Union europĂ©enne. Le prĂ©sident de la Commission europĂ©enne, Jean-Claude Juncker, a annoncĂ© qu’il ne briguerait pas un deuxiĂšme mandat en 2019.

Manfred Weber (PPE) suspecte les partis d’extrĂȘme droite d’avoir financĂ© leur congrĂšs de Coblence avec des fonds du Parlement europĂ©en.

L’accord commercial entre l’UE et le Canada, le fameux CETA, revient devant le Parlement de Bruxelles et, malgrĂ© une opposition toujours, vive, a Ă©tĂ© approuvĂ©.

Italie. L’adjoint Ă  l’urbanisme, Paolo Berdini, 68 ans, Ă©tait un technicien rĂ©putĂ©, au CV irrĂ©prochable ; il ne quitte pas ses fonctions au Capitole [la mairie de Rome] pour des malversations, mais simplement pour avoir trop parlĂ©. Il a dĂ©noncĂ© au journal La Stampa l’imprĂ©paration de la maire Virginia Raggi ainsi que de son entourage qualifiĂ© de « bande » et de « cour des miracles ». De mĂȘme qu’il a rĂ©vĂ©lĂ© que le chef de cabinet du maire, Salvatore Romeo, Ă©tait son amant. Normal, il s’appelle Romeo !

Angleterre. Vu de Londres, l’élection prĂ©sidentielle française se rĂ©sume principalement Ă  une question : Marine Le Pen peut-elle remporter la course Ă  l’ÉlysĂ©e ? Elle est la seule candidate Ă  bĂ©nĂ©ficier d’une large couverture mĂ©diatique outre-Manche.

Le Parlement britannique doit dĂ©battre, le 20 fĂ©vrier, de la pĂ©tition qui rĂ©clame que la visite d’État de Donald Trump Ă  Londres soit ramenĂ©e au rang de simple visite officielle.

Allemagne. « Si Le Pen l’emporte, la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale perd son partenaire crucial en Europe », prĂ©vient la SĂŒddeutsche Zeitung. Mais avec la droite populiste en haut des sondages du premier tour, la maison Merkel a laissĂ© « fuiter » son sentiment : dommage pour Fillon ! Macron, pourquoi pas ? Mais surtout pas Marine.

Frank-Walter Steinmeier, 61 ans, a Ă©tĂ© Ă©lu, dĂšs le 1er tour de scrutin, par 931 voix sur 1 260 grands Ă©lecteurs (les dĂ©putĂ©s du Bundestag et des dĂ©lĂ©guĂ©s des LĂ€nder), douziĂšme prĂ©sident de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale. L’ex-ministre social-dĂ©mocrate des affaires Ă©trangĂšres succĂ©dera officiellement le 18 mars Ă  Joachim Gauck (77 ans).

La Deutsche Bundesbank a rapatriĂ© l’annĂ©e derniĂšre 216 tonnes d’or Ă  Francfort, dont 111 tonnes en provenance de New York et 105 tonnes depuis Paris. Et ce dans le cadre du rapatriement des rĂ©serves d’or allemandes stockĂ©es Ă  l’Étranger.

La chanceliĂšre allemande a dĂ©clarĂ© qu’elle entendait profiter de sa rencontre avec le Premier ministre tunisien, Youssef Chahed, pour obtenir de son homologue que les Tunisiens dĂ©boutĂ©s du droit d’asile en Allemagne – ils seraient environ 1 500 – puissent ĂȘtre expulsĂ©s « plus rapidement. »

La rĂ©union du G20 Ă  Bonn a permis au Russe SergueĂŻ Lavrov et Ă  l’AmĂ©ricain Rex Tillerson, tous deux ministre des Affaires Ă©trangĂšres, de se rencontrer. On sait que Moscou a hĂąte d’activer un dĂ©gel des relations comme l’a laissĂ© entendre Donald Trump.

Mais Rex Tillerson s’est montrĂ© prudent : « Les États-Unis envisageront de coopĂ©rer avec la Russie quand nous trouverons des domaines de coopĂ©ration pratique qui serviront les intĂ©rĂȘts du peuple amĂ©ricain. »

Pays-Bas. Paradoxe ? La ville d’Almere, la plus rĂ©cente des Pays-Bas, est aussi la plus mĂ©tissĂ©e du pays avec pas moins de trente-huit origines reprĂ©sentĂ©es (Suriname, Maroc, Turquie, IndonĂ©sie,
), oĂč Ă©glises catholiques et protestantes, mosquĂ©es et temples bouddhistes cohabitent sans difficultĂ©. Eh bien ! cette ville vote majoritairement pour le PVV du populiste Geert Wilders.

Espagne. Le chef du parti espagnol de gauche radicale Podemos, Pablo Iglesias, 38 ans, a Ă©tĂ© largement reconduit dimanche 12 fĂ©vrier dans ses fonctions lors d’un vote des militants avec 89 % des suffrages. Podemos est la troisiĂšme force politique du pays.

Ukraine. Les accords de Minsk Ă©taient censĂ©s mettre fin au conflit entre l’Ukraine et les sĂ©paratistes du Donbass. Il n’en est rien et le bilan depuis le dĂ©but des combats en 2014 est en train de passer la barre des 10 000 morts.

Rien que sur l’annĂ©e 2016, en moyenne 44 violations du cessez-le-feu par jour se sont dĂ©roulĂ©es, 217 soldats ukrainiens ont Ă©tĂ© tuĂ©s au combat. Cette situation met la sociĂ©tĂ© ukrainienne sous tension. Les Ukrainiens jouent Ă  un jeu dangereux en avançant des unitĂ©s au nord de Debaltseve.

Depuis le 1er janvier 2015, ils sont au nombre de onze. Onze responsables et chefs militaires des rĂ©publiques autoproclamĂ©es populaires de Donetsk (RPD) et de Louhansk (RPL), Ă©liminĂ©s, les uns aprĂšs les autres, lors d’une sĂ©rie d’attentats commis dans la rĂ©gion du Donbass.

Vengeance des Ukrainiens ? Élimination par Moscou de tĂ©moins d’une « sale guerre » ? Ou rĂšglements de comptes entre groupes rivaux pour s’arroger les bĂ©nĂ©fices de l’économie noire du conflit ? Les questions ne manquent pas.

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Philippe Randa,
Directeur d’EuroLibertĂ©s.