Union europĂ©enne. Elle a rendu samedi 1er juillet un hommage inédit à l’ancien chancelier allemand Helmut Kohl avec une cérémonie organisée au Parlement européen à Strasbourg, avant ses funérailles en Allemagne.

La nouvelle rĂ©solution de lutte contre l’antisĂ©mitisme pose problĂšme. Elle s’appuie, en effet, sur la dĂ©finition de l’antisĂ©mitisme proposĂ©e par l’Alliance internationale pour la mĂ©moire de l’Holocauste, l’International Holocaust Remembrance Alliance (Ihra), dont le grave dĂ©faut est de s’écarter de son objet en multipliant les rĂ©fĂ©rences Ă  l’État d’IsraĂ«l. D’oĂč le refus des dĂ©putĂ©s de gauche et des Ă©cologistes (GUE-NGL et Verts-ALE) qui refusent cette instrumentalisation de la lutte contre l’antisĂ©mitisme et souhaitent inscrire celle-ci dans le combat, essentiel et universel, contre toutes les formes de racisme et de discrimination.

La politique migratoire europĂ©enne est dans l’impasse. Et c’est moins l’inflation des arrivants que la mauvaise volontĂ© des gouvernements Ă  s’organiser qui bloque la coopĂ©ration. L’Italie aujourd’hui, comme la GrĂšce il y a quelques mois, se retrouve seule Ă  devoir gĂ©rer une situation aussi exceptionnelle qu’explosive.

Pour fluidifier la situation, la Commission europĂ©enne en appelle Ă  l’accĂ©lĂ©ration des retours des migrants dans leur pays, mais sur le terrain, la tĂąche s’avĂšre ardue. L’Allemagne compte encore plus de 560 000 dĂ©boutĂ©s du droit d’asile expulsables.

Italie. Le pays a dĂ©jĂ  accueilli plus de 500 000 personnes depuis 2014. Le gouvernement Gentiloni a haussé le ton ces derniers jours, allant jusqu’à menacer de refuser d’ouvrir ses ports aux navires des ONG non italiennes. Le raidissement du gouvernement doit sans doute beaucoup aux rĂ©centes Ă©lections municipales marquĂ©es par une forte poussĂ©e de la droite. Le dĂ©saveu des Ă©lus pro-migrants a Ă©tĂ© massif.

Allemagne. Angela Merkel vise un quatriùme mandat. Celle qu’on accuse de n’avoir aucun programme a fait la promesse audacieuse d’atteindre le plein-emploi – moins de 3 % de chîmage – d’ici 2025.

Dans le mĂȘme ordre d’idĂ©es, elle s’est engagĂ©e Ă  construire 1,5 million de logements – promesse elle aussi destinĂ©e Ă  empĂȘcher le SPD de se poser en seul dĂ©fenseur des catĂ©gories populaires. Mais elle va devoir Ă©galement rassurer son propre camp, son aile droite lui reprochant son accueil massif d’immigrĂ©s.

Plus de 700 000 personnes ont demandĂ© asile Ă  l’Allemagne en 2016, soit prĂšs de 10 fois plus qu’en France.

Autriche. Les autoritĂ©s gouvernementales ont dĂ©ployĂ© quatre vĂ©hicules blindĂ©s prĂšs de sa frontiĂšre avec l’Italie, pour la garder en cas d’afflux de migrants. Des contrĂŽles aux frontiĂšres seront mis en place « trĂšs prochainement » a annoncĂ© Hans Peter Doskozil, le ministre autrichien de la DĂ©fense. Il s’est dit prĂȘt Ă  dĂ©pĂȘcher des soldats au col du Brenner, un important point de passage routier. En rĂ©action, le ministĂšre italien des Affaires Ă©trangĂšres a convoquĂ© l’ambassadeur autrichien.

Un Tunisien de 54 ans, soupçonnĂ© d’avoir‹tuĂ© un couple d’octogĂ©naires Ă  Linz (Autriche), aurait agi avec un mobile islamiste, a affirmĂ© le ministre de l’IntĂ©rieur autrichien. L’homme radicalisĂ©, qui vivait depuis 1989 en Autriche, a Ă©tĂ© placĂ© en dĂ©tention.

Pologne. Donald Trump s’est rendu en Pologne le 6 juillet avant de participer Ă  Hambourg, les 7 et 8 juillet, au sommet du G20. Ce choix n’est Ă©videmment pas innocent. Les Polonais se sentent proches des AmĂ©ricains. Pour l’équipe de M. Kaczynski, cette visite est une aubaine. Varsovie est de plus en plus isolé en Europe depuis la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union.

L’autre enjeu de cette visite est Ă©nergĂ©tique. La Pologne souhaite se passer de gaz russe et s’approvisionner en gaz amĂ©ricain, dont elle ferait bĂ©nĂ©ficier l’Europe centrale. Alors que l’Allemagne a un projet de gazoduc avec la Russie. Enfin, en matiĂšre d’armement, la Pologne privilĂ©gie le matĂ©riel amĂ©ricain. Ce qui fait rĂąler les EuropĂ©ens.

Les dirigeants europĂ©ens, tant Ă  Bruxelles qu’à Berlin et Ă  Paris, ont parfaitement flairĂ© le potentiel de division que recĂšle cette visite. « Il vaut mieux que Trump aille en Pologne qu’en Arabie saoudite », a ironisĂ© Sigmar Gabriel, le chef de la diplomatie allemande, devant la confĂ©rence annuelle du European Council on Foreign Relations Ă  Berlin, le 26 juin.

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