Union européenne. La Commission européenne a proposé de mettre progressivement fin à la règle de l’unanimité qui prévaut sur toutes les questions fiscales dans l’UE depuis sa création en 1957.

« Ma conviction est que l’unanimité ne protège plus la souveraineté nationale, comme l’affirment certains États membres. Il est temps de constater que face aux menaces actuelles, elle n’est plus un rempart mais un obstacle », plaide Pierre Moscovici, le commissaire à la Fiscalité. Courageux, mais pas téméraire pour un Pierre Moscovici en fin de mandat.

L’incapacité de l’UE à finaliser une « taxe Gafa » en dépit du soutien d’une large majorité d’États illustre la paralysie que peut engendrer un système conçu il y a soixante ans pour
 six États. Trouver l’unanimité à 28 est bien plus complexe.

Allemagne. Angela Merkel a fait un geste en assumant complètement la responsabilité des crimes nazis en Grèce durant la IIe Guerre mondiale. Histoire d’apaiser le climat entre les deux pays, les Grecs associant les Allemands aux sévères politiques de rigueur imposées, dès 2010, pour éviter un défaut de paiement et l’implosion de la zone euro.

Le parti national AfD s’est prononcé pour une sortie de l’Europe, mais seulement « en dernier recours » et si un certain nombre de « réformes profondes » appelées de leurs vƓux n’étaient pas mises en Ɠuvre.

« Même si cela nous démange de vouloir abolir cette machine corrompue, hypertrophiée, non démocratique, échappant à tout contrôle et potentiellement totalitaire [qu’est l’UE], nous devons garder à l’esprit que cela peut avoir des conséquences imprévisibles », a plaidé M. Gauland lors du congrès à Riesa.

Une vision à plus long terme montre que la croissance économique allemande en 2018 est supérieure à la moyenne de +1,2 % enregistrée au cours des dix dernières années, constate Destatis, l’Office fédéral de la statistique. Pour la cinquième année consécutive, le pays enregistre un excédent budgétaire de 59,2 milliards d’euros.

L’agence allemande du renseignement intérieur va enquêter sur le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) pour établir si cette formation politique a des motivations d’extrême droite, rapporte le Tagespiegel.

Angleterre. Sale temps pour Theresa May. Les députés britanniques ont massivement rejeté l’accord de Brexit négocié par la Première ministre conservatrice avec Bruxelles, dans un vote crucial pour l’avenir du Royaume-Uni, à deux mois et demi de la date prévue de sa sortie de l’Union européenne.

Au chaos politique s’ajoute désormais la perspective d’une sortie de l’UE sans accord. Précipitant Londres dans l’inconnu et la crise. Autre question, que va faire l’UE ?

Selon un sondage YouGov paru le 1er janvier, si un nouveau référendum sur le Brexit avait lieu, les Britanniques voteraient à 56 % pour un maintien de leur pays dans l’UE (vs 44 % pour le « Leave »). C’est le plus gros écart en faveur du « Remain » jamais enregistré depuis 2016

Espagne. L’ONG de sauvetage de migrants Proactiva Open Arms a affirmé que l’État espagnol refusait à son bateau, Open Arms, le droit de reprendre la mer. Selon un communiqué du ministère de l’Équipement, le bateau « viole plusieurs dispositions des normes internationales sur le sauvetage en mer ».

Italie. La police italienne a annoncé avoir interpellé 15 personnes à Palerme ainsi que dans les villes de Trapani, Caltanissetta et Brescia. Elles sont suspectées d’appartenir à une organisation de passeurs qui aurait aidé des djihadistes à entrer clandestinement en Europe.

Cesare Battisti, criminel d’extrême gauche, a été transféré à Cagliari, pour rejoindre le quartier de haute sécurité de la prison d’Oristano. Il devrait finir sa vie dans cet ancien centre de détention militaire de l’ouest de la Sardaigne.

Et Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur, d’ajouter : « Il y a trop de terroristes qui vivent en France, ce pays qui donne des leçons de morale, d’accueil, de solidarité et de générosité. »

Il y aurait encore, selon Il Corriere della Sera, une quarantaine d’anciens militants d’extrême gauche italiens condamnés pour des crimes et attentats durant les années de plomb, en fuite à l’Étranger. Et le journal affirme que presque tous sont en France.

Russie. La Russie a sèchement averti le Japon, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, à l’issue d’une rencontre avec son homologue japonais, Taro Kono, de ne pas s’attendre à des progrès dans le différend territorial qui empoisonne leurs relations depuis la fin de la IIe Guerre mondiale tant qu’il n’aura pas reconnu la souveraineté russe sur les îles Kouriles, annexées par Staline en août 1945.

Les États-Unis seront « complètement » responsables d’une rupture du traité INF sur les armes nucléaires de portée intermédiaire (500 à 5 500 km), a affirmé mardi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov après des négociations à Genève qui n’ont permis « aucune avancée ».

Décès d’Anatoli Loukianov, 88 ans, dernier président du Soviet suprême de l’Union soviétique, organe législatif de l’ex-URSS et adversaire résolu de Mikhaïl Gorbatchev.

Serbie. Le président russe Vladimir Poutine a reçu un accueil de « superstar » à Belgrade, lors d’une visite officielle en Serbie, principal allié de la Russie dans les Balkans. Les autorités n’ont pas lésiné sur le cérémonial, devant une foule de dizaines de milliers de Serbes.

Au-delà du lien historique, avec leur « grand frère slave orthodoxe », les Serbes apprécient le soutien apporté par Moscou sur la question du Kosovo. Mais la grande majorité des investissements étrangers et du commerce provient de l’UE.

Slovaquie. Les Slovaques se rendront aux urnes pour élire leur nouveau chef de l’État le 16 mars prochain. Une douzaine de candidats ont d’ores et déjà annoncé leur désir de briguer la magistrature suprême de ce pays de 5,4 millions d’habitants. Le président sortant, Andrej Kiska, ni le Premier ministre Robert Fico n’étant candidat.

Suède. Le parti libéral suédois, une formation de centre droit, a décidé de soutenir le Premier ministre sortant, le social-démocrate Stefan Löfven, deux mois après des législatives qui n’ont pas permis de dégager de majorité claire.

Quatre partis politiques ont décidé au total de soutenir le gouvernement pour faire barrage au parti d’extrême droite, les Démocrates de Suède, qui est arrivé au troisième rang lors des élections législatives de septembre dernier.

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