épaisseur de l’histoire, les fantĂŽmes d’im­menses navires qui furent chargĂ©s de richesse et d’esprit. Nous ne pou­vions pas les compter. Mais ces naufrages, aprĂšs tout, n’étaient pas notre affaire. Et nous voyons maintenant que l’abĂźme de l’his­toire est assez grand pour tout le monde. Nous sentons qu’une civili­sa­tion a la mĂȘme fragilitĂ© qu’une vie. »

Comme il sait que les Français connaissent peu ou mal leur histoire et encore moins, si faire se peut, celle de l’Afrique – on devrait d’ailleurs dire les Afriques, comme le faisait Verlaine pour Ă©voquer Rimbaud parti en Abyssinie – Jean-Claude Rolinat fait Ɠuvre de pĂ©dagogue. J’ai ainsi eu plaisir Ă  lire le chapitre intitulĂ© « Il Ă©tait une fois l’AOF et l’AEF. » Comme j’avais plaisir, du CE1 au CM2, Ă  aller chercher dans les rĂ©serves ces cartes d’Afrique, notamment, oĂč l’empire français semblait ne pas avoir de limites.

Ces petits trĂ©sors – j’en collectionne, particuliĂšrement les cartes anciennes du Maroc et de l’AlgĂ©rie – avaient Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s par de sĂ©vĂšres hussards noirs de la RĂ©publique Ă  qui il n’aurait pas fallu parler de repentance, les Vidal-Lablache, Bonnefont, Castelneau, Bruley, Deffontaines et Sole Sabaris, etc.

De ces cartes restent des noms qui n’ont pas changĂ© : Mauri­tanie, SĂ©nĂ©gal, GuinĂ©e, CĂŽte d’Ivoire, Togo, Tchad, Cameroun, Gabon, etc. Et d’autres qui ne sont plus que des souvenirs : Sou­dan français (Mali), Haute-Volta (Burkina Faso), Dahomey (BĂ©nin), Oubangui-Chari (RĂ©publique centrafricaine). Quand on essaie de charger encore plus le fardeau de l’hom­me blanc, qui n’en peut mais ! depuis longtemps, il n’y a qu’une quest­ion Ă  poser (ce que fait d’ailleurs Jean-Claude Roli­nat) : qu’ont-ils fait de leur indĂ©pendance ? Poser la ques­tion
 Imparfaites l’Afrique occidentale française et l’Afrique Ă©qua­toriale française ? AssurĂ©ment. Sauf que ces entitĂ©s, protĂ©gĂ©es par le drapeau français, purent Ă©radiquer ces vieux dĂ©mons qui, de nos jours, sont revenus s’abattre sur la pauvre Afrique, plus mor­tifĂšres que jamais.

Autre thĂšme traitĂ© par Jean-Claude Rolinat, les guerres post-coloniales. Et notamment celle du Biafra. En 1967, dans le camp retranchĂ© de Bukavu dans l’est de l’ex-Congo belge, avec Jean Schramme, j’avais cĂŽtoyĂ© quelques-uns de ces soldats de fortune qui, un peu plus tard, rejoindront le colonel Ojukwu et ses hĂ©roĂŻques Ibos. Dont « Mini » Schmidt (1,5 m), un ancien de la LĂ©gion qui laissera sa vie dans ce Biafra martyr des compa­gnies pĂ©troliĂšres qui s’affrontĂšrent par pauvres bougres inter­posĂ©s. AprĂšs la guerre du Biafra (1967-1970), j’ai vĂ©cu deux ans Ă  Yola, dans le nord-est du Nigeria, dans cette partie du pays (capitale : Maiduguri) ravagĂ©e par la secte islamiste Boko Haram.

À l’époque, il y avait Ă  Yola une mosquĂ©e, une Ă©glise catholique, un temple an­gli­can. Et j’ai mĂȘme participĂ© Ă  l’inauguration d’un temple des SĂ©ra­phins et des ChĂ©rubins dont on m’avait demandĂ© d’ĂȘtre le parrain ! Que reste-t-il de tout cela, hĂ©ritĂ© du British Raj, aujourd’hui que les États du Nord sont pour la plupart soumis Ă  la charia ? Que sont devenues mes petites Ă©tudiantes haoussas et fulanis qui ne rĂȘvaient que d’aller Ă  Lagos et, de lĂ , partir Ă  la dĂ©couverte de la Grande-Bretagne de ces « mĂ©chants » colonisateurs dont la langue permet au Nigeria, fĂ©dĂ©ration ingé­ra­ble oĂč l’on compte plusieurs dizaines d’idiomes diffĂ©rents, de parler parfois d’une mĂȘme voix


Pendant que je raconte et que j’évoque (comme on dit dans Les Tontons flingueurs), je me dis que vous avez compris qu’en poussant la porte du « monument » Rolinat, vous entrez dans un sacrĂ© caravansĂ©rail. Pour s’y retrouver, il faut toute la mĂ©tho­do­logie de l’auteur qui s’y promĂšne – et nous avec – comme l’entomologiste Fabre Ă©tudiant les fourmis. Rien – ou presque – ne manque Ă  cette revue des troupes. Vous demandez le Darfour ? Voyez le chapitre « Guerres colo­nia­les et post-coloniales ».

Le gĂ©nocide rwandais ? On en parle sans rien omet­tre des polĂ©miques franco-françaises sur le sujet. La dĂ©funte Afrique noire espagnole ? On a ça en rayon. Et la Somalie, Mada­gascar, le SĂ©nĂ©gal, la fonction d’homme d’État (Ă  hauts ris­ques) en Afrique, etc., and son on, und so weiser, ‘iilakh, hitoshi, et mĂȘme, en haoussa, da dai sauransi… Ă  vous en donner le tournis ! Mais il faut savoir raison garder.

D’ailleurs, quasiment au terme de ce safari encyclopĂ©dique, une question – essentielle, vitale, cli­van­te (quand elle ne devrait pas l’ĂȘtre) – est posĂ©e : « L’im­mi­gration, une chance pour qui ? »

À question simple, ré­ponse aisĂ©e : À personne ! Accueillir toutes les misĂšres du monde
 La dignitĂ© mĂȘme de ces peuples, transformĂ©s en loqueteux mendiants dans nos villes, commanderait qu’ils se prennent en main. Chez eux. Pour eux. Pour les leurs. Pour leur pays. Pour n’ĂȘtre pas une charge – et Ă  la charge – de pays europĂ©ens qui sont au bout. Qui sont Ă  bout. Un exemple de ces paradoxes indĂ©cents ?

Mamouda Gassama, le Spiderman que tout le monde a vu (le seul qu’on n’a pas vu, c’est le gamin qu’il est supposĂ© avoir sauvé ) arracher Ă  la mort un garçonnet de 4 ans accrochĂ© Ă  son balcon comme une moule Ă  son rocher. Il a Ă©tĂ© naturalisĂ© franchouille, fĂȘtĂ©, encensĂ©, dĂ©corĂ©, accueilli en hĂ©ros dans le monde entier. Et d’abord au Mali, son pays d’ori­gine. Comment se fait-il que personne – et surtout pas Macron qui l’a reçu Ă  l’ÉlysĂ©e – ne lui ait posĂ© cette question : « Vous ĂȘtes jeune, en bonne santĂ©, sportif. Pourquoi viviez-vous comme un clodo clandestin en France plutĂŽt que d’aller mettre vos belles qualitĂ©s au service de votre pays menacĂ© par l’islamisme, ce Mali, oĂč meurent des soldats français pendant que vous faites l’acro­bate Ă  Paris ? »

Vous me direz peut-ĂȘtre qu’on s’éloigne de La Bombe africaine de l’ami Rolinat… Au contraire ! On est en plein dans le sujet. Une dĂ©ferlante. Une bombe. Et ses fragmentations. On disait jadis (RenĂ© Dumont en 1962) : l’Afrique noire est mal partie. Sans doute. Mais elle est quand mĂȘme bien arrivĂ©e.

Chez nous. Et massivement. Dans un pays en pleine forme, ce serait dĂ©jĂ  insupportable (Ă  tous les sens du terme). Mais dans un pays comme le nĂŽtre, vieillissant, moralement dĂ©cadent, politiquement impuissant et complice, c’est une catastrophe. Et une disparition programmĂ©e. À ce titre, car l’avenir n’est Ă©crit nulle part, le travail de Jean-Claude Rolinat mĂ©rite d’ĂȘtre lu, mĂ©ditĂ©, diffusĂ©. Au cas oĂč
 Alain Sanders est l’auteur de prĂšs de 100 ouvrages, re­cueils de poĂ©sies, thĂ©Ăątre, romans, essais, bandes dessi­nĂ©es, repor­ta­ges. Journaliste au quoti­dien PrĂ©sent depuis 1982, ce Grand reporter assurera des reportages notam­ment au Liban, au Honduras, au Nicaragua, en Thaï­lan­de, au Cam­­bodge, en Nouvelle-CalĂ©donie, en Croa­tie et en Bosnie.

La Bombe africaine et ses fragmentations, Jean-Claude Rolinat, prĂ©face d’Alain Sanders, Ă©ditions Dualpha, 570 pages, 37 euros. Pour commander ce livre, cliquez ici.

Jean-Caude Rolinat, La Bombe africaine et ses fragmentations (Ă©ditions Dualpha).

Jean-Caude Rolinat, La Bombe africaine et ses fragmentations (Ă©ditions Dualpha).

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