Allemagne. Voici comment l’ancien conseiller d’Helmut Kohl, Joachim Bitterlich, voit Merkel : « C’est une pragmatique. Elle est extrĂȘmement prudente, navigue Ă  vue, sans vision particuliĂšre. On cherche mĂȘme parfois la boussole qui la guide, en dehors de valeurs fondamentales et de la dĂ©fense des libertĂ©s. “Force tranquille”, voilĂ  un slogan entiĂšrement conforme au style d’Angela Merkel.

(
) La France est et reste un terrain difficile pour elle. Elle n’y a jamais trouvĂ© d’interlocuteur au sommet Ă  son goĂ»t et avec lequel elle pourrait ĂȘtre Ă  son aise. Pourtant, elle est entiĂšrement consciente de la nĂ©cessitĂ© d’une entente franco-allemande.

Ayant grandi en RDA, la Russie constitue pour elle un autre sujet de vigilance. Elle en parle la langue et comprend le caractÚre des Russes. Elle souhaite conserver de bonnes relations avec Moscou tout en se méfiant des réflexes de Vladimir Poutine. »

Le ministre allemand de l’IntĂ©rieur, Thomas de MaiziĂšre, a dĂ©voilĂ© les grandes lignes d’une rĂ©forme qu’il souhaite en matiĂšre d’expulsion de migrants et de renforcement du renseignement intĂ©rieur pour parer aux dysfonctionnements mis en Ă©vidence par l’attentat de Berlin.

Angleterre. Le reprĂ©sentant du Royaume-Uni Ă  Bruxelles, Ivan Rogers, a prĂ©sentĂ© sa dĂ©mission, Ă  quelques semaines de l’ouverture attendue des nĂ©gociations sur la sortie du pays de l’UE. Sans aucune explication. Theresa May entre ainsi dans la bataille du Brexit privĂ©e de l’un de ses meilleurs gĂ©nĂ©raux, vĂ©tĂ©ran du Foreign Office et patient dĂ©mineur des traquenards europĂ©ens.

La publication de photos de Kate Middleton seins nus, en 2012, avait ulcĂ©rĂ© la famille royale britannique : le procĂšs de six journalistes, patrons de presse et photographes pour atteinte Ă  l’intimitĂ© de la vie privĂ©e, prĂ©vu mardi, a Ă©tĂ© reportĂ© au 2 mai.

Pays-Bas. Les élections législatives de mars prochain pourraient porter au pouvoir le parti nationaliste de Geert Wilders.

SuĂšde. L’accord conclu en octobre par la SuĂšde avec l’Afghanistan sur le retour des rĂ©fugiĂ©s afghans dĂ©boutĂ©s (700 renvoyĂ©s jusqu’à prĂ©sent) suscite une vague de protestations. Un rĂ©seau national de rĂ©sistance formĂ© d’éducateurs a vu le jour.

Les autoritĂ©s suĂ©doises ont dĂ©cidĂ© de freiner l’afflux in- cessant de tous les demandeurs d’asile. En 2016, seuls 28 939 ont atteint « la terre promise » suĂ©doise, contre 162 877 en 2015.

Dommage collatĂ©ral : « Nous en remarquons beaucoup la nuit dans les rues et des gens nous informent en avoir vu certains faire le trottoir et partir avec des hommes ĂągĂ©s. C’est tragique », indique une responsable d’ONG.

Italie. Grosse consternation du chef de cabinet du ministre de l’Éducation nationale, Alessandro Fusacchia, quand il a dĂ©couvert que dans le top 10 des livres les plus populaires se tenait une autobiographie d’Adolf Hitler.

Le terroriste tunisien prĂ©sumĂ© Anis Amri s’est servi Ă  Milan de la mĂȘme arme que celle qui a tuĂ© Ă  Berlin le chauffeur polonais du camion utilisĂ© pour commettre l’attentat du 19 dĂ©cembre, a rĂ©vĂ©lĂ© la police italienne.

Russie. Humilier Obama sans compromettre l’ami Trump. C’est l’opĂ©ration de communication rĂ©alisĂ©e vendredi par Vladimir Poutine. Magnanime et sarcastique, le prĂ©sident russe a Ă©cartĂ© la rĂ©ponse symĂ©trique Ă  l’expulsion par les États-Unis de 35 diplomates russes.

Vladimir Poutine a refusĂ© de « descendre au niveau des cuisines », rabaissant ainsi son homologue amĂ©ricain au rang de mĂ©nagĂšre. Ses bras restent ouverts pour Ă©treindre Donald Trump, que le Kremlin a trĂšs ostensiblement prĂ©fĂ©rĂ© Ă  Hillary Clinton. Vendredi 30 dĂ©cembre 2016, Trump a saluĂ© « l’intelligence » du prĂ©sident russe : « Bien jouĂ© sur le report » a-t-il twittĂ©.

Roumanie. Le prĂ©sident roumain, Klaus Iohannis, a dĂ©signĂ© le social-dĂ©mocrate Sorin Grindeanu comme nouveau Premier ministre. Il avait refusĂ© d’entĂ©riner la candidature de Sevil Shhaideh, issue de la petite minoritĂ© turque de Roumanie.

Vous avez aimé cet article ?

EuroLibertĂ©s n’est pas qu’un simple blog qui pourra se contenter ad vitam aeternam de bonnes volontĂ©s aussi dĂ©vouĂ©es soient elles
 Sa promotion, son dĂ©veloppement, sa gestion, les contacts avec les auteurs nĂ©cessitent une Ă©quipe de collaborateurs compĂ©tents et disponibles et donc des ressources financiĂšres, mĂȘme si EuroLibertĂ©s n’a pas de vocation commerciale
 C’est pourquoi, je lance un appel Ă  nos lecteurs : NOUS AVONS BESOIN DE VOUS DÈS MAINTENANT car je doute que George Soros, David Rockefeller, la Carnegie Corporation, la Fondation Ford et autres Goldman-Sachs ne soient prĂȘts Ă  nous aider ; il faut dire qu’ils sont trĂšs sollicitĂ©s par les medias institutionnels
 et, comment dire, j’ai comme l’impression qu’EuroLibertĂ©s et eux, c’est assez incompatible !
 En revanche, avec vous, chers lecteurs, je prends le pari contraire ! Trois solutions pour nous soutenir : cliquez ici.

Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.