Russie. Le prĂ©sident russe, Vladimir Poutine, inaugurera finalement le 19 octobre la cathĂ©drale orthodoxe de la Sainte-TrinitĂ© et son centre culturel sur les berges de la Seine Ă  Paris. Les derniers bulbes de l’édifice religieux, dont l’État russe est propriĂ©taire, viennent d’ĂȘtre posĂ©s.

Des athlĂštes champions olympiques sont allĂ©s apporter soutien et rĂ©confort aux soldats russes installĂ©s en Syrie sur la base militaire de Hmeimim. Elena IsinbaĂŻeva, triple championne du monde du saut Ă  la perche, a dĂ©claré : « Ici, tout respire le patriotisme, la fiertĂ©, la bravoure, l’exploit, si bien que cela te donne l’envie de faire quelque chose  »

Les champions, accueillis en hĂ©ros Ă  Moscou Ă  leur retour de Rio, et gratifiĂ©s par le prĂ©sident Vladimir Poutine d’une voiture BMW, ont aussi plantĂ© des thuyas sur la base, un conifĂšre rĂ©putĂ© pour sa rĂ©sistance.

Danemark. « Je veux que l’Europe soit enterrĂ©e [
] et si Marine Le Pen ou Vladimir Poutine peuvent nous y aider, ça me va trĂšs bien », ainsi s’est exprimĂ©e Marie Krarup, dĂ©putĂ©e et responsable du parti du peuple danois (DF, droite nationale), dans une interview au Mandag Morgen, dans laquelle elle affirme Ă©galement que « l’Union europĂ©enne est sans aucun doute une plus grande menace pour le Danemark que la Russie. »

Allemagne. À treize mois des Ă©lections fĂ©dĂ©rales, Angela Merkel n’a pas annoncĂ© si elle souhaitait se reprĂ©senter. Il faut dire que son « aura » a chutĂ© ces derniers temps, surtout depuis l’affaire des rĂ©fugiĂ©s. Wolfgang Bosbach, dĂ©putĂ© depuis 1994 et figure du Bundestag, est devenu le symbole des anti-Merkel au sein de la CDU. Et il sera prĂ©sent aux Ă©lections.

Il semble bien que les jeux soient plus ouverts comme l’indiquent les sondages oĂč 50 % des Ă©lecteurs sont opposĂ©s Ă  un 4e mandat d’Angela Merkel. Prendra-t-elle le risque de mettre fin Ă  sa carriĂšre politique ?

Le casse-tĂȘte qui pourrait coĂ»ter cher Ă  Angela Merkel : l’intĂ©gration sur le marchĂ© du travail de 1,3 million de demandeurs d’asile arrivĂ©s depuis 2014. Officiellement, 346 000 sont en recherche d’emploi.

Au dĂ©part, les grands patrons se sont montrĂ©s enthousiastes en raison de la pĂ©nurie de main-d’Ɠuvre. Depuis, le rĂ©alisme a pris le dessus. « Cela dure longtemps et coĂ»te beaucoup d’argent » d’intĂ©grer les demandeurs d’asile sur le marchĂ© du travail, a reconnu le patron de l’Agence pour l’emploi, Frank-JĂŒrgen Weise. Outre les barriĂšres administratives, le niveau des migrants va vite faire dĂ©chanter les autoritĂ©s allemandes.

Autriche. Il a beau ĂȘtre parlementaire socialiste, le ministre de la DĂ©fense d’Autriche Hans Peter Doskozil n’accepte pas le discours lĂ©nifiant sur l’accueil des rĂ©fugiĂ©s d’Angela Merkel. Sa politique d’accueil est « irresponsable », a-t-il dĂ©clarĂ©, en l’accusant des problĂšmes actuels de l’Autriche avec ses propres migrants, arrivĂ©s Ă  la faveur de la chaleureuse invitation de la chanceliĂšre allemande l’an dernier.

Finlande. PrĂ©occupĂ©e par le regain d’activitĂ© russe dans la rĂ©gion et les agissements de Moscou, la Finlande, tout en dĂ©fendant son statut de pays non-alignĂ©, nĂ©gocie actuellement avec les États-Unis un accord de dĂ©fense qu’elle espĂšre conclure Ă  l’automne avant les Ă©lections amĂ©ricaines. Sans pour autant, affirme le ministre des Affaires Ă©trangĂšres, devenir membre de l’Otan.

Angleterre. InquiĂ©tude des Anglais suite aux propos d’Alain JuppĂ© et de Nicolas Sarkozy sur la remise en cause des accords du Touquet concernant la gestion de la frontiĂšre britannique sur le territoire français. Xavier Bertrand, de son cĂŽtĂ©, plaide pour que les Britanniques se chargent de renvoyer les demandeurs d’asile refusĂ©s chez eux. Affaire Ă  suivre.

Espagne. Sans surprise, c’est le « non » qui l’a emportĂ© au Parlement espagnol, empĂȘchant l’investiture de Mariano Rajoy. Le leader du Parti populaire (PP), qui est toujours prĂ©sident du gouvernement par intĂ©rim, n’a obtenu que 170 voix, Ă  6 voix des 176 nĂ©cessaires pour remporter la majoritĂ© absolue et former un nouveau gouvernement.

Si, dans un dĂ©lai de deux mois, aucune solution n’est trouvĂ©e, alors, selon la Constitution, le Parlement sera dissous et les Espagnols convoquĂ©s pour une troisiĂšme Ă©lection.

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