par Michel Grimard, Président du ROUE

« Colonialisme britannique en Europe » : quel titre surrĂ©aliste jugera l’immensitĂ© des myopes de la bien-pensance ! Comment oser une telle affirmation !

Le Commonwealth.

Le Commonwealth.

En vĂ©ritĂ©, nul mensonge ne l’entache. Il exprime simplement la rĂ©alitĂ© que l’on souhaiterait garder sous le boisseau. DĂ©solĂ©s sommes-nous, mais la vĂ©ritĂ© nous oblige Ă  le dire : oui, l’Angleterre est la derniĂšre puissance coloniale qui sĂ©vit en Europe. Un pays, qui Ă©rige sa souverainetĂ© en absolu, au point de quitter l’Union europĂ©enne, et dont l’amour immodĂ©rĂ© pour l’indĂ©pendance l’aveugle tellement, qu’il oublie la museliĂšre qu’il impose Ă  l’Irlande du Nord et Ă  Gibraltar, sans oublier l’ambiguĂŻtĂ© du statut des Îles Anglo-normandes, dont Jersey et Guernesey. Quant Ă  l’Écosse, elle serait habilitĂ©e Ă  retrouver unilatĂ©ralement sa souverainetĂ©, si Boris Johnson s’entĂȘtait Ă  lui refuser un nouveau rĂ©fĂ©rendum sur cette question.

Durant des siĂšcles, l’Angleterre a non seulement Ă©touffĂ©, mais aussi martyrisĂ© l’Irlande, qui a dĂ» attendre dĂ©cembre 1921 pour retrouver, en partie, son indĂ©pendance.

Devenue rĂ©publique en 1949, elle demeure encore aujourd’hui amputĂ©e des deux tiers de l’Ulster, partie intĂ©grante de l’Irlande. Des dĂ©cennies de guerre et plusieurs milliers de morts, sans compter les mutilĂ©s, auraient pu ĂȘtre Ă©vitĂ©s si les Britanniques ne s’étaient pas acharnĂ©s Ă  maintenir sous leur coupe ces provinces irlandaises qui subissent encore le sectarisme orangiste, symbolisĂ© par cette grandiloquente marche qui puise ses racines au XVIIe siĂšcle.

Outre le ridicule, elle entretient la haine. Actuellement, de quel droit l’Angleterre impose-t-elle le Brexit Ă  cette partie de l’Irlande qui n’en veut pas ? Ce pays doit retrouver la plĂ©nitude de sa souverainetĂ©. Il convient de dĂ©noncer la colonisation de l’Irlande du Nord.

À la pointe sud de l’Espagne, la verrue britannique, Gibraltar, n’est autre qu’une colonie. Une anomalie qui prend sa source dans le traitĂ© d’Utrecht de 1713 qui donne cette extrĂ©mitĂ© Ă  l’Angleterre.

Trois siĂšcles se sont Ă©coulĂ©s et cette consĂ©quence de l’histoire n’a plus de sens, plus de raison d’ĂȘtre maintenue, elle doit disparaĂźtre. L’Espagne est fondĂ©e Ă  demander la restitution de cette particule de son territoire. Peu importe la dimension physique, seule compte la dimension charnelle de la patrie. L’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Espagne ne peut ĂȘtre spoliĂ©e. Elle a raison de voir en Gibraltar une des derniĂšres colonies en Europe.

Quelle lĂ©gitimitĂ© accorder Ă  un traitĂ© tricentenaire, dont la caducitĂ© s’inscrit dans le rejet gĂ©nĂ©ral de la colonisation, qui a marquĂ© le dĂ©but de la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle.

Curieux positionnement des Îles anglo-normandes, institutionnellement britanniques, mais gĂ©ographiquement françaises.

Jusqu’en 1204, l’archipel est d’ailleurs une terre française. Malheureusement, elle est ensuite annexĂ©e par l’Angleterre.

La France qui continue, malgré tout, de revendiquer ce territoire perdu, abdique lors du traité de Vienne de 1815, en reconnaissant la souveraineté du Royaume-Uni.

Si les Îles anglo-normandes dĂ©pendent directement de la Couronne, elles ne sont pas explicitement considĂ©rĂ©es comme en faisant partie. Toutefois ce n’est qu’illusion, car les domaines rĂ©galiens, dĂ©fense et relations internationales, sont rĂ©gentĂ©s par l’Angleterre.

Mais l’artifice autonomique fait que l’archipel n’est pas membre de l’Union europĂ©enne, ce qui lui permet d’ĂȘtre un paradis fiscal.

La rĂ©alitĂ© doit dĂ©sormais s’imposer. Ces Ăźles qui jouxtent la cĂŽte normande ne peuvent ĂȘtre que françaises. Jersey, la plus grande, est Ă  seulement 22 km du littoral Cotentin. La langue française, que les Britanniques ont voulu Ă©radiquer en imposant la leur aprĂšs la IIe guerre mondiale, doit retrouver sa place, dans son environnement naturel.

La suppression de frontiĂšres, nĂ©es de l’unification de royaumes qui vĂ©curent indĂ©pendants durant des siĂšcles, n’est pas irrĂ©versible. C’est le cas pour l’Écosse et l’Angleterre. Jusqu’en 1707, le royaume d’Écosse Ă©tait un État souverain, mais par l’Acte d’Union, il rejoint le royaume d’Angleterre pour former celui de Grande Bretagne. L’actualitĂ© remet en cause cette unitĂ©.

La sortie de l’Angleterre de l’Union europĂ©enne rompt avec l’engagement de la Grande-Bretagne en 1973. Cette dĂ©cision, adultĂ©rine Ă  cet accord, libĂšre l’Écosse de toute obligation. Un problĂšme fondamental oppose dĂ©sormais l’Angleterre et l’Écosse qui veut demeurer dans l’Union europĂ©enne. Elle exprime cette volontĂ© Ă  l’occasion du rĂ©fĂ©rendum du 23 juin 2016 en votant Ă  62 % contre le Brexit.

En dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e, la PremiĂšre Ministre Nicola Sturgeon prĂ©cise qu’elle veut « un maintien dans le marchĂ© unique, avec ou sans le Royaume Uni ». Elle intensifiera son action et demandera en dĂ©cembre 2019 l’organisation, en 2020, d’un nouveau rĂ©fĂ©rendum sur l’indĂ©pendance.

Les derniĂšres Ă©lections lĂ©gislatives au parlement Ă©cossais, rĂ©tabli en 1998, renforcent ce dĂ©sir d’affranchissement. Le parti indĂ©pendantiste, Scottish National Party (SNP) obtient une majoritĂ© Ă©crasante, 48 siĂšges sur 59 en jeu. Avec un total de 63 siĂšges, il frĂŽle la majoritĂ© absolue. Face Ă  l’attitude dĂ©loyale de l’Angleterre, l’Écosse, ardemment europĂ©enne, est lĂ©gitime Ă  exiger que le peuple Ă©cossais puisse se prononcer par rĂ©fĂ©rendum. Son refus par Boris Johnson, serait, non seulement l’expression d’une conception Ă  sens unique de l’indĂ©pendance, mais Ă©galement le signe d’un profond mĂ©pris du peuple Ă©cossais.

Messieurs les Anglais, tirez les leçons de l’histoire rĂ©cente. Acceptez pour les autres la libertĂ©, l’indĂ©pendance, la souverainetĂ©, que vous rĂ©clamez pour vous-mĂȘme. Le Commonwealth, oui, les colonies, non.

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